Sélection du n°3455 du 20 janvier 2021

D’Etienne MAÎTRE :

SEPTANTE ANS DE FIDÉLITÉ À RIVAROL

Un petit mot à RIVAROL auquel je suis abonné depuis 1950-1955 avec une petite interruption due à un attentat terroriste. Je commence ma 102e année déjà entamée d’un quart. Je joins un chèque de 200 euros pour l’aide que vous demandez en exprimant mes vœux les plus chauds de longue vie. Je suis le cousin germain de feu votre collaborateur Georges Maître (1941-2020), connu sous les pseudonymes de Petrus Agricola, de Jim Reeves et de René Blanc.

De Claudine DUPONT-TINGAUD :

RETOUR DES PANTOUFLES AVANT LES BABOUCHES ! 

Une célèbre marque de “charentaises”, la plus confortable des pantoufles, connaît en ces temps de repli de soi… chez soi, un boum économique valant le succès acquis sous nos latitudes des babouches du monde arabo-musulman… elles aussi bien installées dans nos mœurs !

Qui osera “braver” l’état d’urgence permanent auquel s’ajoute le couvre-feu, alors que notre « feuille de route » est notre propre “permission”, en allant plus loin que notre confort, que la peur de l’amende auxquels se superposent les conséquences du refus de cette muselière qui masque le reflet de l’âme que notre civilisation avait toujours interdite car déloyale… le chevalier levant son casque lors d’un combat face à face ? Mais que sait de cela le petit Macron, pas même soldat de plomb ?

Pour aggraver notre obligation de pantouflard, ne nous propose-t-on pas de « voyager sans nous déplacer » et pas seulement dans les EHPAD, grâce à un casque de réalité virtuelle alors qu’un fabricant de roulottes-caravanes a l’indécence d’inciter les confinés volontaires à être « CHEZ VOUS PARTOUT ! » bien loin du principe de précaution contre les migrations sous toutes formes, virales ou humaines. Celles-ci ont été admises par nos Universités qui proposent un diplôme (DU) « Droit d’Asile » et même un Master « Migrations internationales » pour gérer les contentieux traités aujourd’hui par 40 % des tribunaux administratifs ! La première Université à les avoir proposés est celle de Poitiers, (fondée en 1431, l’une des plus anciennes de France)… Charles Martel, reviens ! 

Autre soumission ! La radio publique France Inter vient de censurer un appel à venir en aide aux Chrétiens d’Orient devenus des dhimmis dans leurs pays d’origine où le christianisme est né ! Ne veut-on pas aussi faire disparaître les dimanches, ceux-ci devenant des jours de marchandisation comme les autres, ainsi que le chant du coq, le carillon des cloches, la consommation du porc dans les cantines scolaires au nom d’une uniformisation dont profiteront les nouveaux entrants pour s’imposer… Le Président Erdogan, qui se voudrait calife, n’a-t-il pas rappelé à ses migrants (sur les 300 imans en France, 150 sont turcs) que « l’intégration est un crime contre l’humanité » ! 

Il sait qu’en renonçant à notre identité, nous renonçons à la lutte civilisationnelle fondée sur une religion… même laïque ! Le Président musulman s’opposera-t-il à l’attribution de la nationalité française offerte par Mme Schiappa à 700 « travailleurs étrangers » pour s’être bien comportés sur « le front de la pandémie » en défendant cette vie à laquelle tant de nous se cramponnent, même limitée dans une liberté, si essentielle cependant à notre expression culturelle et artistique ! Nous serions tous des « bâillonnés si récemment de courageux catholiques, missionnaires de notre communauté spirituelle, afin « de nous rendre la messe », n’avaient pas brandi, haut et fort, les bannières devant nos églises, dénonçant par là leur fermeture injustifiée. Que penser aussi du reproche de François-Bergoglio aux sélectionneurs de football italien, de se signer avant les matches, mais également de la mutilation envisagée en Bretagne d’un calvaire supposé gênant pour la circulation des voitures ? La tyrannie est bien là au nom du lâche principe de précaution sous la consigne impérative : « Tester, Alerter, Protéger » résumée par l’acronyme TAP… er ! 

Alors rendons les coups avant que les victimes ne soient nous et les nôtres ! 

De David VEYSSEYRE :

RÉFLEXIONS SUR LE CANCRE MACRON

L’orthographe catastrophique de Macron sur six petites lignes à Colombey-les-deux-églises atteste la décrépitude, la déliquescence de la culture des prétendues élites de ce pays. La culture n’est pas tout et, comme dit Alexis Carrel, le sens esthétique et le sens moral lui sont supérieurs. La culture est en effet ce qu’il y a de plus facile à acquérir à l’inverse de la moralité (science du bien et du mal), du goût (science du beau, tenue, esthétique ; en matière esthétique, je crois que Macron est un des pires ploucs que nous ayons eu parmi les présidents de la Ve République, même dans ce domaine, on s’était dit qu’avec Sarkozy-Mallah et Hollande, on ne pouvait plus continuer à déchoir, eh bien non), du caractère (énergie, volonté, droiture) et on est en droit d’attendre de la tourbe qui nous gouverne un minimum de culture pour connaître les héritages principaux de ce pays, qu’ils soient culturels, ethniques, linguistiques, religieux, artistiques. Il n’est nul besoin d’aller quérir des théories extravagantes et complotistes sur l’hyperclasse mondialiste, la modernité fille de la Cabale ou je ne sais quoi encore pour s’aviser que les bons à rien et les incultes qui nous gouvernent sont à l’image d’une grande partie de la population complètement indifférents au passé comme à l’avenir de notre civilisation et qu’ils ont un grand intérêt à l’avilir.

Ce qui est insupportable est que l’on nous fait passer cette pouillerie pour des “éduqués”, des “distingués”, des “cultivés” qui sortent des « grandes écoles », alors que depuis 1945 et la destruction méthodique du système scolaire, la massification de l’enseignement supérieur, jamais autant de monde n’a fait des études et le niveau général n’a jamais été aussi nul. Pour moi, le foyer nucléaire du Système, ses soutiens indéfectibles résident justement dans ces classes moyennes supérieures actuelles ignorantes, sottes, déracinées issues de sous-prolétaires et de prolétaires autochtones d’après-guerre ambitieux et ayant vu dans les 30 Glorieuses enfin l’occasion providentielle pour sortir de leur condition. Ce qui n’est pas méprisable, mais il aurait fallu que cette élévation s’accompagnât aussi d’un désir d’acquisition d’un capital anthropologique (goût, comportement, attitude, moralité) et culturel (connaissance du passé et ce qui singularise sa communauté d’appartenance) afin que les cadres traditionnels de la société qui a autorisé leur ascension pussent se perpétuer. Ce qui ne fut pas le cas bien entendu dans la mesure où ces millions d’ascensions sociales beaucoup trop rapides depuis 1945 se sont accomplies au détriment de la continuité ethnique, historique, anthropologique et culturelle de nos nations d’Europe de l’Ouest et à la faveur de la ruine de toutes les valeurs traditionnelles, c’était la condition en quelque sorte. C’est pourquoi ces parvenus abominent tout ce qui fleure la tradition, la nation, l’histoire, l’identité et pour cause, car ces notions leur rappellent les conditions de leurs parents et grands-parents. Il est impossible de convaincre aujourd’hui un médecin, un inspecteur des impôts, un professeur agrégé, un cadre administratif, un universitaire, un directeur de banque, des bienfaits d’une hiérarchie vraie et d’une société d’ordre fidèle à sa race, son histoire, sa culture, à tout ce qui l’a constitué à l’origine. Pour eux, la « République » ou la Gueuse (Brasillach parlait de garce vérolée fleurant le patchouli), devrions-nous dire, est ce qui leur a permis de sortir de leur condition et de reconnaître leurs talents cosmoplanétaires. Vous ne leur ferez rien entendre sur l’immigration et toutes ses conséquences par exemple, ils se sentiront toujours plus frères avec un étranger en qui ils verront la situation de leurs parents qu’avec des autochtones “bourgeois”. Le médecin ou l’avocat, fils de sous-prolétaire, autochtone aura toujours plus d’affinités avec un Maghrébin exerçant la même profession que lui qu’avec sa femme de ménage authentiquement de souche, mais plouc. J’ai pléthore d’exemples et j’en parle dans un numéro des Ecrits de Paris à paraître. Le foyer nucléaire du Système est ici, je suis las d’ouïr que le peuple est sain, non pas tant que ça. Les uniques aspirations du peuple sont matérielles comme dit Renan, peut lui en chaut du reste. Le processus a commencé en France en 1789, un peu plus tard ailleurs en Europe de l’Ouest, mais pas dans les mêmes proportions. La France est hélas devenue le cancer de l’Europe à cause de cette histoire où la négation de soi a été érigée en haute politique à partir de cette époque. La victoire de la République dans les années 1880 est la victoire de ces classes moyennes en ascension combattant la France historique représentée par le légitimisme qu’elles abhorraient, l’orléanisme avait trahi depuis longtemps. Tout n’a fait que s’accélérer après 1945. Après cette date, ce sont des millions de prolétaires et de sous-prolétraires qui sont devenus médecins, avocats, cadres, “intellectuels” sans l’éducation, la culture et le souci de perpétuer les cadres traditionnels de la société qui nous a vu naître, cadres traditionnels, il faut le préciser, bien moribonds il y a 80 ans déjà. Gobineau en 1853 dans l’Essai sur l’inégalité des races, Renan en 1871 dans La Réforme intellectuelle et morale, Carrel dans L’Homme cet inconnu en 1935 font peu ou prou le même constat : le peuple n’a pas d’inclinations particulières pour le projet de civilisation initiale des nations dont ils sont membres, il ne se sent pas concerné, il veut simplement améliorer son sort matériel. En France, plus tard ailleurs, les sociétés traditionnelles et historiques n’ont été remplacées que par un ramassis d’individus déracinés et ambitieux que rien ne reliait à la civilisation originelle. Comme dit Renan ce sont « des frelons impatronisés dans une ruche qu’ils n’ont pas construite ». Il dit bien que « toute civilisation est à l’origine une œuvre aristocratique, l’œuvre d’un tout petit nombre (nobles et prêtres) qui l’ont imposée par ce que les démocrates appellent force et imposture, mais la conservation de la civilisation est aussi une œuvre aristocratique ». La situation n’a fait qu’empirer avec les 30 Glorieuses. A maints égards, une famille de mineurs du Nord dans les années 1920 était beaucoup plus digne, instruite et aussi enracinée, j’ai envie de dire cosmique (insérée dans un ordre du monde naturel) qu’une famille de médecins actuels complètement incultes avec 3 gamins quasiment illettrés ayant eu mention TB au bac. Hyperspécialisation, snobisme, fatuité, déracinement, ignorance crasse, incuriosité totale, ce qu’ils tiennent pour haute culture se ramène à faire 3 fois le tour du monde sans rien connaître des langues, des cultures, des civilisations, des histoires des pays qu’ils visitent. Cette famille est l’horreur postmoderne incarnée, un paradigme sociologique que je vous invite à méditer. Tout le génie du fascisme fut d’avoir voulu résoudre cette contradiction en apparence insurmontable en encadrant l’irruption des masses dans la vie politique pour conjurer ce phénomène social funeste et pernicieux. Cette multiplication d’individus demi-instruits et sur des matières techniques, ignorants, réprouvant les valeurs traditionnelles, le passé et les héritages, car ils savent qu’ils constituent un obstacle à leurs rêves d’avorton et d’ascension sociale, est encore plus dangereuse pour la civilisation. Cet encadrement des masses prolétariennes comme bourgeoises (bourgeoisie libérale) à laquelle aspirait le fascisme, ce n’est ni plus ni moins que leur nationalisation afin qu’elles puissent adhérer naturellement au projet aristocratique originel à la base de chaque nation d’Europe occidentale. C’est pourquoi le fascisme abomine le communisme comme le libéralisme.

Le cancre Macron est le pire produit de toute cette évolution. Au lieu de voir seulement dans ce triste individu un banquier au service de Rothschild, il faut voir en lui l’émanation et l’incarnation putride de ces classes moyennes supérieures actuelles complètement dépourvues de capital anthropologique et culturel (je le répète, une famille d’ouvriers dans les années 20 du siècle dernier était supérieure), mais attachées à toutes ces fausses valeurs comme les « valeurs de la République », parce qu’ils voient en elles l’assurance, la garantie, le palladium de leur petite réussite. C’est pourquoi Macron est emblématique de cette génération qui méprise les autres, dès qu’elle se voit un peu au-dessus de la moyenne professionnellement, parce que je le répète, c’est sa seule identité, elle n’en a pas d’autres. C’est lui qui a dit que, quand il croisait des gens à la gare du Nord, il croisait des gens qui avaient réussi, d’autres non. Entendre que lui a réussi, et qu’il est donc supérieur. Il est en de même pour l’ectoplasme Hollande quand il insinue que les gens du peuple sont des sans-dents et pour Darmanin selon lequel les gens du Nord mangent avec leurs doigts.

La grande nouveauté de notre époque est que la nullité des ploucs incultes qui nous gouvernent depuis 12 lustres environ commence vraiment à être manifeste. Elle l’était déjà dans les années 1970, mais elle était moins perceptible, il fallait être un peu plus perspicace. Nous n’avons rien devant nous, encore faut-il être honnête homme et avoir un peu de courage pour affronter cette vermine. Il va falloir commencer par lui mettre un bonnet d’âne sur la tête. C’est la voie et la stratégie que j’essaie de recommander actuellement. Je n’affirme pas qu’elle est une panacée, mais nous pourrions peut-être atteindre ici des résultats plus immédiats en démontrant déjà que nous ne sommes gouvernés que par des bons à rien et des incompétents qui ont tout intérêt à ruiner, brocarder, mépriser nos héritages et notre histoire (ce qui se traduit par exemple par la destruction de l’école, il est quasiment aujourd’hui impossible de s’instruire comme il sied et de devenir un homme accompli), pour conserver leur magistère et affermir leur empire.