Sélection du n°3470 du 5 mai 2021

De Jean RONZIER-JOLY :

À PROPOS DU MEILLEUR CONNAISSEUR VIVANT DU RÉVISIONNISME

Dans le courrier des lecteurs du Rivarol n°3469, Monsieur Vecker qualifie Monsieur Jérôme Bourbon de « meilleur connaisseur vivant du révisionnisme ». C’est, il me semble, aller un peu vite en besogne.

Le directeur de Rivarol ne manque certes pas de courage et de talent, mais je ne pense pas lui faire offense en affirmant que MM. Carlo Mattogno, Germar Rudolf ou Jürgen Graf (pour ne citer que les plus prolifiques) connaissent sans doute mieux que lui le révisionnisme. Toutefois, même à ne se cantonner qu’à la sphère francophone, M. Vecker n’oublie-t-il pas un Français, bien vivant, qui depuis trente ans, alimente de ses propres découvertes les thèses révisionnistes, organise et synthétise l’argumentaire révisionniste pour le public francophone, publie à temps et à contre-temps les thèses révisionnistes, au risque d’être jeté en prison, comme ce fut déjà le cas en 2010 ? Il s’agit — tous les lecteurs de Rivarol l’auront deviné — de M. Vincent Reynouard.

Sans doute M. Vecker, enthousiasmé — à raison — par la lecture du dernier éditorial de M. Bourbon, aura eu une malencontreuse absence en rédigeant son courrier, car ce serait faire insulte au plus condamné et au plus tenace des “négationnistes” français que d’ignorer son apport considérable aux thèses révisionnistes et ses nombreux sacrifices consentis à la cause.

Ni l’emprisonnement, ni l’exil, ni la ruine financière ou l’ostracisme n’ont eu raison de M. Reynouard qui poursuit inébranlablement ses recherches, fouillant les archives, expérimentant ses hypothèses, partageant ses découvertes avec ses confrères, publiant chaque année de nouveaux livres et de nouvelles vidéos chaque mois. Sa dernière récidive ? Le lancement de shoarnaque.org, le premier site francophone qui offre un accès encyclopédique à l’ensemble de l’argumentaire révisionniste.

Je ne me hasarderai pas à nommer le « meilleur connaisseur vivant du révisionnisme » au monde (quoique je ne pense pas prendre beaucoup de risque en affirmant que MM. Carlo Mattogno et Germar Rudolf font la course en tête), mais il est indéniable que le meilleur connaisseur vivant du révisionnisme dans la sphère francophone s’appelle Vincent Reynouard.

De Jean-Paul Le Perlier, Président de l’ADIMAD, rassemblant les anciens Résistants à l’abandon de nos départements d’Algérie, et ancien journaliste à Minute :

LES MÉFAITS DE LA PORNOGRAPHIE

Alors que j’étais l’un des contributeurs de ce titre, je me souviens qu’il y a plusieurs décennies, Minute avait édité un numéro spécial consacré aux méfaits de la pornographie, sujet également abordé en page 9 du numéro 3467 de RIVAROL daté du 14 avril 2021. Lesquels méfaits n’avaient pourtant, à l’époque, aucune commune mesure avec les ravages qu’elle produit aujourd’hui, alors qu’elle s’immisce et s’impose sur les smartphones des adolescents. Je ne sais que trop combien les journalistes de nos milieux répugnent à se pencher sur ce type de sujets. Mais, si son aspect destructeur pour l’image de la femme, donc de la famille, suffisait naguère amplement à justifier une mise en garde, il serait irresponsable de ne pas dénoncer, aujourd’hui, le second degré socio-culturel, voire politique, vers lequel elle a dérivé dans le sens le plus abject, par le vecteur de vidéos qui, cyniquement intitulées “interraciales”, promeuvent en réalité le racisme anti-blanc le plus virulent, par une dégradation systématique de l’image de l’Européenne, de préférence blonde et enceinte, présentée dans des situations de soumission “interraciale” insoutenables. Je pose donc ici la question : quel média de droite… quel élu de droite, aura le courage de soulever ce problème et d’exiger que la même censure qui, sur les réseaux sociaux, supprime, au moindre dérapage, les comptes à velléité identitaire, s’applique au détriment de ces incitations à la misogynie et au racisme les plus odieux ? 

De Charles S. : 

PRÉCISION

Dans l’interview d’Alain Soral (RIV. 3469 du 28 avril 2021, en pages 8 et 9), il y a une erreur. La citation « Le libre renard dans le libre poulailler », qui est une condamnation du libéralisme (et a souvent été reprise par l’Action française), est du Père Lacordaire et non de Marx !

De Jean ERNULT :

SUR LA TRIBUNE DES MILITAIRES À LA RETRAITE : C’EST TROP FACILE DE RETOURNER SA VESTE APRÈS LA BATAILLE !

Je ne comprends pas la “rébellion” de ces généraux en retraite (quel courage !). Ils sont pour la plupart francs-maçons et républicains. Donc ils sont censés adhérer au projet de république universelle, au remplacement de population et à toutes les politiques de délitement de la nation. Les choix politiques qui ont été faits jusqu’alors ont toujours été discutés en loge et dans les cercles mondialistes (Bilderberg, Trilatérale, CFR, Davos…). Ils étaient présents en loge et n’ont montré aucune opposition. Quant aux quelques catholiques parmi eux, je doute qu’il y ait beaucoup de traditionalistes dans leurs rangs.

Par ailleurs, l’église conciliaire adhère elle aussi au projet mondialiste. En témoignent la dernière “encyclique” du Luciférien Bergoglio et ses appels à un gouvernement mondial. 

A moins que ces généraux n’aient fait semblant d’adhérer par ambition professionnelle ; c’est toutefois trop facile de retourner sa veste après la bataille. 

De R. DASSY :

NAPOLÉON VU PAR DOM GUÉRANGER

Pour compléter ce que dit Michel Fromentoux sur Napoléon (RIV. numéro 3469 du 28 avril 2021), le commentaire de Dom Guéranger, en la fête de Saint Pie V, ne manque pas de hauteur : « Celui qui, en relevant les autels de la France, fut l’instrument du salut de tant de millions d’âmes, ne devait pas périr ; mais il avait osé tenir captif au château de Fontainebleau le Pontife Suprême, et ce fut en ce même château de Fontainebleau, et non ailleurs, qu’il lui fallut signer l’acte de son abdication. Il avait retenu cinq années dans les fers le Vicaire de Dieu ; cinq années de captivité, de souffrances et d’humiliations, lui furent infligées. La loi du talion accomplie, le Ciel laissa à Marie le soin d’achever son triomphe. Réconcilié avec l’Église sa Mère, muni des divins Sacrements qui purifient toute âme et la préparent pour l’éternité, Napoléon rendit la sienne à Dieu le cinq mai, dans le mois consacré à Marie ». Qui lit encore l’Année Liturgique de Dom Guéranger, pourtant d’une brûlante actualité ?