Courrier du n°3520 du 25 mai 2022

De Pieter KERSTENS :
NUISANCE

Pendant une longue période électorale, j’ai eu le “sentiment” que certains des collaborateurs de RIVAROL (pas tous fort heureusement) étaient fort bienveillants pour le nabot sioniste et ses recettes à trois sous. Dans votre numéro 3519 du 18 mai, F.-X. Rochette a dressé le juste bilan de cette candidature d’illusions, stratagème initié et piloté par le Système, tout comme je l’avais anticipé depuis plus de sept mois (cf. RIV. n°3495 du 24/11/2021).
Jamais au cours de la Ve République un candidat n’aura autant été mis sur le devant de la scène par la secte politico-médiatique, afin de diviser le mouvement nationaliste et de lui nuire.
Sans la présence de cet « homme providentiel, unique recours et dernière chance pour la France », les résultats du 10 avril auraient sans doute été différents.


D’un ancien élève des Frères de Ploërmel bien reconnaissant :
SUR LAMENNAIS

Dans la suite de l’histoire bien intéressante de l’abbé ultra-mondain et novateur téméraire, Félicité de La Mennais par Bernard de Massanes (Rivarol n°3518) et de la judicieuse réponse du lecteur Dassy (n° 3519), je me permets d’apporter ma réflexion : deux grandes pages sur l’abbé Félicité sans développer l’influence de son frère Jean-Marie de La Mennais (1780-1860), c’est frustrant !
Le vénérable Jean-Marie est le fondateur des Filles de la Providence, des Frères de l’Instruction Chrétienne, de la Congrégation de Saint-Pierre (en commun d’ailleurs avec son frère). Tout cet apostolat admirable et social fut certainement très “hypothéqué” par la conduite et les publications de son frère animé d’un orgueil incontrôlé et d’une théologie rudimentaire.
Vers 1830, l’abbé Jean-Marie observa de la distance mais cela a dû lui être bien douloureux… Il est toutefois bien étonnant que la traduction en 1824 de l’Imitation de Jésus-Christ par Félicité a reçu les imprimatur de tous les livres de piété en France. Quant à Paroles d’un Croyant (1833 — gros succès de librairie), élucubration apocalyptique du catholicisme social et matrice de la lutte des classes, il s’en est écrit de bien pires depuis Vatican ll sans la moindre sanction de Rome…
On relira avec profit les deux encycliques de Grégoire XVl, Mirari Vos et Singulari Nos — 1832 et 1834. Mystérieux destin de deux frères prêtres que tout réunissait…


De Christian CLASS :
POUR EN FINIR AVEC DE GAULLE ET LE GAULLISME

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, ce grand héros de De Gaulle, confortablement installé à Londres, n’a rien fait, à part un peu de tourisme en Afrique, en évitant bien sûr soigneusement la Libye pour ne pas risquer de se retrouver à portée de tir des soldats allemands de l’Afrikakorps. En juin 1944, il a débarqué en Normandie une semaine après les Américains et dans une jeep américaine, et en plus, il a eu le culot de dire : c’est moi qui ai gagné la guerre et qui ai mis les “Boches” dehors alors que c’étaient les Américains et, dans une moindre mesure, les Anglais qui avaient fait tout le boulot. Un peu plus tard, il est allé à Moscou pour conclure un pacte franco-soviétique, avec un Staline trop heureux d’avoir un idiot utile de plus à sa disposition pour mettre des bâtons dans les roues des Américains. En même temps, De Gaulle a laissé son allié, le parti communiste français avec son syndicat, la CGT, prendre le contrôle de pans entiers de la société française, en tolérant complaisamment les “nationalisations” massives (en français : le vol pur et simple d’entreprises à leurs créateurs comme Renault accusé de collaboration avec les Allemands et envoyé crever en prison), ainsi que l’abandon de l’enseignement à une hégémonie communiste qui dure toujours de nos jours.
Et ce n’était pas fini. Après Diên Biên Phu, l’indépendance des deux Vietnam, puis celle du Maroc, de la Tunisie et des colonies d’Afrique Noire, De Gaulle avait certes fini par comprendre que la traditionnelle politique assimilationniste de la France était vouée à l’échec, et que dans le contexte d’hystérie antifasciste et de racisme anti-Blanc décuplé par la victoire des hordes antinazies en 1945 (voir par exemple le massacre de Blancs par des Algériens à Sétif le jour même de la capitulation de l’Allemagne !), la France n’allait plus non plus pouvoir garder bien longtemps une Algérie où le million de Pieds-Noirs ne faisait hélas plus le poids face aux dix millions d’Arabo-Berbères en pleine explosion démographique. Mais au lieu de l’expliquer franchement et de proposer un rapatriement des Pieds-Noirs en France dans de bonnes conditions, il est allé faire sa petite com’ politicienne à la Macron en Algérie, sur le thème : « Je vous ai compris ». On connaît la suite des événements. Et non seulement cela, mais en plus De Gaulle a fait cadeau de la plus grande partie du Sahara français aux Algériens (les Marocains et les Tunisiens n’ont même pas eu droit au moindre petit morceau, ni les Touaregs qui se sont en plus retrouvés éclatés sur plusieurs Etats artificiels). Alors que la France aurait peut-être pu garder au moins ce Sahara très peu peuplé, et augmenté des parties sahariennes également très peu peuplées de la Mauritanie, du Mali et du Niger (l’Espagne conservant pour sa part le Sahara Occidental voisin plutôt que les petites enclaves de Melilla et Ceuta) ; le pétrole et le gaz étant acheminés en Europe tout simplement par l’Atlantique pour éviter de passer par le Maghreb.
Pour couronner le tout, histoire de complaire à ses amis soviétiques et de se faire bien voir par les communistes français, en 1966, De Gaulle a viré de leurs bases militaires les Américains qui l’avaient fait roi en débarquant le 6 juin 1944 et en chassant les Allemands de son pays.
Voilà le personnage que toute une faune de politiciens contemporains nous présente comme un héros et un modèle à suivre, histoire de nous faire oublier le vide à peu près total de leurs propres idées et propositions électorales. En général, plus un politicien se réclame de De Gaulle et du gaullisme, plus son programme est nul, et moins il propose de changement. Même Marine Le Pen ne propose pas grand-chose de nouveau, à part la nationalisation des autoroutes et la privatisation des chaînes de propagande de gauche de France Télévision. Et je ne parle même pas des autres politiciens…