Sélection du n°3467 du 14 avril 2021

De G. LEROUX :

LA PATIENCE DE DIEU A DES LIMITES

Il ne faut pas perdre le sens des réalités ! Oui c’est certain, Jésus est mort et ressuscité. Notre-Seigneur a rouvert les portes du Paradis fermées depuis la désobéissance d’Adam et d’Eve. Il n’en demeure pas moins qu’aujourd’hui l’Église, tombée aux mains des prévaricateurs Jean 23 et de ses successeurs, est au tombeau, la succession apostolique est rompue. Saint Paul le dit dans sa IIe Épître aux Thessaloniciens : c’est Jésus qui viendra les chasser du souffle de sa bouche et remettre toutes choses en ordre. En 2021 nous récoltons les fruits de soixante ans d’abomination de la désolation dans l’Église Romaine organisée par un faux Concile. Actuellement, tout ce que Vatican 2 n’a pu détruire est laminé à la faveur d’une prétendue pandémie qui affole les peuples. Nous subissons la trahison des clercs. Soit ils ont menti comme ce prélat traditionaliste qui prétendait que l’Église Catholique reposait sur la Messe alors qu’elle a été bâtie sur Pierre et ses successeurs. Soit ce sont des infâmes, tels les frères Philippe, Maciel ou Jean Vanier — pour ne citer qu’eux, dont les journaux nous révèlent les turpitudes et qui sont les fondateurs d’œuvres qui doivent rejoindre les poubelles de l’Histoire.

La “hiérarchie” actuelle est trop heureuse de faire du passé table rase. C’est sans état d’âme qu’elle voit supprimer toutes les fêtes carillonnées et laisse dans la plus grande indifférence incinérer ses morts. Les quelques fidèles — moins de 4 % — qui suivent comme des moutons acceptent d’être masqués, de ne plus tremper leurs mains dans l’eau bénite remplacée par le gel hydroalcoolique et de s’asseoir sur des chaises soumises aux mesures de distanciation sociale. La patience de Dieu a des limites et, comme pour Jérusalem châtiée pour avoir mis à mort le Fils de Dieu, attendons-nous à payer chèrement les ignominies qui se commettent chaque jour. 

« Jerusalem, Jerusalem, convertere ad Dominum Deum tuum. » Jérémie.

« O Monde, ô Monde, tourne-toi vers Dieu ». Jonas.

D’Arnaud ROBERT :

SUITE ET FIN : UNE SEULE BOUSSOLE LA FRANCE

Je souhaite rapidement revenir sur la longue réponse de Jérôme Bourbon, très argumentée, dont je le remercie (RIVAROL du 7 avril 2021). S’appuyant sur les interventions de Robert Faurisson, il écrit notamment, je cite : « affirmer que le national-socialisme dans son ensemble…/… était sioniste ou pro-sioniste nous paraît une vision frappée de simplisme ». Il ajoute : « Hitler était fermement opposé à un État juif en Palestine ». Et pourtant, si Hitler critiqua initialement le projet Heskem Haavara du 7 août 1933 (transfert de capitaux, transfert de biens — bois de construction, automobiles, machines agricoles — et émigration de Juifs allemands vers la Palestine), il s’y rallia et le soutint jusqu’en septembre 1939. C’est un fait historique incontestable et avéré. De 20 000 à 60 000 Juifs allemands émigrèrent ainsi en Palestine. Comme en écho, en octobre 2015, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou déclara à la tribune du 37e congrès de l’Organisation sioniste mondiale qu’Hitler « ne voulait pas exterminer les Juifs à l’époque, seulement les expulser », en référence aux accords de Haavara, ignorés du grand public (mais pas des sionistes).

Il serait par ailleurs de salubrité publique, pour comprendre l’état actuel de l’Occident et de l’Europe en particulier, d’étudier les origines des courants de pensée ayant initié la Révolution française (cf. par exemple les travaux d’Alain Pascal) et d’orienter aussi le projecteur du journal vers l’oligarchie anglo-américaine protestante, excellemment disséquée par Carroll Quigley. Les talmudistes n’étant qu’une partie importante de l’équation.

Nota bene : on pourra se reporter, concernant le projet Haavara, à l’excellent ouvrage de Jean-Claude Valla (Le pacte germano-sioniste, L’Æncre éditeur, 2008) et à l’album très documenté de Georges Bernage (Les débuts du nazisme avec Emil Maurice, éditions Heimdal, 2020).

[Il est vrai qu’après s’y être longtemps opposé, Hitler se rallia temporairement au projet que vous citez fort justement, mais ce soutien fut de courte durée. Car le chef du IIIe Reich avait compris qu’un Etat juif en Palestine poserait des difficultés considérables et aggraverait le problème. D’où la citation du défunt chancelier que j’avais rapportée et que répétait souvent dans ses allocutions le professeur Faurisson. Il est indéniable que le problème s’est considérablement aggravé depuis 1945. J. B.]

De Charles GALTIER :

NON AU REFUS PAR PRINCIPE DE LA VOIE ÉLECTORALE !

Je trouve que la longue réponse du directeur de RIVAROL à Arnaud ROBERT (RIV. du 7 avril 2021) est excellente et fait un tour d’horizon général et bienvenu à un moment où nous voyons et entendons tant d’erreurs et de mensonges, tout y est parfait. 

En revanche « il est donc illusoire de croire que le bulletin de vote puisse changer quoi que ce soi » me semble inapproprié car alors, en dehors d’une Révolution ou d’un Coup d’Etat dont les réalisations victorieuses semblent pour l’heure hors d’atteinte, ce serait nous enlever toute espérance ! Non pas vouloir se bercer d’illusions mais vouloir continuer à croire à un possible miracle par lequel une élection pourrait détruire ce système diabolique, à défaut d’autre chose… C’est, me semble t-il , une saine espérance ! Les voies de Dieu sont impénétrables : et sans miracle il n’y aurait jamais eu Jeanne d’Arc !

De Sébastien GONCALVES :

IL EST LOUABLE DE LAISSER LA PLACE À LA CONTRADICTION

Je tenais à dire que j’ai trouvé la réponse que Jérôme Bourbon a apportée à monsieur Arnaud Robert éminemment courtoise et fort bien argumentée (RIV. du 7 avril 2021). Cela étant dit, je ne peux toutefois que comprendre ce genre de réaction quelque peu dépitée de la part de certains lecteurs de RIVAROL. En effet jusqu’à peu, je trouvais Jérôme Bourbon, disons, légèrement obsessionnel sur la question juive et je croyais, de bonne foi, que celle-ci ne méritait pas de faire couler autant d’encre. Toutefois, au regard des derniers événements en date (procès à répétition intentés à l’encontre de Soral, de Dieudonné, de Reynouard et du directeur de RIVAROL, sans parler de l’embastillement de l’écrivain Hervé Ryssen), je suis bien forcé d’admettre que le rédacteur en chef de RIVAROL avait raison d’avoir tant insisté sur la nécessité de faire feu de tout bois contre l’Entité sioniste et ses agents de propagande que sont le CRIF, la LICRA ou encore l’UEJF. 

Il me semble que nous revivons là « les heures les plus sombres de notre histoire », ces temps où le fait d’avoir quelque sympathie à l’égard de la monarchie pouvait vous conduire à l’échafaud. Il importe en effet aujourd’hui que tout un chacun comprenne que dans l’avenir proche, ce ne seront plus seulement les personnes suspectées d’être de vilains antisémites mais toute personne, qui de par ses propos ou ses écrits, aura manifesté une certaine réserve ou fait preuve d’esprit critique à l’égard d’une certaine communauté, qui sera appelée à comparaître à la barre des prévenus et contrainte à devoir verser des amendes exorbitantes et/ou à purger une peine d’emprisonnement. Hervé Ryssen ne sera donc, si nous ne réagissons pas davantage, que le premier d’une longue liste. Et ne nous berçons pas d’illusions car si, ces minorités actives ne demandent pas encore le rétablissement de la peine de mort, c’est tout simplement que l’opinion n’est y pas encore tout à fait favorable et qu’elle verrait cela comme un châtiment, disons, un peu trop sévère. « Ils prennent l’étiolement de leur âme pour de l’humanisme et de la générosité » écrivait déjà Stendhal il y a près de deux siècles en parlant de la bourgeoisie parisienne. Comme quoi, les mentalités mettent du temps à évoluer.

Permettez-moi enfin d’exprimer toute ma gratitude à la direction de notre hebdomadaire pour donner chaque semaine aux lecteurs de RIVAROL l’occasion d’exprimer leur point de vue dans les colonnes du journal, et ce quand bien même il s’agirait de critiques acerbes ou de remarques cinglantes à l’égard de la ligne éditoriale. Je suis et reste intimement convaincu que c’est en laissant place à la contradiction que le débat a le plus de chance de progresser et d’aboutir in fine, à l’émergence de solutions propres à assurer la sauvegarde et la défense de la civilisation hellénestico-chrétienne.