Rivarol n°3499 du 22/12/2021 au 4/1/2022
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Rivarol n°3499 du 22/12/2021 au 4/1/2022 (Papier)

Editorial

Face à leur hideuse révolution arc-en-ciel, gardons dans nos cœurs l’esprit de Noël !

ILS VONT TOUJOURS PLUS LOIN dans l’horreur. Le 17 décembre, le Premier ministre a annoncé la mise en place imminente d’un passe vaccinal, synonyme d’exclusion des non-vaccinés des lieux déjà réglementés par le passe sanitaire, d’ici la fin du mois de janvier. Ce passe vaccinal ne pourra être activé qu’avec un schéma vaccinal complet et non plus un simple test négatif. « Désormais, seule la vaccination sera valable dans le passe », a-t-il insisté. Un projet de loi devrait être examiné en conseil des ministres le 5 janvier, puis débattu à l’Assemblée nationale à partir du lundi 10 janvier. Il n’est hélas aucun suspens à attendre quant à son issue. Il est également prévu de « durcir les conditions de contrôle et de sanctions contre les faux passes ». La sanction est pourtant déjà très sévère puisque, dit la loi, « utiliser, procurer ou vendre de faux passes sanitaires, notamment via les réseaux sociaux, est passible de 5 ans de prison et de 75 000 euros d’amende maximum (contre 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende avant la loi « Vigilance sanitaire ») ». Vont-ils demain condamner les contrevenants à 10 ou 20 ans d’emprisonnement ? La folie est totale. 

Et voici que se mettent en place peu à peu les fameuses « brigades vaccinales » annoncées et souhaitées par l’immonde Christophe Barbier. « Seront amplifiées les démarches dites “d’aller vers” en direction des populations qui ont pu passer à côté de la vaccination par méconnaissance ou parce qu’elles sont traditionnellement les plus éloignées du système de soins », a déclaré le Premier ministre. « Il faut se rendre au domicile » des personnes non vaccinées insiste le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, celui-là même qui a déclaré sans rire vouloir faire « une GPA éthique » (sic !) et qui est pacsé à l’eurodéputé macroniste Stéphane Séjourné. Que du beau lige, comme on le voit ! En arrivera-t-on à une situation à l’australienne où la police et l’armée débarqueront de force chez soi ? A terme, on ne saurait rien exclure tant tout ce que nous vivons actuellement relève du pur délire. 

QU’ON NE croie surtout pas qu’avec deux ou trois doses, on sera enfin libre. Quelle illusion ! Les rappels vaccinaux seront de plus en plus rapprochés, de plus en plus fréquents. Le rappel devra se faire désormais, a annoncé Castex, dès que l’on aura passé le délai de quatre mois par rapport à la précédente injection et non plus de cinq ou de six mois comme annoncé auparavant. Et l’on nous parle déjà de quatrième dose et de rappels non plus seulement semestriels mais trimestriels ! Bienvenue dans le meilleur des mondes, dans l’abonnement vaccinal à vie ! « Le pass vaccinal est une forme déguisée d’obligation vaccinale » reconnaît lui-même le sinistre et cynique ministre de la Santé Olivier Véran. « L’important, ce n’est pas d’agiter le mot obligatoire, c’est qui va inciter le plus efficacement possible à la vaccination. On a vu qu’avec le passe sanitaire, plus de 10 voire de 15 millions de personnes ont décidé de se faire vacciner. Avec le passe vaccinal, on espère avoir plus d’impact » s’exclamait, quant à lui, le 19 décembre le porte-parole du gouvernement sur le plateau de LCI.

Ayant jugé qu’il n’avait sans doute pas suffisamment pourri la vie quotidienne des Français, le chef du gouvernement a vivement recommandé de limiter strictement le nombre de personnes lors des fêtes et repas de Noël et du Nouvel An. Devra-t-on isoler « papy et mamie dans la cuisine » à Noël (et pourquoi pas à la cave ou au grenier ?) comme l’avait demandé le plus sérieusement du monde l’année dernière le Professeur Rémi Salomon, le président de la commission médicale d’établissement de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris ? Nous sommes gouvernés par des déments. On retrouve d’ailleurs toujours les mêmes : Albert Bourla, PDG de la multinationale Pfizer, et « fils de survivants de la Shoah » (ils sont légion, comme les démons !) a reçu il y a quelques jours le Prix Théodor Herzl 2021 de la part du Congrès juif mondial pour son « effort contre la pandémie ». Quand on sait que le Congrès juif mondial a pour but la défense et la promotion du sionisme et de la mémoire de la Shoah à l’échelle planétaire, on se dit que désormais tout se tient. Mais c’est sans doute, nous dira-t-on, la marque d’un esprit complotiste.

LA TYRANNIE n’est pas seulement sanitaire et holocaustique, elle est aussi homosexualiste. Après les députés, les sénateurs ont voté le 7 décembre, à 305 voix contre 28, la création d’un délit, un de plus, pour interdire les « thérapies de conversion » qui encouragent à la “guérison” morale et spirituelle des homosexuels et des transgenres qui en font la demande. Ces thérapeutes ou religieux pourront être condamnés à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende. « Etre soi n’est pas un crime. Non, l’homosexualité et la transidentité ne sont pas des maladies que l’on pourrait soigner. Non, il n’y a rien à guérir », a martelé Mme le ministre chargé de l’Egalité entre les femmes et les hommes (sic !), Elisabeth Moreno, dénonçant dans ces pratiques « des atteintes insupportables à l’intégrité humaine ». 

En revanche, pour le gouvernement, ce n’est pas une atteinte à l’intégrité humaine, ce n’est pas une épouvantable mutilation que d’encourager de jeunes adolescents, en mal de repères et mal dans leur peau, de changer de sexe, comme cela se produit de plus en plus souvent, du fait du lobby LGBT qui diffuse le plus tranquillement du monde son immonde propagande dans les collèges et lycées, à la demande officielle des pouvoirs publics et de l’affreuse DILCRAH : Délégation ministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme, la haine anti-LGBT. Nous avons face à nous un pouvoir officiellement pédérastique, LGBTiste. Dans notre numéro du 24 novembre, nous avions consacré un large dossier à cette nouvelle idéologie transgenre qui ment à nos enfants, les pourrit, les corrompt, les assassine. Nous évoquions cers prothèses péniennes disponibles sur des sites dès l’âge de cinq ans, les douleurs intenses provoquées par les bandes de compression pour cacher sa poitrine, les lourdes opérations chirurgicales, les horribles mutilations généralement irréversibles qui détruisent physiquement, traumatisent psychiquement. Et si les parents s’opposent à ces folies (ce qui est hélas bien loin d’être toujours le cas, au nom de l’idéologie anti-discriminatoire et de l’abdication de toute autorité parentale), les services sociaux peuvent vite intervenir et l’enfant être placé, les parents condamnés pour transphobie, délit passable d’un an de prison ferme et de 45 000 euros d’amende. 

Nous racontions dans notre éditorial du 3 novembre le drame de ce facteur de Vancouver condamné en mars 2021 pour « violence familiale » à six mois de prison ferme pour ne pas avoir accepté « la transition de sa fille » de 12 ans. Découvrant que, dans les documents scolaires officiels, le prénom de sa fille avait été remplacé par un prénom masculin, il refusa d’accepter ce qui lui paraissait une folie et il finit condamné à la prison. Il faut dire que les parents étaient séparés, que la mère, contrairement au père, ne s’opposait pas au changement de genre de sa fille qui avait été perturbée par le divorce de ses géniteurs. On ne dira jamais assez combien les séparations et les divorces, que la législation, les media, le cinéma, la société du divertissement, favorisent de toutes les manières, sont généralement traumatisantes pour les enfants et adolescents. Mais, qu’importe, tout est fait pour détruire la famille, l’identité, le genre, la nation, la norme, la religion, tout repère moral, spirituel et civilisationnel. Et qu’on ne nous dise pas que tout cela n’est pas voulu quand on constate les dégâts incommensurables déjà commis et alors même que l’on va toujours plus loin dans la folie, jusqu’au précipice. 

NOTRE MONDE est un puits sans fond, il est un chaudron infernal car il a perdu sa boussole. Un monde sans Dieu, un monde d’où Dieu s’est retiré car il n’est plus aimé, plus accueilli, plus servi, où il n’est plus le centre de la vie des hommes et de la cité, est un univers irrespirable. Il ne se passe pas un jour sans que la foi et la morale soient attaquées de manière violente, brutale, sauvage, fanatique : à Angers un enseignant d’un lycée professionnel “catholique” privé sous contrat a été suspendu « à titre conservatoire » pour quatre mois par le directeur de l’établissement. Son tort ? Le professeur l’explique au Monde : « « J’enseigne le droit et l’histoire juridique qui est beaucoup rattachée au catholicisme et à la chrétienté. Une élève me dit qu’il n’y a pas de religion en France, que la seule qui existe c’est la laïcité. Je lui rappelle qu’on est dans un établissement catholique, qu’à une époque des prêtres et des sœurs enseignaient à ma place et que les élèves étaient catholiques. Et, au second degré, je dis que si des musulmans le veulent, ils peuvent nous rejoindre. » « L’humour n’est pas bien passé », reconnaît-il dans Le Courrier de l’Ouest. L’élève mahométan, dont, d’après Boulevard Voltaire, la famille a refusé la main tendue par le professeur, a porté plainte et, selon les déclarations du procureur de la République, Éric Bouillard, à l’AFP, l’enseignant a été mis en examen pour « incitation à la discrimination raciale ou religieuse », « harcèlement moral » et « dénonciation mensongère ». Il comparaîtra devant le tribunal correctionnel d’Angers le 4 mai. Selon Le Figaro, l’enseignant, comme Cassandre Fristot, a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de pratiquer son métier. Celui-ci a également porté plainte pour « violences sur une personne chargée d’une mission de service public » après avoir été bousculé et insulté lors de ce cours houleux. Quelques jours plus tôt, le 8 décembre, une procession en la fête de l’Immaculée Conception organisée à Nanterre par la « paroisse conciliaire » des Fontenelles a été prise pour cible par de jeunes immigrés islamistes, les fidèles ont été copieusement insultés et bousculés, le clerc s’est fait cracher dessus et le flambeau d’un fidèle a même été arraché et projeté sur les participants. 

Dans la même veine, le 16 décembre, le tribunal administratif de Nantes a ordonné à la ville des Sables-d’Olonne de déboulonner la statue de Saint-Michel trônant sur le parvis de l’église consacrée au saint archange, car elle est jugée contraire à la loi de la laïcité de 1905. La municipalité, qui a fait appel, doit enlever la statue sous six mois, à la grande joie de la Fédération de Vendée de la Libre Pensée selon laquelle « il est inacceptable qu’élus confondent encore commune et paroisse ». Avec une telle jurisprudence pourront être détruits tous les calvaires posés au carrefour de nos routes, les croix plantées parfois depuis des décennies voire des siècles au sommet des collines et des montagnes, les statues de la Sainte Vierge et des Saints qui sont l’âme de la France et qui font encore partie, surtout à la campagne, de nos paysages. Au nom de ce même laïcisme fanatique, le Conseil d’Etat avait interdit les crèches dans l’espace public dans un arrêt du 9 décembre 2016. Si bien que, sauf rares exceptions, les municipalités n’installent plus de crèches dans les rues ou sur la place principale de leur commune. En revanche, que les mairies célèbrent, et avec faste et quelle obséquiosité à l’égard des rabbins, un peu partout, la fête juive d’Hanoucca, qui s’étend sur huit jours (du 28 novembre au 6 décembre cette année), cela ne choque aucunement les gardiens vigilants de la laïcité ni le Conseil d’Etat. La République a opéré en 1905 la séparation de l’Eglise et de l’Etat mais elle n’a jamais fait la séparation de la synagogue et de l’Etat, et pour cause ! Les fondements de leur République sont judéo-maçonniques ! C’est pourquoi, lorsque l’on entend couramment parler dans la “droite” sioniste de valeurs judéo-chrétiennes, cela est un non-sens absolu qui nous donne de l’urticaire et cela confirme la honteuse soumission de baptisés à l’implacable domination du judaïsme talmudique.

NOUS VIVONS plus que jamais dans un pays occupé, tyrannisé et asservi. Mais esclavagisé précisément parce que la France a renié les promesses de son baptême, n’y est pas restée fidèle. On nous parle sans cesse de “droitisation” de la société mais qu’entend-on par là ? Historiquement et philosophiquement, la droite, c’est la défense et l’amour de la religion, des bonnes mœurs, de la famille et de la patrie. Or, comment peut-il encore y avoir une (vraie) droite lorsqu’il n’y a plus ni religion, ni morale, ni famille, ni patrie ? Aucun bulletin de vote ne sera disponible les 10 et 24 avril 2022 pour s’opposer à l’avortement, c’est-à-dire au barbare assassinat dans le ventre de leur mère de 220 000 enfants français par aspiration, par écrasement du crâne et par toutes autres industries horribles (et pour ce crime affreux la loi ne parle pas d’acte de tortures et de barbarie !) Aucun bulletin ne sera disponible pour s’opposer au Pacs et au “mariage” gay qui sont pourtant la négation absolue de notre civilisation bimillénaire. Bien au contraire, on va toujours plus loin dans l’horreur : la PMA, déjà condamnable en soi, est ouverte aux lesbiennes et demain, n’en doutons pas, ce sera la GPA déjà largement pratiquée dans les faits. 

Leur monde affreux repose sur la location des utérus, sur le froid assassinat, l’élimination industrielle des enfants avortés et des vieillards euthanasiés aux deux bouts de la vie. Et l’on nous parle désormais du suicide assisté même pour les enfants, ce que pratiquent déjà certains pays “avant-gardistes”. On nous parle de civilisation, de reconquête, mais comment peut-on défendre la civilisation européenne et chrétienne, appeler à la reconquête, comme à l’époque de l’Espagne médiévale, lorsqu’on ne croit ni à Dieu ni à diable, qu’on a des mœurs dépravées, qu’on se vautre dans le stupre, qu’on fait sien « le droit à l’avortement », qu’on rejette publiquement et réellement le Christ, Sa loi, Sa morale, Sa personne, Sa divinité ? 

NE NOUS Y TROMPONS PAS, le monde actuel repose sur le rejet fanatique du Créateur et de la Création, et c’est pourquoi il est irrespirable. Il s’oppose frontalement à la vie, à la vérité, à la liberté. Les puissants d’aujourd’hui ne veulent pas d’abord conquérir des villes, des cités, des territoires, ils veulent asservir les consciences, empoisonner les esprits, assassiner les âmes. Ils ne souffrent pas que l’on naisse, que l’on grandisse, que notre esprit se développe, que notre âme se nourrisse, que notre cœur se dilate devant les grandes vérités fondamentales, ils ne supportent pas que l’on vive tout simplement, qu’un homme et une femme se rencontrent, s’aiment, se marient, fondent une famille, aient des enfants de manière naturelle, fassent leur devoir d’état, achètent une maison (Mme le ministre du Logement, Emmanuelle Wargon, a récemment expliqué qu’il faudrait en finir avec les maisons individuelles !), aient une voiture, symbole de liberté (la révolution arc-en-ciel promeut les transports en commun et diabolisent l’automobile), se dévouent, prient, se sanctifient, se sacrifient, aiment et défendent le bien, le beau, le vrai. Leur Système satanique ne promeut que le mal, la laideur, le mensonge. Il repose sur l’inversion, la déjection et l’abjection. 

Ce que ce système déteste, c’est la vie. La vie qui naît, rayonne, se diffuse, se transmet, se donne, et parfois se sacrifie. Il abomine Celui qui est la Vie, qui donne Sa Vie sur la Croix et transmet sa Vie par sa grâce. Leur société n’est pas seulement désincarnée ; elle est une contre-Incarnation qui rejette la civilisation du Verbe incarné, du Dieu qui s’est fait homme et qui a vécu en tout comme nous, à l’exception du péché. Le Christ est né, il a grelotté, il a eu faim, il a souffert, il a marché longuement, s’est fatigué pour nous chercher, s’asseyant sur le puits de la Samaritaine, il a pleuré sur la mort de Lazare et sur Jérusalem qui l’avait méprisé, il a souri au jeune homme riche, il a pris des morceaux de poisson et partagé l’agneau pascal avec ses Apôtres. C’est ce modèle parfait de vie, simple, belle, aimante, rayonnante, que leur système mortifère veut détruire. Il s’agit pour lui de conduire le maximum d’âmes à la perdition. 

CE QUE CE SYSTÈME arc-en-ciel veut également détruire, c’est la liberté. Il ne souffre pas que nous soyons réellement libres, que nous puissions penser et réfléchir par nous-mêmes. Il faut des QR codes pour se déplacer, il faut se bâillonner physiquement, intellectuellement et moralement. Leur monde pratique l’inquisition fiscale et mentale, l’ingénierie sociale et la surveillance générale. Leur tyrannie est telle qu’on ne peut plus rien dire, plus rien penser, plus rien être. Défendre la morale naturelle et la famille traditionnelle, c’est être raciste. Vouloir sauvegarder sa nation et sa race, c’est être raciste. S’opposer aux prétentions du lobby judéo-sioniste, refuser de condamner Faurisson et Reynouard, être choqué par le sort infligé aux Palestiniens, c’est être antisémite. Oui, leur univers est carcéral, glacial et glaçant. Rien de tel pour le Dieu qui nous a créés et voulus libres. Le Bon Dieu aurait pu faire de nous des automates, obéissant sans réfléchir et sans mérite à ses ordres. Bien au contraire, il nous a voulu libres, libres de vivre, de circuler, libres de l’aimer et de le servir, mais libres aussi de le rejeter et de refuser sa Loi d’amour (certes à nos risques et périls). Et l’humanité ne s’en est généralement pas privée. Avant même sa naissance, il n’y avait pas de place pour Lui à l’hôtellerie. A peine était-Il venu au monde qu’Hérode avait juré sa perte. Il doit fuir en Egypte avec Marie et Joseph. Et tout au long de sa vie publique cette haine inouïe, constante, effrayante contre Celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie, grandit, gonfle, décuple, et atteint son paroxysme le Vendredi Saint où le crime des crimes, le déicide (et non la “shoah”) est accompli. 

Contrairement à ce monde qui nous impose des QR codes, des injections continuelles, des abonnements vaccinaux, des entraves de toute sorte, le Christ n’impose rien. Il propose seulement sa Loi d’amour. Toute sa vie, il est venu nous chercher, Il nous ouvre les bras depuis son berceau à Bethléem jusqu’à sa Croix au Golgotha. Avec Lui pas de gestes barrière, pas de masque, pas de distanciation physique. Le Christ s’est exilé dans le désert, est monté dans la barque pour traverser le fleuve, s’est fatigué pour nous chercher, s’asseyant sur le puits de la Samaritaine. Il a gravi les montagnes pour nous enseigner. Et c’est surtout sur ces sommets qu’il est venu nous parler et accomplir les plus grands actes de sa vie. Comme l’écrivait Mgr Tissier, un prélat du XIXe, « c’est sur une montagne qu’au début de sa mission publique, il a vaincu le démon ; c’est sur la montagne des Béatitudes qu’il a proclamé la Loi nouvelle ; sur une montagne qu’on a voulu le faire roi, sur la montagne du Thabor qu’il s’est transfiguré, sur la montagne du Calvaire qu’il est mort pour nous, sur le mont des Oliviers qu’il a pris son vol vers son Père.

FACE à leur monde désorienté, aimons à contempler le mystère de Noël. Dans sa simplicité, dans son humilité, dans sa vérité. Si l’univers actuel n’est plus capable de comprendre le message de la Crèche, ayons à cœur, quant à nous, de défendre cette tradition toute simple, la crèche de Noël et ses santons, qui expriment de manière si compréhensible, si émouvante, les saints mystères de notre religion, nourrissent notre foi, enflamment notre espérance, dilatent notre charité. 

La lumière n’est pas faite pour être mise sous le boisseau. Puissions-nous la faire rayonner autour de nous. La diffusion du bien, du beau, du vrai est possible, si nous nous gardons de la contagion, de la pollution du monde et si, malgré les tourments et les vicissitudes ici-bas, nous conservons à la plus fine pointe de l’âme cette joie chrétienne, simple et profonde, qui apaise et guérit, qui comble et irradie, et que rien ni personne ne pourra nous enlever.

Joyeuses et saintes fêtes de Noël à tous ![…]

RIVAROL, <jeromebourbon@yahoo.fr>. 

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Billet hebdomadaire

Message de Vincent Reynouard

Le dimanche 19 décembre 2021, à 22h31, heure de Paris, après presque deux mois entiers de silence, Vincent Reynouard, toujours en clandestinité, a enfin donné de ses nouvelles pour rassurer tous ceux qui s’inquiétaient depuis sa disparition le lundi 25 octobre de son ex-appartement du Grand Londres. Voici le texte qu’il a écrit pour ses amis et soutiens et qu’il souhaite faire paraître en exclusivité dans RIVAROL.

C’est un très beau cadeau de Noël qu’il nous fait, même si, bien sûr, rien pour lui n’est réglé sur le fond et sa situation reste évidemment très précaire car il est toujours recherché activement par la police britannique, agissant, semble-t-il, sur demande des autorités françaises en vue de son extradition. Rappelons qu’il a été condamné à 29 mois de prison ferme par la justice française depuis son exil au Royaume-Uni le 16 juin 2015 . Il a plus que jamais besoin de nos prières. 

Chers Amis, 

Je vous donne enfin de mes nouvelles. Après avoir échappé de justesse à une arrestation, je vais très bien. Je suis logé dans une petite chambre et, le soir, je travaille quelques heures dans un établissement.

Le 25 octobre, deux inspecteurs ont frappé à la porte de mon domicile pour « parler à Vincent Reynouard ». Des inspecteurs qui veulent vous parler, je connais. En juillet 2010, à Bruxelles, deux inspecteurs m’avaient demandé de les suivre pour me parler et signer un papier. Je les ai suivis, j’ai signé. Le soir, je dormais en prison... Le 25 octobre dernier, j’ai donc joué le tout pour le tout en niant être Vincent Reynouard. J’ai expliqué qu’il était en France et qu’il reviendrait dans deux ou trois jours. Les inspecteurs sont repartis. Mais dix minutes après, ils tambourinaient à la porte avant de l’ouvrir, je ne sais comment. J’ai juste eu le temps de prendre une paire de chaussures et un disque externe de secours que je tenais prêt en cas d’urgence, et j’ai fui par derrière. J’ai dévalé l’escalier, sauté par-dessus un vélo qui obstruait les dernières marches, puis j’ai couru jusqu’à un jardin public. Là, je me suis débarrassé de la veste que les inspecteurs avaient vue, j’ai récupéré un masque facial qui traînait au sol et je suis parti vers le village voisin. Jusqu’au soir, j’ai erré... Je vivais un véritable film !

Une amie anglaise m’a recueilli. Au bout de trois semaines, elle m’a trouvé un travail chez un ami patron informé (partiellement) de ma situation, donc qui me paye en numéraire. J’ai ainsi pu m’acheter le strict nécessaire pour vivre (des sous-vêtements, un manteau, un pantalon, du nécessaire de toilette, une bouilloire et un bol...). Matin, midi et soir, je mange des Weetabix (NDLR : céréales de blé complet) avec du lait en poudre, car cela ne nécessite ni réfrigérateur, ni préparation, et c’est compact.

Combien de temps cela va-t-il durer ? Je l’ignore. Dans ma situation, je vis au jour le jour. Des amis ont débarrassé l’appartement où je vivais et ont entreposé mes affaires dans un endroit sûr qui m’est inaccessible.

Malgré tout, je ne regrette rien. Cette vie, je l’ai choisie. Je savais à quoi je m’exposais. Je m’étais toujours demandé ce qu’avaient pu ressentir les vaincus qui, en 1945, fuyaient après avoir tout perdu. Bien que ma situation soit infiniment moins tragique, je le vis un peu. L’expérience m’enthousiasme. Car le fait de vivre au jour le jour et de m’en remettre totalement à la Providence me donne une sensation de liberté immense, quasi infinie. Pour me reposer, n’ayant que très peu de moyens de distraction, je médite. Ces deux dernières années, j’avais beaucoup lu à ce sujet, mais sans jamais pratiquer, car entre mes cours et mes vidéos, je vivais à cent à l’heure. Désormais, seul dans ma chambre, je pratique. 

Bref, je suis très heureux et je comprends parfaitement l’enseignement traditionnel selon lequel la situation extérieure n’est rien, c’est la façon dont l’esprit réagit qui est tout. A 52 ans, sans famille et recherché, je vis comme un étudiant désargenté. Je passerai Noël seul dans ma chambre, avec mes trois Weetabix et mon bol de thé. Je pourrais vouloir me pendre. Je pourrais me consumer dans la haine de mes adversaires. Or, mes adversaires, je n’y pense jamais ; ils n’ont été et ne sont que des instruments de la Providence. Encore une fois, je savais à quoi je m’exposais.

Je me souviens du professeur Faurisson qui, dans ses premières lettres, m’écrivait : […]

Vincent REYNOUARD.