CE N’EST PAS LE VIDE, c’est le trop plein. A quatorze mois du premier tour de la présidentielle du printemps 2027 dont la date n’est pas encore fixée, onze candidats ont déjà fait acte de candidature. Un record, à plus d’un an de l’élection reine de la Vème République ! Le dernier en date est Bruno Retailleau, le patron des Républicains. L’ex-ministre de l’Intérieur a rendu publique sa décision le jeudi 12 février. Avant lui, dix personnalités de tous bords avaient publiquement fait acte de candidature : Nathalie Arthaud pour Lutte ouvrière, Delphine Batho pour Génération Ecologie, le communautaire Jérôme Guedj pour le Parti socialiste, Edouard Philippe pour Horizons, même si sa candidature est conditionnée à sa réélection à la mairie du Havre le mois prochain, le franc-maçon Xavier Bertrand, le chef de file des députés LR à l’Assemblée nationale Laurent Wauquiez, le maire de Cannes LR David Lisnard, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan pour son mouvement Debout la France, François Asselineau pour l’UPR et Marine Le Pen pour le RN, même si cette dernière ne saura que le 7 juillet, date de l’arrêt de la cour d’appel dans l’affaire des assistants parlementaires du FN, si elle peut briguer la magistrature suprême ou si elle doit céder la place au juvénile Jordan Bardella qui piaffe d’impatience.
Par ailleurs, il ne fait aucun doute que l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon sera une quatrième fois candidat à la présidence de la République. Les candidatures de Fabien Roussel pour le Parti communiste et de Raphaël Glucksmann pour Place publique ne font également guère de doute. Non plus qu’une présence de Reconquête (sera-ce Eric Zemmour ou Sarah Knafo, on a le choix entre un sépharade d’Algérie et une sépharade du Maroc). Une candidature du communautaire et inverti Gabriel Attal voire de Gérald Darmanin est actuellement de l’ordre du probable.
On ne peut par ailleurs passer sous silence la primaire de la gauche prévue en principe le 11 octobre et où sont déjà candidats les ex-Insoumis Clémentine Autain, François Ruffin, Lucie Castets, ex-candidate d’union de la gauche désignée pour Matignon, et la Verte Marine Tondelier. Reste à savoir si le Parti socialiste participera à cette primaire ou non. Si Olivier Faure, patron du PS, était présent à l’annonce de cette lilliputienne primaire, d’autres cadres militent pour un soutien au communautaire Glucksmann quand certains préféreraient une candidature unique (Boris Vallaud y penserait, dit-on, en se rasant le matin). Des têtes de l’ancienne génération, dont le septuagénaire François Hollande qu’on dit brûlant de se lancer une nouvelle fois dans la course, préféreraient une candidature désignée par une « fédération de la gauche réformiste » allant du PS à Raphaël Glucksmann, Bernard Cazeneuve et Yannick Jadot. À l’extrême gauche, la question d’une candidature du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) se pose. Après les candidatures d’Olivier Besancenot (2002 et 2007, alors Ligue communiste révolutionnaire) et de Philippe Poutou (2012, 2017 et 2022), 2027 reste en suspens depuis que le parti s’est divisé, fin 2022, entre le NPA-Révolutionnaires et le NPA-l’Anticapitaliste, ce qui est une habitude dans les sectes trotskystes.
On notera que tous les camps sont atomisés, à gauche, au centre, à “droite” avec déjà plusieurs candidatures en leur sein (dont quatre chez LR : Lisnard, Bertrand, Retailleau, Wauquiez, un parti pourtant évalué à moins de 10 % des suffrages à la présidentielle !) et que les fils de Sion se taillent la part du lion, de Glucksmann à Attal, de Knafo à Zemmour en passant par Guedj. Ne manque au tableau que le fils Sarkozy. On l’oublie souvent, mais le grand remplacement, c’est aussi cela. On ne dénoncera jamais assez les grands remplaceurs.
LE 13 FÉVRIER, judéoservilité oblige, toute la classe politique en a rajouté dans les pleurnicheries et dans la soumission au Lobby à l’occasion des vingt ans de l’assassinat du sépharade Ilan Halimi qui devient une icône de leur République. Marine Le Pen a ainsi inauguré, en compagnie de l’affreux Arno Klarsfeld et de Steeve Briois, le maire RN ahuri et inverti d’Hénin-Beaumont, une allée dans cette commune de l’ancien bassin minier en mémoire du jeune Juif victime du « gang des barbares ». Il y a hélas des milliers de crimes abominables chaque année en France mais on ne rend hommage qu’à cet israélite pour être dans les petits papiers de la communauté juive. De même on se tait sur les effrayants et quotidiens actes de torture, parfaitement documentés, commis par leurs geôliers sur les prisonniers palestiniens. Il y a manifestement des gens qui sont plus égaux que d’autres ! Certains qui portent leur souffrance, vraie ou fantasmée, en bandoulière et qui en font commerce quand d’autres n’ont droit qu’à des douleurs muettes.
Lors d’un hommage forcément solennel à l’Elysée — si cela avait été un Français chrétien de souche, le chef de l’Etat en aurait-il fait autant ? —, l’ancien associé de la banque Rothschild, Emmanuel Macron, ce même 13 février, un vendredi noir décidément, s’est prononcé pour une peine d’inéligibilité obligatoire pour les élus reconnus coupables d’actes ou de propos antisémites. Après avoir planté un chêne à la mémoire du nouveau saint et martyr de leur République dans les jardins de l’Elysée — n’y a-t-il pas de cause plus noble à défendre ? —, Macron dans son discours a dénoncé « l’hydre antisémite », pas moins, et a appelé à un nouveau renforcement des sanctions pénales contre l’antisémitisme. Et peu importe si, dans les statistiques officielles, en 2025 les signalements d’actes antisémites ont baissé de 16 % par rapport à 2024. Et dans ces signalements il y a soit de pures affabulations dont certains sont spécialistes, soit des faits parfaitement anodins. Une simple critique de l’entité sioniste, pourtant parfaitement légitime, peut être considérée comme antisémite. Un propos révisionniste est jugé antisémite. Eh bien malgré la définition très extensive de l’antisémitisme où l’on place tout ce qui déplaît au Lobby, ce qui fait beaucoup, les faits dits antisémites ont baissé de 16 % en un an. Cela n’empêche pas les autorités et les organisations juives — c’est foncièrement la même chose — de dénoncer en permanence à cor et à cri la montée vertigineuse de l’antisémitisme, sa recrudescence, son incandescence, son efflorescence. On peut au contraire s’étonner du calme relatif qui existe malgré le carnage casher à Gaza depuis bientôt trois ans. Et quand on voit ce qu’il y a derrière l’affaire Epstein, il y aurait pourtant de quoi redonner ses lettres de noblesse à certains discours peu judéophiles.
VINGT-QUATRE heures avant ces hommages tous azimuts à un sépharade, Quentin Deranque, un jeune homme de 23 ans, était frappé mortellement par des antifas alors qu’il assurait la sécurité du collectif identitaire, féministe, occidentaliste et ultra-sioniste Némésis venu protester contre la venue de l’eurodéputé Rima Hassan donnant une conférence sur la Palestine à l’IEP de Lyon. Cette affaire est d’abord une épouvantable tragédie. Un jeune homme qui avait la vie devant lui meurt dans des circonstances atroces, battu à mort par des antifas qui manifestement avaient l’intention de le tuer puisqu’ils lui ont donné de violents coups à la tête. Dans sa conférence de presse, le 16 février, Thierry Dran, le procureur de Lyon, a indiqué qu’une enquête criminelle était ouverte pour homicide volontaire et une autre, délictuelle, pour « violences aggravées par trois circonstances de réunion, d’usage d’arme, et de mis en cause dont le visage est dissimulé ». Quentin a en effet été attaqué « par au moins six individus, cagoulés et masqués ». Ce drame met une nouvelle fois en lumière l’extrême dangerosité, la rare violence de l’ultra-gauche en général et du mouvement antifa en particulier. Et à cet égard on ne peut que dénoncer la passivité voire la complaisance des pouvoirs publics envers ces groupes dont les violences répétées contre les biens et les personnes sont parfaitement connues des services de police. Et ce depuis de longues années. Pourtant on d’acharne sur « l’extrême droite » jugée comme le principal danger alors que les faits disent exactement le contraire.
On doit pareillement déplorer que la France insoumise ait choisi d’investir comme candidat aux législatives un Raphaël Arnault, cofondateur de la Jeune Garde, mouvement qui semble impliqué dans l’assassinat de Quentin Deranque, et aujourd’hui député du Vaucluse. On conçoit qu’un parti politique veuille ratisser large pour des élections mais cela ne justifie pas de choisir des candidats connus pour leur violence physique. En ce sens, LFI porte une certaine responsabilité morale. Non pas directe sans doute. Mais indirecte pour avoir fait de cet individu peu recommandable un député de la nation tout en connaissant son pedigree.
SI DONC en tant que père de famille, et même tout simplement en tant qu’homme de cœur, on ne peut qu’être profondément peiné et indigné par le lynchage et l’assassinat du jeune Quentin et que RIVAROL présente toutes ses condoléances attristées à sa famille et à ses proches, cette tragique affaire, ne nous le cachons pas, est politiquement une double catastrophe. D’abord parce qu’elle montre à quel point il est non seulement regrettable mais tout à fait nocif et contre-productif que la juste cause palestinienne soit confisquée, détournée, prise en otage par la gauche radicale un peu partout en Occident, ce qui hélas la rend alors haïssable aux yeux de beaucoup de gens de bonne foi et de bonne volonté qui auraient pourtant de quoi être horrifiés par ce qui se passe à Gaza et en Cisjordanie. Car il ne faut pas oublier que leur présent, c’est notre avenir. Nous avons affaire aux mêmes tyrans, aux mêmes oppresseurs. Nous sommes de plus en plus traités comme des Palestiniens dans notre propre pays.
Ensuite parce que cette tragédie va hélas profiter au lobby judéo-sioniste (à qui le crime profite ?), conduire beaucoup de droitiers, et ils sont déjà très nombreux dans ce cas, à se rapprocher de positions sionistes et judéoserviles. Voire à les épouser complètement. Par écœurement à l’égard de la gauche radicale, de ses méthodes et de ses sbires. Or, comme l’a écrit en substance et à juste titre Laurent Ozon, ancien conseiller de Jean-Marie Le Pen, objectivement qu’y avait-il de noble, de grand, de cohérent pour un jeune catholique conservateur à assurer le service d’ordre d’un collectif féministe, sioniste et gay-friendly voulant empêcher Rima Hassan de s’exprimer librement et courageusement sur la Palestine, sur le martyre de ce peuple victime de ceux dont nous souffrons aussi ici ? C’est triste de mourir, qui plus est si jeune, et dans des circonstances atroces, pour une cause aussi contestable. La droite et l’extrême droite en France n’ont-elles donc rien de plus urgent, de plus utile, de plus noble à faire que de vouloir empêcher ou perturber — à l’instar de tout le lobby judéo-sioniste qui la déteste, la diabolise et veut l’interdire partout — une conférence de celle que Boris Le Lay appelle avec admiration « la lionne de la Palestine », celle qui, certes est de gauche, mais qui a embarqué à ses risques et périls à bord d’une flotille pour Gaza, qui a affronté physiquement la police et l’armée israéliennes tandis que Bardella et Marion Maréchal, flanqués d’Arno Klarsfeld, faisaient d’écœurantes reptations devant le gouvernement du boucher et criminel de guerre Netanyahu et que Marine Le Pen ne trouve rien de mieux à faire que d’apposer des noms de rue juifs en compagnie du même affreux Klarsfeld. Quelle honte !
Le collectif anonyme Balance ton antisémite, qui cible régulièrement RIVAROL, a remis son premier prix d’antisémitisme à Rima Hassan pour ses positions pro-palestiniennes, s’acharne sur elle, exige quotidiennement, à l’instar d’autres sites juifs du même acabit, qu’elle soit mise en prison. Au même titre que votre serviteur. Est-il donc politiquement intelligent, intellectuellement recevable et moralement pertinent de s’associer à ces gens-là, de faire siens les mêmes mots d’ordre, d’épouser les mêmes haines, de poursuivre les mêmes objectifs ? La réponse est évidemment non et la sordide et effrayante affaire Epstein, où les Juifs sont à tous les étages, au premier plan comme dans les arrière-cuisines, devrait dessiller les yeux d’un grand nombre. Si toutefois nous étions valablement informés et à condition bien sûr que tout un chacun accepte de regarder la vérité en face. Et d’en tirer toutes les conséquences.
RIVAROL,<jeromebourbon@yahoo.fr>.
Emmanuel Macron n’a pas raté l’occasion pour amalgamer critique du judaïsme, antisionisme et antisémitisme.
« Trop souvent, les peines délivrées contre les auteurs de délits et crimes antisémites semblent dérisoires. Pour faire la transparence et la vérité, je souhaite que soit mis en place un suivi précis des peines et des sanctions », a-t-il ainsi déclaré, vendredi 13 février, à l’occasion de son hommage à Ilan Halimi, Juif de vingt ans séquestré et torturé à mort en 2006 par le Gang des barbares qui avait pris le malheureux en otage parce qu’il était convaincu qu’il était riche du fait de son appartenance à la communauté.
MACRON VEUT L’INÉLIGIBILITÉ POUR LES ÉLUS CONDAMNÉS POUR ANTISÉMITISME !
Ce vendredi, celui qui préside la République a fait part de son désir de voir naître une loi instituant une « peine d’inéligibilité obligatoire » pour les élus (ces « sentinelles de la République ») qui prononceront tout propos considéré comme antisémite, raciste et discriminatoire ou qui commettront des actes antisémites, racistes et discriminatoires. « Le gouvernement et le Parlement travailleront, par conséquent, à un renforcement de la pénalisation des actes antisémites et racistes ». Mais l’Elyséen s’en est particulièrement pris à ce qu’il appelle l’antisémitisme qu’il perçoit comme une hydre, c’est-à-dire comme un monstre à plusieurs têtes qui se serait immiscé dans « chaque interstice de la société », qui se trouverait et se déchaînerait partout. Selon lui, la « barbarie antisémite n’a pas reculé. Au contraire, elle n’a cessé de se régénérer ».
Macron a visé l’antisémitisme islamiste, l’antisémitisme d’extrême-gauche et « l’antisémitisme d’extrême-droite et ses clichés sur la puissance et la richesse ». L’époux de Brigitte a également évoqué, bien sûr, « l’antisémitisme qui utilise le masque de l’antisionisme pour progresser à bas bruit ».
« Parce qu’on ne saurait effacer les Français juifs de la photo de famille de la République, parce que lorsque dans la patrie un juif est en danger, c’est la patrie elle-même qui est en danger », a expliqué Macron.
Pour lutter vaillamment contre la haine absolue présente partout dans l’univers, l’ancien associé chez Rothschild & Cie Banque a planté un chêne dans le jardin de l’Elysée. L’arbrisseau devant être « le symbole d’enracinement de la mémoire d’Ilan Halimi dans la République. » « 20 ans après la mort d’Ilan Halimi, la situation ne s’est pas améliorée. Elle s’est, au contraire, dégradée », a pleurniché par ailleurs l’affreux Yonathan Arfi, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).
CETTE HAINE GLAÇANTE DONT ON NE PARLE POURTANT PAS
Il faut combattre toutes les haines. Pourtant, dans un monde sonné par l’explosion de l’affaire Epstein (qui n’a pas fini de grossir), Macron aurait pu avoir un mot, un petit mot, au moins un minuscule mot, pour les victimes blanches goyim pour utiliser les propres termes de l’infâme criminel qui choisissait indubitablement ses proies en fonction de caractéristiques raciales et religieuses. Dans un courriel horrifique du 19 juillet 2011, le monstre écrit à un individu dont le nom a été caviardé pour se moquer de l’une de ses petites victimes : « She said that she felt God’s presence next to her when she was in bed. She knows that Jesus watches over her… Whoops! »
(« Elle a dit qu’elle sentait la présence de Dieu à côté d’elle quand elle était au lit. Elle sait que Jésus veille sur elle… Oups ! »). On sait que le Whoops d’Epstein apparaît dans ses courriels quand il se moque de ses victimes qui ont été atrocement violées ou tuées. La réponse de son interlocuteur traduit un antichristianisme tout aussi féroce : « You should dress up as him when you see her. »
( « Tu devrais te déguiser comme lui quand tu la verras. »).
C’est ça, Epstein ! L’incarnation de la haine contre les Blancs chrétiens ! Une haine absolue poussant ce démon et ses commanditaires à violer, exploiter, torturer le corps et l’esprit de victimes qu’ils détestent ontologiquement. En 2009, dans un courriel envoyé au psychologue Roger Schank, l’agent sadique Epstein écrit : «This is the way the jew make money.. and made a fortune in the past ten years selling short the shippping futures let the goyim deal in the real world. » ( «C’est ainsi que les juifs gagnent de l’argent… et ont fait fortune au cours des dix dernières années en vendant à découvert les contrats à terme sur le fret maritime, laissez les goyim s’occuper du monde réel. »).
L’AFFAIRE EPSTEIN EST AUSSI UN SCANDALE FRANÇAIS
On sait que l’affaire Epstein, tout le monde le sait, n’est pas circonscrite au territoire nord-américain. Nous savons, nous Français, que le réseau d’Epstein est ou était actif chez nous. Les révélations des Epsteinfiles concernent aussi notre pays, et d’une manière non négligeable. Il était donc extrêmement maladroit de dire comme l’a fait Macron la semaine dernière que cette affaire explosive concernait « surtout les Etats-Unis », en laissant penser qu’ils doivent agir avant que la justice d’ici ne le fasse. Las, l’ancien banquier, se démentant, a, 24 heures plus tard, présenté lui-même la preuve de la nécessité impérieuse d’enquêter sur ce réseau en exigeant des explications à l’administration quant à l’impunité d’un diplomate français (franco-israélien), Fabrice Aidan, maintenu dans cette fonction alors qu’il avait été épinglé par le FBI pour avoir visionné des milliers d’images et vidéos pédopornographiques en 2013. « Le ministre (Jean-Noël Barrot) a eu raison de prendre les dispositions qu’il a prises et je lui ai demandé qu’il fasse toute la clarification pour savoir [pourquoi], compte tenu de ce qui apparemment était su, des dispositions n’ont pas été prises plus tôt », a expliqué Emmanuel Macron.
Mais si l’on découvre ce scandale, c’est parce que le nom de Fabrice Aidan apparaît plus de 200 fois dans des échanges avec Epstein. Dès 2010, le diplomate français Aidan (qui a fait son service militaire en Israël) communique avec lui alors qu’il travaillait aux Nations unies, détaché par la France. Chose curieuse, dans un courriel de 2016, Epstein partage à Aidan un article de presse intitulé « Scandale de pédophilie étouffé au Quai d’Orsay » dans lequel le nom du pervers n’est pas divulgué (mais on sait désormais que cette affaire est bien celle de 2013).
D’autres courriels montrent avec clarté que le diplomate aidait l’agent Epstein à intégrer certains cercles et certaines conférences tenus et organisés par des pays arabes.
Nos représentants ont officiellement réagi (d’abord Barrot qui s’est dit effaré même si on a du mal à croire en sa surprise, puis Macron tombant des nues) pour une affaire de pédopornographie concernant Aidan, non pour, enfin, lancer une vaste enquête sur le réseau Epstein !
Tous ceux qui s’intéressent à cette monumentale affaire, de plus en plus nombreux, auront constaté que les autorités font tout pour contenir son développement judiciaire et médiatique. Que dire du comportement de la pauvre Yaël Braun-Pivet qui refuse que le Parlement mène une enquête sur la chose.Jusqu’au 14 février, la justice française ne s’intéressait pas directement à Epstein, à son réseau entier, mais seulement à certains protagonistes comme le misérable Jack Lang ou ce sinistre Fabrice Aidan.
Les puissants se disaient tous effarés, attristés, révoltés, par cette affaire (qui n’est donc plus une théorie du complot) et pourtant aucune des grandes figures politiques ne demandait l’ouverture d’une vaste enquête sur cette organisation secrète.
Que leur fallait-il ? […].
François-Xavier ROCHETTE.