Rivarol n°3501 du 12/1/2022
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Rivarol n°3501 du 12/1/2022 (Papier)

Editorial

Macron parlant des non-vaccinés : “Je vous hais, compris !”

LA TRAHISON EST partout totale, effrayante, sidérante. Le mépris et la haine  le sont tout autant. On se souvient que François Hollande s’était moqué, mais en privé, des « sans dents ». Voilà que son successeur à l’Elysée se vante, dans une interview face aux lecteurs du Parisien, le 4 janvier dernier, depuis l’Elysée, d’“emmerder” (sic !) les non-vaccins et, pis, leur dénie la qualité de citoyen en les traitant d’irresponsables. Il ne s’agit pas là d’un dérapage mais de propos parfaitement assumés, revendiquées et certainement prémédités, préparés à l’avance. Le mépris ne prend même plus la peine de se cacher, la haine n’est plus discrète, masquée, dissimulée, elle est froide, calculée, assumée. Le chef de l’Etat retranche ainsi de la communauté nationale cinq à six millions au moins de Français. Cela ne lui pose aucun problème de conscience. Après avoir assuré lors de ses vœux de la Saint-Sylvestre qu’il était en faveur d’une France unie et apaisée, à la manière du Mitterrand de 1988, le président de la République montre un tout autre visage. Par intérêt électoral (jouer sur la peur et obtenir le soutien des personnes déjà vaccinées), par calcul cynique, par pression de milieux médicaux ou autres ?
On se perd en conjectures sur la stratégie élyséenne mais il est clair qu’un seuil a été franchi et qu’il s’agit plus que jamais de traiter les récalcitrants au vaccin dit anti-covid comme des criminels, des sous-hommes, des hommes à pourchasser, à traquer, à abattre. Après De Gaulle qui déclarait « Je vous ai compris » aux Français d’Algérie pour mieux les tromper, les séduire et les trahir, Macron dit en quelque sorte aux millions de non-vaccinés : « Je vous hais, compris ! » Le mépris de tous ces petits marquis poudrés est insupportable et prouve à quel point les dirigeants du pays depuis déjà de longues décennies n’ont aucun souci du bien commun, de l’intérêt général. Et ils méprisent ouvertement les personnes dont pourtant ils sollicitent les suffrages. Ils vont même toujours plus loin dans le cynisme le plus cruel, au point que parfois il faut se pincer pour y croire. On a beau être habitué à leurs trahisons, à leurs tergiversations, à leurs contradictions, à leurs forfaitures, ils vont tellement loin qu’on ne peut parfois s’empêcher d’être encore un peu surpris, sinon déconcerté, à défaut d’être décontenancé, devant tant de malice, tant de perversité, tant de méchanceté.   

CE LUNDI 10 janvier, dans son discours annuel adressé aux 138 ambassadeurs accrédités au Vatican, sans surprise Bergoglio a mis ses pas dans ceux de Macron (qu’il a d’ailleurs récemment rencontré) et s’est à nouveau montré un fervent et fanatique partisan du vaccin. François a en effet fortement insisté sur le recours à la vaccination pour « lutter contre la pandémie » au seuil d’une année qui « s’annonce difficile ». Se faisant le porte-voix des laboratoires pharmaceutiques et des gouvernements mondialistes, Bergoglio a appelé, comme Macron le 12 juillet dernier, à vacciner le monde entier. Personne ne doit échapper à la seringue, à l’injection. Et l’homme en blanc a ouvertement fustigé ceux qui expriment des réserves, des doutes ou une opposition aux campagnes massives de vaccination et mettent en avant les effets secondaires parfois très graves, parfois mortels, évoquant des « informations infondées ou des faits mal documentés ». Pour cet usurpateur n’est vrai, n’est exact, n’est juste  que ce que répètent les cénacles mondialistes et les grands media audiovisuels. Et le successeur de Benoît XVI d’appeler les Etats à travailler notamment sur le plan juridique pour que des « institutions telles que l’Organisation Mondiale du Commerce et l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle ajustent leurs instruments juridiques, afin que les règles monopolistiques ne constituent pas de nouveaux obstacles à la production et à un accès organisé et cohérent aux soins au niveau mondial. » En revanche, Bergoglio ne se soucie nullement du délabrement moral et spirituel de l’humanité, de l’apostasie massive dont il est vrai qu’il est un des principaux vecteurs, comme tous ses prédécesseurs depuis Jean XXIII et son “aggiornamento”. La soumission à l’idéologie onusienne, au projet planétarien, aux discours et objectifs maçonniques se lisait déjà dans la pseudo-encyclique Pacem in terris du 11 avril 1963. Rien n’a changé depuis, si ce n’est que les choses ont continué à s’aggraver, à empirer, à se déliter et que ces imposteurs modernistes sont allés toujours plus loin dans la destruction de la foi, du culte, de la morale et de la discipline. Et aussi dans les dérives politiques qui sont d’ailleurs en parfaite cohérence avec tout le reste car cela participe activement de l’anéantissement de la civilisation européenne et chrétienne.
Ainsi, après avoir évoqué ses voyages de 2021, dont le Liban, François est revenu sur son voyage sur l’île de Lesbos en Grèce pour aborder la question des migrations. Une obsession chez lui. « Nous ne pouvons pas rester indifférents et nous ne pouvons pas nous retrancher derrière des murs et des fils barbelés sous prétexte de défendre la sécurité ou un mode de vie » a-t-il plaidé, demandant aux pays de « garantir un accueil et une protection aux migrants ». Mais cet ami de la synagogue s’est bien gardé d’évoquer le mur en Palestine occupée parquant les Palestiniens et les faisant vivre dans un camp des concentration à ciel ouvert.
 
POUR FRANÇOIS, il faut ouvrir grand les portes du Vieux Continent à l’invasion et à la submersion migratoires. Et encore plus volontiers s’il s’agit de migrants mahométans. « Il faut vaincre l’indifférence et rejeter la pensée selon laquelle les migrants seraient le problème des autres » a asséné Bergoglio qui se garde bien, quant à lui, d’accueillir massivement des migrants et autres réfugiés au Vatican ou de les loger dans ses appartements privés. Critiquant les camps de rétention, mais muet sur l’avortement (qu’il a balayé pudiquement en une demi-phrase) et sur la contraception de masse, sur l’idéologie LGBT, sur le transexualisme et le transhumanisme, François a en revanche appelé l’Union européenne à parler d’une seule voix sur la question des migrations, celle de l’accueil massif des migrants, dénonçant leur “déshumanisation”. A aucun moment, il n’a suggéré l’idée, pourtant de bon sens, qu’il vaudrait mieux que ces populations restent chez elles et que se mettent en œuvre des plans de développement, des projets industriels de nature à fixer les peuples dans leur pays d’origine plutôt qu’encourager des migrations destructrices et mortifères, un déracinement dont les conséquences sont dévastatrices.
On le voit, tout va toujours plus mal. Méfions-nous des faux bergers, des mercenaires, des marchands d’illusion et essayons simplement dans ce monde de ténèbres où tout est inversé de dire et de servir la vérité. Dans tous les domaines. En cette octave de l’Epiphanie, il n’est en effet rien de mieux à faire que d’accrocher notre charrue à l’étoile des mages. Ainsi nous serons sûrs de ne pas nous fourvoyer, de ne pas être dupé, de ne pas être manipulé. Plutôt que de cultiver de vains espoirs électoraux, qui sont invariablement des illusions et des mirages et ne débouchent que sur l’amertume et le sentiment de trahison, restons fidèles en tout aux principes nationalistes et offrons généreusement à l’Enfant-Dieu, tout petit mais infiniment puissant, pauvre et pourtant d’une richesse infinie dans son humble crèche, l’or de nos bonnes actions, l’encens de notre oraison et la myrrhe de nos efforts. Voilà assurément de quoi dilater les cœurs, fortifier les volontés, décupler les énergies et faire renaître ou grandir en nous la flamme de l’espérance malgré les vicissitudes et tourments du temps présent.

RIVAROL, <jeromebourbon@yahoo.fr>. 

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Billet hebdomadaire

Ghislaine Maxwell, Jeffrey Epstein, les fusibles du Mega Group


A la toute fin de l’année dernière que nous venons de clore, la complice du “suicidé” Jeffrey Epstein, la plantureuse Ghislaine Maxwell, fut reconnue coupable par un tribunal américain de trafic sexuel de mineurs. Néanmoins, c’est encore en pleine léthargie sociale post-festive que nous apprenions que la cohorte d’avocats de la criminelle demandait à la justice d’annihiler ce premier jugement qu’elle considère comme altéré du fait de la présence dans le jury d’un membre qui aurait été sexuellement agressé alors qu’il était enfant. Si nous pouvons nous interroger sur cet argument présenté comme dirimant par la défense, la justice américaine s’est montrée, elle, particulièrement sensible au dit motif qu’elle avança le 5 janvier. Le sort de Ghislaine Maxwell est donc loin d’être écrit, et on peut s’attendre dans les mois qui viennent à d’éventuels coups de tonnerre dans un procès qui, dans tous les cas, sera une mascarade destinée à masquer la véritable fonction qu’exerça la diablesse aux côtés d’Epstein. La juge Alison Nathan a répondu que la demande de la défense serait bien examinée, sans se prononcer sur une enquête. Elle a fixé la date du 19 janvier pour que la défense expose ses arguments, avec un délai au 2 février pour que l’accusation réponde.
En France, où les intérêts, les activités, les relations, les réseaux de Ghislaine Maxwell sont très importants (nous allons voir qu’elle cultive des liens profonds avec notre pays), la presse se fit étrangement toute petite, n’évoquant qu’avec de rares mots quelques séquences dérisoires d’un procès dont le pouvoir entend obstinément étouffer ses échos.

DE JEFFREY EPSTEIN À GHISLAINE MAXWELL

Après quarante heures de délibérations étalées sur cinq jours, le jury avait déclaré, le 29 décembre 2021, Ghislaine Maxwell, 60 ans, coupable de cinq des six chefs d’accusation qui pesaient sur elle, dont le plus grave, celui de trafic sexuel avec son ancien compagnon officiel, le financier Jeffrey Epstein, mort en prison en 2019. Cependant aucune date n’avait encore été fixée pour le prononcé de la peine, qui risque maintenant d’être retardé.
Répétons-le, là n’est pas le scandale. Le véritable problème de cette affaire repose sur les griefs que l’on reproche à la grande Ghislaine, présentée faussement comme une grande mondaine britannique dont la vie n’aurait tourné qu’autour du luxe, du sexe, des grandes réceptions, des voyages et de son amour pour Jeffrey Epstein. (Juan Alessi, ancien majordome d’Epstein dans sa résidence de Palm Beach (Floride) dans les années 1990, a témoigné devant le tribunal fédéral de Manhattan. Il a raconté aux jurés comment Maxwell avait imposé un nombre “incalculable” de règles très strictes dans la maison de Palm Beach, dont la plus “terrifiante” interdisait de croiser le regard de Jeffrey Epstein. « Ne le regardez pas dans les yeux, tournez la tête et répondez-lui », se rappelle s’être entendu dire Juan Alessi.) Bien sûr sont-elles graves les accusations sélectionnées par le tribunal de New York à l’encontre de Ghislaine Maxwell. Thémis s’intéresse cependant à des faits nombreux et continus de proxénétisme mais jamais à la véritable raison expliquant cette activité. Pour la justice américaine, les orgies sexuelles où figurent les victimes ne relèveraient que des vices et des perversions de Maxwell et de son partenaire taré Jeffrey Epstein. Or, rien n’est plus faux.

DES JOURNALISTES BIEN TAISEUX SUR CETTE AFFAIRE

Pour soutenir cette thèse fallacieuse, seuls quelques témoignages de mineures à l’époque des faits jugés ont été triés sur le volet. Nul doute qu’ils ne servent qu’à quadriller une affaire qui aurait dû être explosive. Afin de noyer le poisson jusqu’à l’asphyxie, d’autres témoignages provenant de certains domestiques des Epstein-Maxwell ont été enregistrés. Autant de propos dessinant un couple bizarre ayant axé toute son existence autour d’une sexualité débridée. Qu’on se le dise, l’affaire Maxwell ne tiendrait qu’à la luxure d’un couple dégénéré qui, longtemps, put se protéger grâce à sa colossale fortune ! Le public ignorant, habitué aux affaires médiatiques à la Harvey Weinstein, aux caprices des vedettes et des milliardaires, se satisfait de ce récit quand il ne s’en fiche tout simplement pas. Comme il ignore que ce n’est pas la prison à vie que risquerait Ghislaine Maxwell à l’issue d’un véritable procès impartial, mais la chaise électrique.

GHISLAINE MAXWELL ? UNE MONDAINE BRITANNIQUE AZIMUTÉE ?

Nous le savons tous, Ghislaine est la fille chérie du disparu Robert Maxwell. La connaissance de cette filiation est cruciale pour comprendre le parcours de sa vie, en particulier sa trajectoire professionnelle. Ghislaine était la fille préférée du père Maxwell qui eut neuf enfants, et elle était terriblement digne de ce père. Ghislaine était la plus jeune et la fille préférée du magnat de la presse Robert Maxwell. Maxwell le cigare, né Jan Ludvik Hoch, avait rejoint l’armée britannique pendant la Seconde Guerre mondiale. Après cela, selon les auteurs  John Loftus et Mark Aarons, il influença lourdement le choix du gouvernement tchécoslovaque d’armer les paramilitaires sionistes au cours de la guerre de 1948 qui aboutit à la fondation de l’Etat “israélien”, et Maxwell fut personnellement impliqué dans la contrebande de pièces détachées d’avions vers “Israël”.
Ian Robert Maxwell, né Jan Ludvík Hyman Binyamin Hoch le 10 juin 1923 à Solotvyno (Ukraine) et mort le 5 novembre 1991 en mer au large des îles Canaries, devint un homme d’affaires, un magnat de la presse mais, il était, en réalité, une légende comme l’entité sioniste en fabrique régulièrement depuis plus de soixante ans, soit un agent engraissé par de l’argent sale qui, via les media, travaille fanatiquement pour l’Israël par l’espionnage ou la propagande.
Robert Maxwell est enterré au cimetière juif du mont des Oliviers à Jérusalem, en Israël, lors de funérailles auxquelles participent le président, Chaim Herzog, le Premier ministre, Yitzhak Shamir, six actuels ou anciens chefs de services secrets israéliens, ainsi que son ami et avocat, Samuel Pisar, une star de la survivance shoatique.
 Sa solidarité est-elle allée, comme le prétend le journaliste américain, M. Seymour Hersh, jusqu’à prêter aide et assistance au Mossad, le service secret d’Israël ? Robert Maxwell était-il, plus encore qu’un honorable correspondant du renseignement israélien, un membre actif des réseaux ?
C’est, selon nous, l’évidence. Tout l’indique.
Ghislaine est également la fille de sa mère, Elisabeth Maxwell, née Meynard. Elisabeth Meynard naît le 11 mars 1921 à La Grive, un lieu-dit près de Saint-Alban-de-Roche en Isère, en France. Son père franc-maçon est un soyeux issu d’une famille aristocratique protestante, sa mère est officiellement catholique. À l’âge de 9 ans, Elisabeth est envoyée dans un pensionnat catholique anglais, puis elle poursuit ses études à Lyon et au collège Sévigné, à Paris. Elle fait des études de droit à la Sorbonne. En septembre 1944, après la “Libération” de Paris, alors qu’elle travaille comme interprète pour le Welcome Committee, destiné à présenter les officiers des forces alliées aux Français, elle rencontre le capitaine britannique d’origine tchécoslovaque Robert Maxwell. Ils se marient le 14 mars 1945. Elle travaille par la suite bénévolement, en tant que secrétaire et assistante, à Londres, pour son époux qui fonde son empire de presse sur la base d’argent douteux. Vers 40 ans, pendant les années 1960, elle travaille donc pour la communication de son mari, et fait campagne pour lui à l’élection générale de 1964. Elle s’inscrit en 1970 au St Hugh’s College, à Oxford, en lettres modernes, où elle obtient son diplôme. Elle obtient ensuite son doctorat en 1981, à l’âge de 60 ans, avec sa thèse intitulée The Art of Letter Writing in France, 1789-1830, fondée sur la correspondance de sa propre famille française et suisse de cette époque-là. Elle entreprend de rechercher les personnes juives proches de la famille de son époux tués par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, et en retrouve au total environ 300. Elisabeth Maxwell est amenée ainsi à s’intéresser, pour le plus grand bonheur de la communauté de son époux, au dialogue inter-religieux (en vue d’une alliance entre Chrétiens et Juifs contre les méchants antisémites de toute sorte et du monde entier). Elle crée la revue Holocaust and Genocide Studies en 1987, et organise en 1988 un congrès de recherches à Londres et Oxford, intitulé Remembering for the Future, suivi par Remembering for the Future. The Holocaust in the Age of Genocide en 2000, qui lui valent les louanges du « cardinal catholique » Basil Hume et de l’archevêque anglican Donald Coggan. Elle publie par la suite deux livres sur la Shoah.

L’ALLIANCE ENTRE JUIFS ET CHRÉTIENS AU PROFIT DES PREMIERS

Elle est la première femme vice-présidente du Comité exécutif du Conseil international des chrétiens et des juifs (Executive Committee of the International Council of Christians and Jews). Un agent sioniste en avance sur son temps. En 1988, elle reçoit le prix Sigmund-Sternberg, son travail étant considéré comme une avancée pour les relations entre chrétiens et juifs. Elle meurt à l’âge de 92 ans en Dordogne, le 7 août 2013.
Bref, la famille de Ghislaine est par excellence d’essence judéo-sioniste. Cela est d’autant plus vrai que le patriarche, Robert, fut l’artisan du rapprochement de Jeffrey Epstein et de sa fille. Pour le travail, en premier lieu, et plus si affinité.
Epstein est né à Brooklyn dans une famille juive et sioniste de classe moyenne. Intelligent, débrouillard et vicieux, il fut […]

François-Xavier ROCHETTE.