n°3463 du 17/3/2021
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Rivarol n°3463 du 17/3/2021 (Papier)

Editorial

La folie continue : possible  reconfinement et passeport vaccinal

Il y a tout juste un an, ce 17 mars, commençait en France un premier confinement strict de deux mois avec fermeture des écoles et obligation de rester chez soi. A ce moment-là, combien de Français — et de Terriens car le confinement a concerné plus de la moitié de l’humanité au printemps dernier — pouvaient imaginer que nous en serions là douze mois plus tard et que l’on continue à vivre sous le régime des couvre-feux et des confinements. Dès le lundi 15 mars la majeure partie de l’Italie a été reconfinée et les autorités de la péninsule n’envisagent pas un retour à la normale avant la fin du printemps (qui n’a pas encore commencé !) Quant à nous, si nous avons échappé début février à un reconfinement qui était alors annoncé comme extrêmement probable et qui devait durer deux mois, il est à craindre que nous n’ayons reculé que pour mieux sauter. Du moins à en juger par les déclarations particulièrement alarmistes de l’Exécutif. Le 15 mars, lors d’un déplacement à Montauban où  se tient un sommet franco-espagnol, Emmanuel Macron a déclaré que de nouvelles restrictions (sous-entendu de libertés) pourraient être instaurées dans les prochains jours, particulièrement dans les territoires où l’épidémie progresse et où surtout la situation hospitalière semble se dégrader, comme en Ile-de-France où un reconfinement pourrait être envisagé. La mairie de Paris où sévit la sinistre Anne Hidalgo avait déjà évoqué tout récemment un reconfinement de toute la capitale pendant quelques semaines. Cette annonce n’a pas été suivie d’effet jusque-là mais cela ne signifie pas que les Parisiens ou Franciliens échapperont durablement à un nouveau confinement, dramatique à tous points de vue.

Le Premier ministre avait été encore plus pessimiste la veille. Invité de Samuel Etienne sur la plateforme Twitch le 14 mars, Jean Castex s’est confié à propos d’un reconfinement, dur cette fois, qui ressemblerait donc davantage au premier, celui du printemps 2020, qu’au second, moins coercitif, celui de l’automne dernier. « Je ne l’ai jamais caché, je l’ai toujours dit. Si le confinement est nécessaire, nous y procéderons », a indiqué le chef du gouvernement, comme s’il voulait préparer les esprits à cette hypothèse de plus en plus forte, au moins en région parisienne. « Je prends les mesures qui s’imposent compte tenu des situations locales et territoriales. Il y a en Île-de-France des départements qui ont dépassé le seuil d’alerte maximale comme en Seine-Saint-Denis », ajoutant qu’il ne pourra toutefois pas « prendre un département isolément » et qu’il sera obligé, s’il y a reconfinement, « de prendre l’Île-de-France » dans sa globalité, du fait des brassages importants.

Bien plus grave, le Premier ministre a validé le principe d’un passeport vaccinal, comme dans l’entité sioniste. Jean Castex a dit en effet qu’il était favorable à ce dispositif, « mais seulement à condition qu’il soit efficace ». Rappelons que, si ce projet est voté et appliqué, et il y a fort à craindre qu’il ne le soit, celui qui n’aura pas de passeport ou de certificat vaccinal sera un mort social et ne pourra pas accéder aux restaurants, aux musées, aux théâtres, ne pourra pas prendre l’avion, etc. C’est donc une société de plus en plus liberticide et normative qui se met en œuvre sous couvert de sécurité sanitaire. Dans le même esprit, la Commission européenne prépare un passeport vert avant l’été. C’est ce qu’a annoncé le 14 mars le commissaire au Marché intérieur Thierry Breton selon lequel ce certificat contiendra des informations « qui vont indiquer qu’une personne a été vaccinée contre le Covid-19, ou qu’elle a guéri, ou qu’elle a reçu un résultat négatif au test », ainsi qu’il l’a précisé lors du “Grand Rendez-vous” Europe 1-CNEWS-Les Echos. Et d’ajouter : « Il sera soit sous forme électroni!que, soit papier ». Doté d’un code QR, gratuit, il sera dans la langue de chaque pays et traduit en anglais, et il « sera valable dans tous les pays de l’Union européenne », a-t-il détaillé. Il est clair que ceux qui n’auront pas ce certificat dûment rempli et à jour ne pourront pas prendre l’avion. Ce qui rend dans les faits la vaccination obligatoire pour toute personne désireuse de voyager cet été. 

Le problème, c’est qu’elle n’est pas sans danger à en juger par la multiplication des maux et des décès provoqués tout particulièrement avec AstraZeneva. Cette vaccination a en effet entraîné de graves problèmes sanguins, notamment des thromboses, des caillots, ou des difficultés à coaguler chez un certain nombre de vaccinés, allant parfois jusqu’au décès. La situation est si préoccupante que neuf pays européens ont déjà suspendu la vaccination avec AstraZeneva à l’heure où nous rédigeons ces lignes, même si les agences de presse, à la solde des laboratoires pharmaceutiques et de l’Etat profond, expliquent qu’en réalité il n’y a aucune preuve que ces thromboses et ces décès soient liés à la vaccination. Il n’y a aucun lien avéré nous dit-on, mais curieusement c’est après l’injection de ce produit que ces problèmes sanguins, parfois mortels, sont apparus. Et chez des personnes de pays, de milieux et de générations différents. Comme le disait Louis Jouvet dans Drôle de drame : « Vous avez dit bizarre, comme c’est bizarre ! »

L’ancien Premier ministre, Édouard Philippe, plus libre de ses propos et de ses analyses depuis qu’il n’est plus aux responsabilités — d’aucuns lui prêtent des ambitions présidentielles au cas où Macron serait empêché de se représenter dans un an à cause de sondages trop mauvais, comme Hollande en 2017 —  annonce, quant à lui, des lendemains douloureux :

« Nous allons affronter une tempête — une tempête économique, une tempête sanitaire, une tempête à tous égards — et peut-être une tempête sociale, peut-être une tempête politique. Et je pense que les temps qui viennent sont des temps difficiles ». Il aurait pu utilement ajouter une tempête identitaire et migratoire, tant le chaos racial a pris possession du pays. Et sans même parler des conséquences psychologiques, sociales et familiales induites par les confinements à répétition, les dépressions et les suicides, les divorces et séparations, les violences conjugales, le décrochage scolaire, les faillites multiples d’entreprises industrielles et commerciales. 

Le taux de natalité, qui n’était déjà pas exceptionnel, a ainsi fortement reculé cette dernière année, preuve du mal-être et de l’inquiétude de nos compatriotes. Le nombre de naissances enregistrées en France en janvier a chuté de 13 % par rapport à janvier 2020, une baisse inédite depuis 1975. Les 53 900 bébés nés en janvier 2021 ont pour la plupart été conçus au début du premier confinement, instauré à la mi-mars 2020. Or, « le contexte de crise sanitaire et de forte incertitude a pu décourager les couples de procréer » ou « les inciter à reporter de plusieurs mois leurs projets de parentalité », observe l’Institut d’études statistiques (INSEE). La natalité est en baisse constante depuis six ans, mais la chute observée en janvier est « sans commune mesure avec les baisses qui ont pu être observées dans le passé », souligne l’Insee. « Il faut remonter à 1975, la fin du baby-boom, pour observer un phénomène de telle ampleur », ajoute l’Institut. Quand on pense que, pendant la guerre, sous le Maréchal Pétain, il y a eu un baby-boom, malgré les terribles difficultés du temps, on mesure à quel point la situation actuelle est vraiment cauchemardesque.

Jérôme BOURBON, RIVAROL.

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Billet hebdomadaire

Le code Davos

Dans le Yalta sanitaire qui se profile, nous sommes du mauvais côté du rideau de fer. Les peuples occidentaux, vassalisés par la bête mondialiste, vivent et vivront sous un talon de fer techno-sanitaire, prélude au contrôle social total.

Confinement, masque, pass vaccinal, —et même (enchantement de notre novlangue) « bracelets de la liberté » qui viennent de faire leur apparition en Israël — y forment les ingrédients d’un répugnant et uniforme brouet médiatico-politique. 

Le covid est LE point d’inflexion, l’alpha et l’oméga d’une nouvelle formule d’allégeance à la domination oligarchique.

Prétexte à « reconstruire en mieux » (expression ressassée de façon orwellienne par les organisations internationales et les responsables politiques occidentaux), l’urgence sanitaire vient justifier une « gestion carcérale de la société » qui s’appuie sur la digitalisation.

Mais l’ingéniérie sociale disruptive que nous subissons n’aurait aucune chance d’emporter l’adhésion d’une population éclairée. Il est donc de première importance pour nos élites compradores de dissoudre les repères anthropologiques les plus fermes avant de verrouiller le contrôle social par un carcan numérique.

A TRIPE FRAGILE, SCIENCE MOLLE

De convent en convent, l’hyperclasse ressasse ad nauseam ses slogans mondialistes. L’expression « Build back better » (reconstruire en mieux) nous sera ainsi servie successivement par la Banque mondiale, l’OMS, l’ONU, Joe Biden, Boris Johnson, Justin Trudeau (entre autres). 

« Réformes structurelles », « partenariats inclusifs », « transformation digitale » et « développement durable » : ces concepts poisseux dissimulent une recherche pathologique de la surveillance et du contrôle mais ils sont toujours enrobés de bien-pensance.

A Davos, on a la fibre compassionnelle et la tripe fragile. C’est à une farouche — mais factice — compétition de sensiblerie inclusive que se livrent les cénacles du néocapitalisme nomade.

Il est du dernier chic aujourd’hui de rejeter la logique de l’homo economicus et les rigueurs de l’axiomatique de l’intérêt (trop clivante, trop rationnelle et blanche sans doute puisque les mathématiques elles-mêmes sont accusées de racisme) dans les poubelles de la science économique. Elle sera avantageusement remplacée par un modèle économique flou et saturé de pathos anti-raciste, féministe, climatiste, hygiéniste, écologiste et décroissant. 

Les indicateurs mesurables de la vie et de la santé économiques (taux de croissance, coût de la vie, etc.) sont en voie de marginalisation au profit de “concepts” et d’objectifs aussi mous que flous : bonheur, bien-être, inclusivité. 

La politique économique sera désormais alignée sur les lubies intersectionnelles des dominants. Les peuples occidentaux, privilégiés blancs à la masculinité toxique, régleront la facture.

L’arnaque émotionnelle signe le crime : il s’agit de transformer la faillite abjecte du mondialisme en un vertueux triomphe de l’universalisme compassionnel.

Les spin doctors nous vendront la faillite économique comme une victoire sur la « tyrannie de la croissance ». 

Coupables, forcément coupables : le patriarcat et le racisme blanc.

C’est pour notre bien que s’ouvre l’ère de surveillance (le code informatique sera la loi). Le panoptique doit conduire à plus de conformité (citoyenneté), plus de métissage (inclusivité), plus de pauvreté (décroissance), plus d’assistanat (revenu universel), et donc moins de liberté, moins de lien social réel.

Voici donc venu le temps de cette étrange notion de « capitalisme des parties prenantes ». Il prendra au sérieux les délires féministe, climatiste, LGBTiste, décolonialiste pour les imposer aux populations. La résultante ne manquera pas d’être une désintégration complète par entropie des sociétés occidentales. 

Klaus Schwab nous promet dans sa langue de coton que « l’inclusion des parties prenantes » et les « partenariats durables et inclusifs » nous mèneront à « un avenir prospère » !

« Il importe de faire aboutir ce modèle du capitalisme des parties prenantes, un modèle plus équilibré, plus vivable, plus généreux, moins gourmand et au final moins destructeur. »

Inouï d’infatuation et de bonne conscience, ce mouvement du « leadership conscient » (relayé en France par la loi PACTE) cherche à imposer cet Ovni inclusif, ce capitalisme “woke” : l’entreprise “progressiste” contribue par son « engagement à long terme qui fait sens, porteur de valeurs humanistes » à l’avènement du meilleur des mondes. Qui pulvérisera cette imposture de la bonté universelle, le néant émasculé de ces “valeurs” post-modernes ? 

Mais les incantations sont impuissantes à assurer un futur au travail et dans le monde réel, le robot prendra la place du prolo, l’intelligence artificielle évincera le travailleur intellectuel. 

Finalement, digitalisation et automatisation rendront l’humain — toujours susceptible de révolte — assez largement superflu.

Face à la ruine, les élites insistent sur l’importance de conduire aux changements de comportements (ingéniérie sociale à l’état pur) dans la sphère de leur nouvelle « économie sans contact ». Armé de la digitalisation du monde, le mondialisme travaille donc activement à l’élaboration d’un nouveau contrat social numérisé. 

La voie démocratique étant naturellement exclue, nos élites doivent trouver le moyen de connecter l’algorithme à leurs “valeurs”.

LA BLOCKCHAIN, UNE CHAÎNE POUR LES GOUVERNER TOUTES

La blockchain sera le couteau suisse du monde d’après. De quoi s’agit-il ?

Technologie phare de la « quatrième révolution industrielle », la blockchain est l’outil d’une sorte de « protestantisme technologique » qui mènera l’Occident (Israël et pétro-monarchies du Golfe compris) vers l’eldorado d’un contrôle social totalitaire. Elle a pour modèle le système de crédit social inauguré par le Parti communiste chinois.

Techniquement, c’est un livre de comptes cryptographique qui enregistre la provenance d’un actif numérique. La blockchain, c’est l’Internet de la valeur. Elle fait communiquer et échanger ensemble des hommes entre eux, des hommes et des machines, des machines entre elles. « L’historique de toutes les transactions est détenu dans sa totalité par tous les membres du réseau ».

C’est un « mécanisme de confiance » de pair à pair qui exclut théoriquement la nécessité d’une validation des transactions ou des contrats (on parle de « smart contracts ») par des tiers de confiance. La blockchain est a-juridique. Exeunt donc, en théorie, les notaires et les banques…

L’Internet des objets, les villes intelligentes en sont les applications les plus connues.

Si la promesse de la Blockchain est de libérer la capacité à contractualiser à tout- va, il faut alors prendre en compte les rapports de force à l’œuvre dans une société où l’emploi se fait rare. Ainsi, les smart-contracts pourraient permettre de rémunérer un individu à la tâche sans cadre légal protecteur.

Surtout, la blockchain permet de relier les identités numériques de ses “net-citoyens” à un système de crédit social et de créer un système de gouvernance par les machines. Le contrôle du code est tout.

Il est possible de connecter une action (par exemple le versement du revenu universel promis aux esclaves de la Silicon Valley) à une condition (l’exemplarité citoyenne selon Davos) de façon automatique à travers les fameux smart contracts. Pour cela, trois technologies sont nécessaires, qui sont en train d’arriver à maturité : la numérisation de nos vies mène droit à la blockchain. 

De même que l’application Stopcovid vous dénoncera à la brigade sanitaire si vous croisez un positif, vous pourrez être averti si un mauvais citoyen (endetté, dieseliste, raciste, ou simplement cisgenre) vient à s’approcher de vous.

Dans le monde des medias (traditionnels ou sociaux), on pourrait plus efficacement encore récompenser les bonnes “informations” et évincer les autres.

Plus grave encore, adossée à la blockchain, la monnaie digitale (la BCE veut imposer l’euro digital dans les 4 ou 5 années qui viennent) sera le moyen par lequel l’autorité centrale arrivera à ses fins politiques en récompensant les comportements “vertueux”.

Cas particulier de l’algorithme, la monnaie devient l’auxiliaire de l’arbitraire. Demain, la monnaie verte, woke et inclusive, le revenu universel sous condition.

Il faut savoir que les banques centrales des régions impériales (Fed et BCE) ont une capitalisation suffisante pour contrôler la totalité des cryptomonnaies.

La grande réinitialisation pourrait s’opérer sur fond d’effondrement systémique des institutions de crédit. Les banques centrales régionales (Fed et BCE) se substitueraient alors aux banques privées faillies.

Le revenu universel imposé aux masses serait alors opéré par un « smart contract » passé entre chaque net-citoyen et sa banque centrale.

Un paria deviendra très rapidement un mort (de faim et d’isolement).

Une véritable révolution anthropologique est en cours et les « spin doctors » sont déjà à l’ouvrage pour nous persuader que l’aliénation du vivant à l’algorithme est un progrès légitime et inclusif.

Si nous ne voulons pas être d’éternels locataires de nos biens et de nos vies, nous devons organiser dès aujourd’hui le grand refus du viol de nos sphères publiques et privées par le code Davos. […]

Thierry THODINOR.