Rivarol n°3539 du 2/11/2022
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Rivarol n°3539 du 2/11/2022 (Papier)

Editorial

La Toussaint, Halloween, la mort et la vie

IL NE FAIT PAS BON en France combattre l’immigration massive. Malgré la multiplication des meurtres et des assassinats, y compris les plus sauvages, les plus odieux, comme l’a révélé entre autres la tragique et effrayante affaire Lola, incriminant directement des étrangers, souvent d’ailleurs en situation irrégulière sur le territoire français, les militants nationaux et identitaires ne bénéficient d’aucune compréhension ni d’aucune clémence quand ils mènent des actions politico-médiatiques spectaculaires pour faire prendre conscience au grand public des dangers extrêmes de l’actuelle submersion migratoire. Pour avoir brièvement occupé, le 5 octobre 2018, les locaux de l’association Sos Méditerranée à Marseille, une ONG qui promeut ouvertement l’accueil massif de migrants dans notre pays, sans commettre la moindre violence ni faire le moindre blessé, les 23 membres du groupement Génération identitaire, dissous par le ministère de l’Intérieur le 3 mars 2021, dissolution confirmée par le Conseil d’Etat le 3 mai 2021, ont été condamnés à de très lourdes peines. L’un des militants de Génération identitaire a ainsi été condamné à un an de prison ferme, alors que son casier judiciaire était vierge, un autre à six mois ferme, les autres à des peines de prison avec sursis. Notamment Peter Sterligov, cadre des services techniques de Beaucaire et candidat FN battu aux élections départementales à Nîmes (en 2015) puis à Châteaurenard (en 2021). Il écope de huit mois de prison avec sursis et de trois ans d’interdiction de séjour à Marseille, pas moins ! Le tribunal correctionnel du chef-lieu des Bouches-du-Rhône, dans son jugement, retient à son encontre « la persistance de comportement délictuel démontrée par sa condamnation récente par la Cour d’appel de Paris pour des faits postérieurement commis ». Soit l’occupation temporaire de la Caisse d’allocations familiales de Bobigny.
Mais ce qui est encore plus frappant peut-être dans ce jugement du 20 octobre 2022, ce sont les très lourdes sanctions financières alors même que les militants de Génération identitaire sont généralement très jeunes et peu argentés. Le tribunal judiciaire de Marseille a en effet accordé d’importantes indemnités à l’association Sos-Méditerranée, notamment 22 000 euros, pas moins, au titre du préjudice moral. De plus, les 23 militants de Génération identitaire ont été condamnés à 91 426 euros d’amende, excusez du peu ! Cela représente 69 mois au SMIC ! L’ex-porte-parole de Génération identitaire, la juvénile et sémillante Thaïs d’Escufon, a, quant à elle, été condamnée à 8 mois de prison avec sursis.

ON LE VOIT, ces peines extrêmement sévères et totalement disproportionnées quant à la réalité des faits sont destinées à envoyer un message fort et univoque : il ne faut pas chercher, d’une manière ou d’une autre, à s’opposer activement et publiquement au Grand Remplacement, à la submersion migratoire de notre pays, au changement de peuple qui est en cours, il ne faut pas le dénoncer, le pointer du doigt, faute de quoi l’on est matraqué, tué socialement, professionnellement, financièrement, judiciairement. Et nous le disons d’autant plus ouvertement que les militants de Génération identitaire, notoirement proches du sexagénaire judéo-sioniste et agent israélien Gilles-William Goldnadel, qu’ils ont pris plusieurs fois pour avocat — ce qui, soit dit en passant, n’a pas empêché leur dissolution ni leur matraquage judiciaire ! — n’ont jamais manifesté la moindre solidarité envers RIVAROL quand ce dernier était attaqué, condamné et vilipendé, sans doute parce que jugé trop compromettant, trop judéocritique, trop antisioniste, trop intransigeant.
Mais qu’importe, notre honneur est de dénoncer toutes les injustices, d’où qu’elles viennent et qu’elles qu’en soient les victimes. La façon honteuse et écœurante dont sont traités ces jeunes Français sincères et désintéressés qui n’ont d’autre but que de vouloir défendre leur terre, leur peuple, leur héritage, et qui sont légitimement angoissés par le phénomène actuel et accéléré de Grand Remplacement, même si on peut bien sûr discuter les modes d’action choisis et s’interroger sur leur réelle efficacité, doit être dénoncée. Nous leur exprimons dans l’épreuve notre compassion et notre sympathie car lorsqu’un de nos frères est victime d’injustice, on ne regarde pas si l’on est d’accord à 100 % avec lui sur tous les sujets et sur toutes ses façons d’agir, de penser ou de militer, on dénonce sans ambages et sans faiblesse le matraquage dont il est victime.

CAR, au-delà de leurs personnes et de leur mouvement, ce sont évidemment tous les Français non reniés qui sont visés. L’affaire Lola, parmi tant d’autres, l’a amplement démontré. Oser dénoncer le caractère criminogène de l’immigration massive, oser mettre en question la politique migratoire des gouvernements successifs depuis plusieurs décennies, c’est considéré comme du racisme, de la haine, de la discrimination. C’est commettre un délit. On en est là dans la France occupée et asservie de 2022. Loin de faire profil bas après de telles épouvantables tragédies, les pouvoirs publics osent donner des leçons et dénoncer « l’extrême droite ». En réalité, ce n’est pas d’abord et avant tout « l’extrême droite » que combattent les pouvoirs publics et les grands médias, c’est notre peuple dans sa totalité, en tant qu’il veut rester fidèle à lui-même, qu’il n’entend pas être submergé, remplacé, esclavagisé, éliminé. Et ce qui vaut pour l’immigration vaut pour la famille et la défense des bonnes mœurs. Défendre aujourd’hui la morale naturelle, la famille traditionnelle, combattre le lobby LGBT sont considéré comme des délits appelés homophobie et punis, comme le prétendu racisme et le prétendu antisémitisme, d’un an de prison ferme et de 45 000 euros d’amende. Vouloir être et rester soi-même, ce qui est parfaitement légitime, n’est plus permis dans leur République maçonnique, anti-nationale, anti-naturelle et anti-chrétienne.
La vérité, implacable, terrifiante, effrayante, c’est que tout est fait pour nous avilir et nous détruire, pour nous mutiler et nous tuer, pour neutraliser nos défenses immunitaires, éliminer notre identité, nos racines, nos traditions, notre foi, notre morale, notre art de vivre, notre façon d’être, de penser et de réagir. Ce monde est régi par la mort, par une volonté satanique de destruction, d’inversion et de perversion dans tous les domaines. Ce n’est pas un hasard si la magnifique et immémoriale fête de la Toussaint, suivie le lendemain de la fête des morts consistant à prier pour la délivrance des âmes du purgatoire, est de plus en plus remplacée par la très commerciale et tout à fait diabolique et très médiatique fête d’Halloween avec ses citrouilles, ses sorcières, ses squelettes, ses figurines hideuses et horribles, sa laideur revendiquée.

LE SAMEDI 29 octobre, à Séoul, en Corée du Sud (pays asiatique qui a récemment légalisé le “mariage” homosexuel et dont les mœurs décadentes n’ont désormais rien à envier à l’Occident), 154 personnes ont trouvé la mort, et des dizaines ont été blessées, 33 se trouvant dans un état critique, à la suite d’un mouvement de foule célébrant cette affreuse fête d’Halloween. Environ 100 000 personnes, pour la plupart d’une vingtaine d’années et déguisées pour l’occasion, avaient convergé samedi soir vers Itaewon, quartier “branché” de bars et de boîtes de nuit de Séoul composé d’un dédale d’étroites ruelles en pente raide le long d’une avenue principale. Des témoins ont décrit des scènes de chaos et d’horreur dans la ruelle en pente d’à peine trois mètres de large, où des milliers de fêtards, souvent imbibés d’alcool ou d’autres substances, ont commencé à se pousser, à tomber les uns sur les autres, à suffoquer et à paniquer. Ils étaient venus pour s’amuser, pour s’éclater, comme on dit maintenant, en se grimant en sorcières et en démons, et à l’arrivée ils ont connu la panique, la peur, la souffrance et la mort. C’est un symbole terrifiant de notre époque festive (feu le talentueux essayiste Philippe Muray dénonçait à juste titre dans ses ouvrages le “festivisme” systématique de notre époque vide et décadente).
Autrefois la mort était omniprésente. Du fait des guerres, des épidémies, de la forte mortalité infantile, d’une espérance de vie plus limitée qu’aujourd’hui. Ce qui favorisait une tension morale, une discipline de vie, un règlement des mœurs. Aujourd’hui tout est fait pour repousser, pour nier, pour dissimuler la mort qui dérange fortement un monde matérialiste et hédoniste. On repousse de plus en plus les cimetières en dehors des centres-villes, on substitue à l’inhumation traditionnelle la crémation, comme si l’on voulait se débarrasser au plus vite de morts encombrants et montrer qu’après ce monde il n’y a plus rien, qu’il n’y a qu’un ici-bas et non un au-delà, on ne se préoccupe plus de ses fins dernières, de son éternité, des défunts de ses familles. Or, comment rester profondément attaché à sa terre, à son sol, à son pays, si l’on ne s’intéresse nullement à ses aïeux, à ses devanciers, à ceux qui ont permis, par leurs efforts et leurs mérites, par leur travail et leur sueur, que France continue ? La terre et les morts dont parlait si éloquemment, si magnifiquement Maurice Barrès, ne sont pas quelque chose d’étranger au nationalisme et au catholicisme, bien au contraire. Ils ne sont ni accessoires ni superfétatoires. L’homme qui est sans racine, sans mémoire, sans passé, est un astre errant qui ne peut rien construire, qui ne laissera rien derrière lui, qui est le jouet rêvé de tous les manipulateurs, de tous les transhumanistes, et dont le cœur et le cerveau sont acquis d’avance à toutes les nouveautés, même les plus folles et les plus destructrices. Ce n’est que par l’enracinement, la tradition, la lignée, la transmission, l’héritage matériel et surtout immatériel que vit et se perpétue une nation. Nos contemporains n’ont hélas que trop tendance à l’oublier.


RIVAROL, <jeromebourbon@yahoo.fr>.

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Billet hebdomadaire

Qui est Rishi Sunak, le nouveau Premier ministre indien du Royaume-Uni ?

«Rishi Sunak a réussi, en octobre 2022, après un premier échec cet été, à être désigné par le Parti Conservateur comme son chef. Ce chef est aussi, depuis le 25 octobre, le nouveau Premier ministre du Royaume-Uni, puisque la majorité parlementaire n’a pas changé, celle élue sous le patronage de Boris Johnson le 19 décembre 2019, avec 365 sièges sur les 650 de la Chambre des Communes (la majorité absolue est fixée à 326). S’ils ont renversé deux de leurs chefs, Boris Johnson, puis Liz Truss, ces députés conservateurs sont demeurés à peu près unis entre eux. Qui est vraiment Rishi Sunak ? Quel est le contexte politique, difficile, auquel il doit faire face ?

RISHI SUNAK, UN BANQUIER INDIEN EN ANGLETERRE

Rishi Sunak est certes né au Royaume-Uni à Southampton, en 1980, ce que mettent en valeur tous ses partisans, opposant ce lieu de naissance à celui de Boris Johnson, né à New York, aux Etats-Unis. Néanmoins, il est manifestement Indien. Il en possède tous les référents culturels fondamentaux. Il est l’époux d’une millionnaire indienne, Akshata Murty. La famille est hindouiste ; les enfants ont des prénoms indiens. Rishi Sunak confesse volontiers publiquement une pratique hindouiste stricte, avec un végétarisme rigoureux.
Rishi Sunak a mené une première carrière dans la finance, chez Goldman-Sachs. Grand banquier d’affaires, il maîtrise techniquement les questions financières, contrairement à Liz Truss. Cependant, même les libéraux de conviction, ceux qui célèbrent par principe le capitalisme, et son esprit d’audace et d’invention, n’apprécient pas son profil de millionnaire par mariage. Tout laisse à penser qu’il n’est vraiment pas aimé par la base du Parti Conservateur. Evidemment, un “milliardaire” — ce qui est légèrement excessif, sa fortune avoisine les 800 millions d’euros — est un épouvantail commode pour les Travaillistes ; le fait qu’il soit « vegan racisé » ne change rien à l’affaire.
Puis, Richi Sunak a quitté les affaires pour la politique en 2015. Il a été, lors du scrutin uninominal à un tour, élu (en 2015, avec 51 % des voix) et réélu largement (en 2017, puis 2019, avec 64 %) dans une circonscription du Nord de l’Angleterre (Richmond, dans le Yorkshire du Nord), historiquement acquise au Parti Conservateur ; elle avait été celle, de 1989 à 2015, de l’ancien chef du Parti Conservateur, William Hague, opposant malheureux à Tony Blair.
Du fait de ses compétences financières, il a été nommé par Boris Johnson Chancelier de l’Echiquier, fonction exercée de février 2020 à juillet 2022. Il a été l’un des ministres majeurs dont la démission, le 5 juillet 2022, a précipité la chute de Boris Johnson. Dans cette ambiance particulière au Parti Conservateur, très délétère, et comme il n’a guère montré un exemple de fidélité dans un passé très récent à son supérieur hiérarchique, pourra-t-il compter sur la loyauté de ses ministres ? Ce n’est pas certain.
Après deux épisodes de mutineries des ministres et des députés, le Parti Conservateur peut-il encore être contrôlé, et le Premier ministre issu de ses rangs gouverner ? Les observateurs en discutent. Si Rishi Sunak échouait à tenir son gouvernement et sa majorité, et même si rien ne l’y oblige constitutionnellement, la pression politique serait alors très forte pour la tenue d’élections législatives anticipées. Après un tel spectacle, le Parti Conservateur serait balayé. On peut donc plutôt anticiper, que, par intérêt bien compris, ministres et députés soient enfin loyaux au Premier ministre.

UN PAYS QUI N’EST PLUS GOUVERNÉ, ET QUI DEVRAIT SE BATTRE POUR SA SURVIE

Nous avions constaté, la semaine passée, la multiplication des fractures politiques au sein du Parti Conservateur : il y a eu un divorce net entre les députés et les militants du parti ; cependant les députés sont peut-être restés plus proches des électeurs que les militants, moins de 200 000, vivant quelque peu dans un monde à part, coupé des réalités du pays ; cela arrive parfois. Les députés ont imposé aux militants le départ de Boris Johnson, puis de Liz Truss, avec le constat très rationnel de l’incompétence de ces deux personnalités pour diriger le pays, en particulier durant des heures difficiles.
Le processus de Brexit, démarré par le référendum du 23 juin 2016, enfin réalisé le 1er février 2020, est toujours en cours, avec des modalités pratiques complexes : le Royaume-Uni est-il désormais pleinement séparé de l’Union Européenne, ou sous un régime d’union douanière avec elle, ou quasiment ? Ce n’est vraiment pas clair, et cela dépend des marchés ou des produits, ou des services concernés, ce qui est un cauchemar administratif très perturbant. Il aurait fallu choisir clairement une des deux options, ce qu’a été incapable de faire Boris Johnson, tout comme d’ailleurs son prédécesseur Theresa May. Le règne du flou, des contradictions permanentes, dans la direction des Etats européens, est assez général depuis les années 2000, et Macron en France en est un représentant typique. Les conséquences de cette attitude ont été calamiteuses lorsqu’il a fallu faire des choix clairs, comme au Royaume-Uni.
Ce flou général à Londres a aussi favorisé les agitations politiques séparatistes en Ecosse, comme en Irlande du Nord, où elles sont majoritaires, ce qui pourrait conduire à terme à l’éclatement du Royaume-Uni. Cette perspective paraît d’autant plus atteignable que Londres donne de moins en moins l’impression de gouverner vraiment l’ensemble. Les ambiguïtés permanentes ont lassé jusqu’aux Loyalistes d’Irlande du Nord, très remontés contre l’application concrète du Brexit, qui a créé une frontière économique en Mer d’Irlande, les rattachant de facto sur le plan douanier à la République d’Irlande — et donc à l’UE —, ce dont ils ne veulent à aucun prix. Ils sont d’autant plus excités qu’ils pressentent leur prochain abandon par Londres, et qu’ils se savent depuis quelques années minoritaires dans les urnes en Ulster, après un siècle de domination incontestée ; la démographie plus dynamique des catholiques irlandais a permis sur un siècle ce basculement démographique, même, si hélas, depuis les années 1990, la natalité de tous les Blancs, catholiques comme protestants, a fini par s’effondrer.
 
LA QUESTION MIGRATOIRE

Un des grands arguments en faveur du Brexit avait été la maîtrise des flux migratoires. Qu’en est-il désormais ? Le Grand Remplacement se poursuit, à un rythme accéléré et visible, avec à la fois la population allochtone déjà présente, et des flux toujours maintenus en provenance de l’étranger lointain. Les seuls flux restreints, et peut-être inversés, seraient ceux concernant les pays européens : le près d’un million de Polonais au Royaume-Uni rentrerait en partie chez lui — on recense quelques centaines de milliers de retours —, les difficultés administratives causées dans le cadre du Brexit se combinant avec les perturbations graves de l’économie liées à l’hystérie covidesque, puis, récemment, à la guerre économique totale contre la Russie. L’Ecosse est affectée autant que l’Angleterre par le phénomène de l’immigration massive, avec une domination culturelle de la gauche wokiste encore pire, et une éventuelle indépendance prendrait de drôles de couleurs, et serait tout sauf la résurrection d’une nation écossaise traditionnelle et authentique.
Cette Diversité croissante, avec un gros tiers au moins de naissances allogènes à l’échelle nationale, est tout sauf un phénomène harmonieux. Le seul point “positif”, comparativement, est qu’elle est un peu plus laborieuse que son équivalent en France, sans que le bilan économique, même sur le seul plan comptable, soit positif pour autant. La cohabitation se passe globalement mal avec les autochtones. En outre, les conflits extérieurs sont importés, en particulier une haine vigoureuse entre les Pakistanais et les Indiens. Les millions de Pakistanais de Grande-Bretagne, loin de célébrer l’ascension au sommet du gouvernement de leur semblable extérieurement, sont furieux de cette promotion ; ils y voient quelque complot islamophobe, quelque alliance des chrétiens, des sionistes, et des hindous contre l’islam. Les musulmans pakistanais ou bengalis au Royaume-Uni attaquent régulièrement les temples ou les processions des hindous ou des sikhs ; lorsqu’ils sont assez nombreux aussi, ces derniers se défendent. Pour l’instant, ces émeutes interethniques, systématiquement tues dans les grands médias, en sont restées au stade des intimidations et des bastonnades, avec très peu de morts ; mais les choses pourraient dégénérer rapidement.
Rishi Sunak, malgré ses origines étrangères, a promis la plus grande fermeté contre l’immigration clandestine ; il s’est entretenu à ce sujet avec le président Macron, qui s’est engagé à défendre la frontière du Royaume-Uni. Il est à craindre pour nos amis britanniques que cette promesse de Macron ne soit aussi peu honorée que tant d’autres, et que le phénomène, récent et croissant, des traversées sauvages de la Manche, ne se poursuive. Cette promesse verbale de Rishi Sunak sur l’immigration clandestine est une constante de tous ses prédécesseurs, depuis au moins Margareth Thatcher dans les années 1980, et plus récemment Boris Johnson et Liz Truss. On constate l’inefficacité visible de ces promesses. En pratique, un clandestin débarqué au Royaume-Uni n’a qu’un risque infime d’être expulsé, aussi peu qu’en France. Le fameux plan rwandais de Boris Johnson, avec la réinstallation par milliers, puis par dizaines de milliers, de demandeurs d’asile manifestement abusifs, est resté lettre morte. Londres se proposait de copier l’Australie et l’entité sioniste, qui, elle, expulse systématiquement les immigrés non-juifs, avec un accord particulier, rémunéré, pour le transfert au Rwanda des populations concernées de couleur. Les quelques procédures engagées au Royaume-Uni ont été suspendues ou annulées par une justice gauchiste, et l’instabilité politique croissante depuis juin 2022.
Même s’il est plus sérieux, ce qui n’est guère difficile, que ses deux prédécesseurs immédiats, Rishi Sunak n’inspire vraiment aucune confiance pour l’avenir du Royaume-Uni. […]


S. de S..