LES PRÉSIDENTS AMÉRICAINS changent mais la dialectique, les méthodes et les mots d’ordre restent les mêmes. Donald Trump a ainsi exigé de l’Iran le samedi 7 mars une « capitulation inconditionnelle », comme Roosevelt appelait en 1943 l’Allemagne nationale-socialiste à une reddition sans condition, expression auparavant employée par le président Ulysses S. Grant pendant la guerre de Sécession. Les méthodes des Américano-Sionistes sont invariables : il s’agit de diaboliser à outrance l’ennemi, de le calomnier, de le déshumaniser, de pousser à la haine contre lui pour justifier auprès du grand public son anéantissement, son écrasement puis son remplacement. Ce fut le cas à propos des régimes fascistes en général et de l’Allemagne hitlérienne en particulier. Et c’est le cas depuis quelques décennies de tous les pays et régimes dont la puissance juive veut se débarrasser au Proche-Orient, sachant que les Etats-Unis sont une colonie juive, ainsi que l’écrivaient fort justement avant-guerre Henry Coston et pendant le second conflit mondial le futur rivarolien Pierre-Antoine Cousteau. C’est ainsi que Saddam Hussein fut considéré comme un monstre sanguinaire et traité comme tel dans tous les media occidentaux, sous contrôle américano-sioniste, afin de justifier le bombardement massif de l’Irak et la destruction du régime et du pays. L’ancien chef d’Etat irakien fut même pendu, le 30 décembre 2006 à Bagdad, il y a bientôt vingt ans, comme les dignitaires nationaux-socialistes à Nuremberg, le 16 octobre 1946, il y a quatre-vingts ans cette année. Tous les corps des suppliciés ont alors été incinérés et leurs cendres répandues dans un affluent de l’Isar. On ne rendit même pas leur dépouille à leur famille. Voilà à qui l’on a affaire. A des démons qui ne respectent rien ni personne.
On a inventé contre Saddam Hussein en 1990 la fable de la soldatesque irakienne jetant de leur couveuse des bébés koweïtiens et écrasant leur crâne au sol. On a su par la suite qu’une agence de communication américaine avait été payée dix millions de dollars pour répandre ce bobard et il s’est avéré que la jeune femme qui pleurnichait devant une commission du Congrès américain, scène retransmise par toutes les chaînes de télévision du monde, à une heure de grande écoute, le 14 octobre 1990, en racontant ce fieffé et fielleux mensonge — elle avait parfaitement appris le texte qu’on lui avait demandé de réciter — était en réalité la fille de l’ambassadeur du Koweït à Washington. Il s’agissait d’émouvoir les opinions publiques occidentales par cette odieuse calomnie pour les encourager à accepter, à légitimer l’agression contre l’Irak. Et c’est exactement ce qui se produisit. Treize ans plus tard, on inventera un autre bobard, celui des armes de destruction massive prétendument détenues par le chef d’Etat irakien. On se souvient de la fiole exhibée par Colin Powell à la tribune de l’ONU le 5 février 2003 et qui était censée contenir de l’anthrax. Colin Powell mourra tranquillement dans son lit dix-huit ans plus tard, le 18 octobre 2021, à 84 ans, à la suite de complications liées au Covid-19, mais sans jamais eu avoir à répondre devant un tribunal, ni devant une commission parlementaire, de son accusation mensongère contre l’Irak dont les conséquences furent l’écrasement totalement injustifié de tout un pays et des centaines de milliers de morts et de blessés. Ce tissu de mensonges a également conduit à un embargo et à un blocus démoniaques qui détruisirent l’économie du pays — il était impossible d’importer en Irak même un crayon de papier car ce dernier contient du graphite avec lequel on peut fabriquer des bombes, prétendait-on — et, après le renversement de Saddam Hussein à la suite d’intenses bombardements meurtriers, à la mise en coupe réglée de l’ancienne Mésopotamie par diverses maffias criminelles, multipliant les attentats sanglants, une fois que le pays avait été conduit à l’anarchie, à la ruine et au chaos par l’axe américano-sioniste.
CETTE DIABOLISATION de l’Irak de Saddam Hussein a été suivie par celle de la Syrie de Bachar el-Assad, accusé lui aussi de tous les crimes, par celle de la Libye du colonel Kadhafi, lui aussi devenu un monstre absolu dans la propagande américano-sioniste, celle par exemple d’un Bernard-Henri Lévy ou d’un Nicolas Sarkozy, d’où son élimination en 2011 — ce qui favorisa de grandes vagues migratoires en Europe et en France, comme après le démantèlement de l’Irak et de la Syrie et gageons qu’il en ira de même pour l’Iran si ce dernier pays s’effondre —, par celle de tous les groupes palestiniens résistant sur leur terre à l’occupation et à l’oppression israéliennes, par celle du Hezbollah au Liban permettant à l’entité sioniste aujourd’hui de raser Beyrouth, comme elle a rasé Gaza, ainsi que s’en vante en toute impunité le ministre des Finances israélien : « Nous allons faire de Beyrouth ce que nous avons fait à Khan Younès », c’est-à-dire détruire, dévaster la ville et tuer ses habitants, hommes, femmes, enfants, vieillards et secouristes compris. Plusieurs ambulanciers ont déjà été tués ou blessés ces derniers jours ou ces dernières heures au Liban par l’armée israélienne qui tue tout sur son passage comme à Gaza : les personnels humanitaires, les médecins, les secouristes, même les soldats onusiens de la Finul.
Et le processus maléfique de diabolisation tous azimuts s’étend aujourd’hui à l’Iran qui est jugé responsable de tous les maux, de tous les crimes. C’est Téhéran qui est l’agressé mais, selon une inversion accusatoire dont une petite communauté est friande, c’est l’Iran qui devient l’agresseur. Et s’il se défend, il est coupable. De même que les Palestiniens doivent laisser dévaster leur maison, leurs vergers, leurs lieux de culte, leurs écoles, toutes leurs infrastructures sans réagir, doivent laisser massacrer sous leurs yeux leur femme, leurs enfants et petits-enfants, leurs parents, leurs grands-parents, leurs proches, sans rien dire, sans riposter, sans répliquer, sans lever le petit doigt, car sinon c’est du terrorisme, c’est de l’antisémitisme, c’est commettre un pogrom ou une nouvelle Shoah, de même les Iraniens doivent laisser détruire leur pays sans réagir. A la limite, ils devraient même dire merci ! Telle est l’impudence, tel est le cynisme des Américano-Sionistes qui représentent pour la paix du monde le principal danger, le plus grave, le plus immédiat, le plus effrayant pour qui se donne la peine de voir la réalité en face.
MAIS HÉLAS, comme les grands media sont tous aux mains du Lobby juif, le grand public est massivement désinformé et manipulé. De même qu’au moment des guerres contre l’Irak on nous présentait Saddam Hussein comme le monstre absolu à abattre, de même que, depuis le 7 octobre 2023, on nous présente le Hamas comme le seul coupable de ce qui se passe en Palestine occupée — alors que ce sont les mêmes qui encensent la Résistance contre l’occupant lors de la Seconde Guerre mondiale et qui justifiaient bien souvent hier les actions terroristes du FLN algérien, de l’ANC sud-africaine voire de l’IRA en Irlande —, de même aujourd’hui la République islamique d’Iran est intensément diabolisée. Nous devons refuser absolument toutes ces diabolisations et analyser la situation avec calme, sang-froid et objectivité.
Et cet égard il est insupportable de voir défiler sur les chaînes d’information continue des généraux français, probablement francs-maçons pour la plupart d’entre eux, qui font totalement leur la version américano-sioniste du conflit actuel et se réjouissent sans nuance des destructions opérées en Iran par l’aviation américano-israélienne. Un général a même approuvé sans réserve sur l’antenne de France Info le torpillage volontaire par un sous-marin états-unien d’une frégate iranienne désarmée, naviguant dans les eaux internationales, dans l’océan Indien près du Sri Lanka, et qui a fait plus de cent morts et de disparus. Ce qui est objectivement un crime de guerre. Et ce même gradé a également approuvé le discours du ministre de la Guerre américain se vantant d’écraser l’Iran sous les bombes, de l’anéantir, de le dévaster, de le ruiner, de le raser. Ces officiers français nous font honte. Ce sont de belles ordures ! Etonnez-vous après cela que l’armée française se porte si mal ! En dehors du regretté général Dominique Delawarde (1948-2025) qui, une fois à la retraite, a eu le courage de parler haut et fort et de dénoncer sans ambages les crimes israélo-américains, tous les autres sont d’une écœurante lâcheté et nous dégoûtent au dernier degré. C’est sûr que ce n’est pas d’un tel aréopage d’arrivistes, de médiocres et d’esclaves qui n’ont obtenu leurs étoiles qu’à force de soumissions, d’abdications, de reptations et de compromissions, que sortirait un officier de la trempe d’un Jean Bastien-Thiry dont ce 11 mars marque le soixante-troisième anniversaire de la tragique exécution au fort d’Ivry sous les ordres de De Gaulle après un simulacre de procès.
CE QUI EST DRAMATIQUE dans la situation actuelle, c’est que la plupart des gens autour de nous ne font que répéter ce qu’ils entendent en boucle à la télévision et à la radio. Le grand public croit penser par lui-même, avoir une réflexion qui lui est propre, alors que, comme monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, il pense et parle juif sans s’en douter. Il est le porte-voix, le perroquet, le diffuseur, voire l’amplificateur, de BFMTV, de CNews, de LCI, de TF1, de France Télévisions, de France Info et de toutes ces radios et télévisions d’occupation israélienne en France. Il ne sait pas, l’imbécile, il n’a pas compris que, si le baril de pétrole atteint désormais les 120 dollars, et pourrait prochainement atteindre les 200, que si le gaz naturel a augmenté de 30 % et que le gouvernement a d’ores et déjà annoncé une forte augmentation des factures de gaz dès le 1er mai prochain, que l’essence et le diesel vont être bientôt à plus de deux euros le litre à la pompe, que l’augmentation massive du prix de toutes les matières premières va entraîner une cascade de faillites d’entreprises, une montée vertigineuse du chômage et de la pauvreté, une nette diminution du pouvoir d’achat, une crise économique et financière de grande ampleur, la faute en incombe exclusivement à la puissance juive et à son valet états-unien. Mais on peut compter sur CNews et tous les droitards attardés, sionisés, judaïsés, cashérisés, pour faire porter la responsabilité de cette situation au monde musulman en général et à la Perse chiite en particulier. C’est tellement facile et pourtant tellement faux et injuste. Car, répétons-le, dans cette affaire, l’unique agresseur, c’est Israël et sa colonie d’outre-Atlantique.
Ce qui est effrayant avec les puissantes technologies modernes, c’est que l’imbécile qui autrefois se taisait, vaquait humblement à son devoir d’état, et ne prétendait pas connaître ce qu’il ignorait, se met à penser tout haut, ou croit penser par lui-même, se fait fort d’avoir une réflexion originale et personnelle alors qu’il répète niaisement ce qu’il a entendu, s’estime valablement informé alors qu’il est sans cesse manipulé et donne son avis prétendument éclairé sur tout, sur la guerre en Ukraine, sur le Proche-Orient, sur le conflit en Iran et au Liban alors qu’il ignore tout de leurs tenants et aboutissants et qu’il est désinformé de bout en bout. Par ceux-là mêmes qui tirent les ficelles et tiennent les media. Ceux qui dénoncent toujours et partout l’antisémitisme renaissant. Aux bombardements militaires s’ajoutent en effet les bobardements médiatiques. Les seconds n’étant pas moins redoutables que les premiers. En réalité, le monde juif déteste les hommes libres et debout, ceux qui réfléchissent, qui analysent, qui font preuve d’intelligence, d’esprit critique et de courage intellectuel, qui ne prennent pas des vessies pour des lanternes et qui savent à quoi s’en tenir sur la nocivité absolue d’une coterie puissante, tyrannique et cruelle. Le monde juif n’admet que des pantins, des baudruches et des esclaves, des marionnettes et des automates, ne souffre que des nations et des peuples totalement esclavagisés et désarmés. Au propre comme au figuré. C’est pourquoi il n’a jamais voulu que le Liban disposât d’une armée régulière véritable, capable de se défendre et de riposter face aux attaques alors même qu’Israël n’a cessé de violer le cessez-le-feu depuis l’automne 2024 et multiplie depuis lors les bombardements incessants et meurtriers sur ce malheureux pays. Sans sommation, sans déclaration de guerre, sans aucune raison objective et proportionnée. Et ce, en toute impunité. Et c’est pourquoi le pays du Cèdre est incapable de résister si peu que ce soit aux actuels bombardements israéliens, bien plus intenses encore que les précédents, et aux incursions terrestres de Tsahal, l’armée du démon. Hormis les combattants du Hezbollah qui n’ont pas encore été éliminés, neutralisés par l’entité sioniste. Et c’est pourquoi Tel-Aviv , dans la même logique, ne voulait pas seulement que l’Iran renonçât au nucléaire civil et miliaire mais exigeait également que Téhéran mît fin à son stock de missiles balistiques. C’est-à-dire que la Perse agressée ne puisse en aucun cas se défendre et riposter face à l’agression de son territoire, à l’atteinte portée à son intégrité et à sa souveraineté. L’Etat hébreu veut répandre la ruine et le chaos partout et esclavagiser toute l’humanité, à commencer par tous les pays qui lui sont limitrophes ou qui sont dans son voisinage.
ET PLUS ENCORE que la bombe atomique qu’il détient en toute illégalité, plus encore que les armements sophistiqués et meurtriers dont il dispose grâce aux Etats-Unis, l’arme la plus puissante, la plus efficace, la plus redoutable, la plus effrayante de l’Etat d’Israël, c’est celle de la Mémoire. C’est le Mémorial de la Shoah à Jérusalem. Yad Vashem, c’est en effet par excellence le garant de son immunité et le gardien de son impunité. Son joker. Sa carte maîtresse. Son assurance vie. L’entité sioniste peut massacrer tout un peuple, vitrifier tout un territoire à Gaza, au Liban, en Iran, elle n’a rien à craindre. L’ONU a beau timidement dénoncer un génocide, comme la Cour pénale internationale, comme la Cour internationale de justice, comme Amnesty international et d’autres organisations non gouvernementales, de rares gouvernements (comme en Afrique du Sud, en Espagne, en Irlande) peuvent dénoncer publiquement ses crimes de masse, rien n’y fait. Netanyahu et sa bande d’assassins peuvent continuer à perpétrer leurs crimes de masse en toute impunité, à semer partout la terreur et le chaos, à mettre à feu et à sang toute une partie du monde, et peut-être demain le monde entier, rien ne se passe. Rien ne les arrête.
C’est le privilège shoahtique. L’immunité holocaustique. Le Dogme de la Shoah fonctionne plus que jamais comme un passe-partout, qui ouvre toutes les serrures, y compris celles des coffres-forts des banques suisses où les gardiens de la mémoire bénéficient d’un permanent libre accès et d’un perpétuel libre-service. La contre-religion holocaustique agit comme un bélier auquel rien ne résiste et qui défonce toutes les portes, même celles verrouillées en principe à double tour, celles du droit international, de la souveraineté des Etats, de la diplomatie, du multilatéralisme, de l’intégrité territoriale de nations souveraines, du droit de la guerre, des conventions internationales, du droit humanitaire, de l’inviolabilité des ambassades, des hôpitaux, des camps de réfugiés, des écoles, des lieux de culte, des dispensaires, du personnel soignant, des ambulanciers, des secouristes, des pompiers, des humanitaires, des soldats et fonctionnaires de l’ONU, etc. Dostoïevski écrivait que « si Dieu n’existe pas, alors tout est permis ». De la même manière, on peut dire qu’avec la Shoah, tout est permis. Ainsi que l’écrivait déjà en son temps Louis-Ferdinand Céline : « La magique chambre à gaz permettait tout ». Oui, tout est permis aux tenants et bénéficiaires de ce Dogme. A commencer par le permis de tuer. N’est-ce pas là aussi, n’est-ce pas là surtout le triomphe de l’inversion accusatoire ? Et n’est-ce pas là le signe que nous vivons des temps apocalyptiques, antéchristiques et eschatologiques quand Jérusalem, qui est le lieu où, il y a bientôt deux mille ans, le Christ a répandu Son sang, consommé Son sacrifice et assuré la Rédemption de l’humanité reconnaissant Sa divinité, est devenue aujourd’hui l’épicentre de ce culte shoahtique satanique qui constitue à la fois la contrefaçon (comme le diable singe le Bon Dieu) et l’inversion de la religion chrétienne. Ce culte diabolique, qui assure une puissance presque infinie à l’Etat hébreu, permet, en plus des armes meurtrières fournies par les Etats-Unis, de remodeler le Proche-Orient dans un bain de sang pour édifier le Grand Israël du Nil à l’Euphrate et pour construire à Jérusalem le Troisième Temple, celui de l’Antéchrist. Il ne faut pas en effet minorer la dimension religieuse, apocalyptique, des événements actuels. Sinon on s’interdit de comprendre ce qui se passe et ce qui se joue au-delà des apparences.
SI L’IRAN EST À CE POINT DIABOLISÉ, c’est pour deux raisons essentielles. C’est d’une part parce que, quoi qu’on puisse penser de son régime, il est le seul Etat désormais dans cette région du monde à refuser totalement de reconnaître la légitimité de l’entité sioniste qu’il considère à juste titre comme une usurpatrice, une occupante illégitime qui oppresse et opprime tout un peuple et constitue une menace permanente pour tout le Proche-Orient par ses visées expansionnistes, bellicistes, meurtrières et son idéologie suprémaciste, raciste, tyrannique, génocidaire et sanguinaire. L’Iran est la seule puissance de la région à défendre non seulement en paroles mais surtout en actes le peuple palestinien et la cause palestinienne. C’est pourquoi les fous furieux de Tel-Aviv veulent ni plus ni moins le rayer de la carte. C’est l’obsession de Netanyahu et de ses sbires depuis trente ans. Le Premier ministre israélien ne s’en est jamais caché.
La deuxième raison de la diabolisation de la Perse, c’est que l’Iran est à ce jour, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le seul Etat au monde à avoir publiquement embrassé la cause et les positions révisionnistes, au moins sous la présidence de Mahmoud Ahmadinejad (2005-2013), le seul gouvernement à avoir organisé il y a vingt ans, en décembre 2006, à Téhéran, une Conférence internationale sur l’Holocauste avec entre autres le Professeur Faurisson, à avoir également mis en œuvre un Concours international du dessin et de la caricature sur l’Holocauste (où notre Chard a obtenu le deuxième prix qu’elle a poliment décliné par humilité) et à avoir remis un Prix officiel tant au Professeur Faurisson qu’à Vincent Reynouard pour la qualité de leurs recherches et travaux historiques. Ce qui demandait, on en conviendra, beaucoup de lucidité, de courage, de conviction, de force d’âme et de fermeté de caractère. Il ne faut pas l’oublier.
C’EST POURQUOI, quand parfois même des lecteurs de RIVAROL nous écrivent pour dire que l’ennemi aujourd’hui, c’est l’Iran et qu’on ne devrait pas le défendre alors qu’il est attaqué — comme par hasard quelques heures seulement avant la fête hébraïque de Pourim qui célèbre une vengeance ! — et que la puissance juive a programmé sa disparition, les bras nous en tombent. Ce sont sûrement des lecteurs qui regardent et écoutent trop CNews, chaîne qui est le porte-voix de Tsahal et du Mossad en France. CNews, c’est Tel-Aviv-sur-Seine ! Ce sont des suprémacistes juifs d’expression française. C’est une horreur absolue. C’est un attrape-nigaud, un attrape à gogoy. On fait semblant de lutter contre l’immigration massive, voire contre la décadence morale — alors que la direction de la chaîne a soutenu jusqu’au bout le répugnant délinquant sexuel Jean-Marc Morandini ! — mais en réalité cette chaîne juive, où les débats se font entre Gilles-William Goldnadel et Julien Dray avec Elisabeth Lévy comme troisième larron — ah, qu’on est bien dans l’entre-soi ! — défend en tous points les positions israéliennes, y compris les plus extrêmes et les plus inhumaines.
Ce n’est pas un hasard si poussent aujourd’hui comme des champignons des journaux et revues nationaux-sionistes comme Frontières, Causeur, L’Incorrect, l’entité sioniste et ses soutiens disposant en effet de fonds quasiment inépuisables pour acheter quantité de publicistes et de personnalités, comme on le voit aussi dans la tentaculaire affaire Epstein. L’actuel patron de Radio Courtoisie, Pierre-Alexandre Bouclay, a ainsi récemment révélé qu’il avait été directement approché par un milliardaire israélien lui proposant dix millions d’euros pour racheter « la radio libre du pays réel et de la francophonie » et la mettre totalement au service de la propagande judéo-sioniste. C’est dire à quel point ces gens-là sont puissants et influents avec leur manne financière quasiment illimitée. Et c’est pourquoi il importe plus que jamais, en ces temps troublés, de défendre et d’aider par tous les moyens une publication totalement libre et indépendante comme la nôtre, qui n’est soumise à aucune coterie ni à aucun parti, qui ne plie le genou devant personne, sinon devant Dieu seul, et qui va publier mercredi prochain son 3700e numéro. Ce qui, on l’avouera, n’est pas une mince performance dans la situation présente d’autant qu’on nous a retiré, il y a tout juste quatre ans, au printemps 2022, l’agrément de la commission paritaire et que nous croulons actuellement sous les procès (nous en avons une grosse dizaine dans les semaines qui viennent devant la XVIIe chambre du tribunal judiciaire de Paris porte de Clichy), dont cinq le mercredi 25 mars à 13h30. Vous pouvez si vous le souhaitez venir nous soutenir à cette occasion. Vous serez tous les bienvenus.
C’EST QU’EN EFFET LA RÉPRESSION ne cesse de s’accroître. Le 18 février, deux ans de prison ferme, sans aménagement de peine, ont été requis contre Vincent Reynouard. Une semaine plus tard, le 26 février, Alain Soral était condamné à deux ans de prison ferme avec mandat d’arrêt par la seizième chambre du tribunal correctionnel de Paris pour association de malfaiteurs, simplement pour avoir permis qu’une émission pro-iranienne intitulée l’Axe de la Résistance fût retransmise pendant un temps sur son site Egalité et Réconciliation. C’est dire à quel point la France est devenue une colonie israélienne, à l’instar hélas de tout l’Occident. A l’heure actuelle, si on cumule toutes ses condamnations pénales en France, Alain Soral en est à neuf ans de prison ferme, tandis que le Breton Boris Le Lay, exilé au Japon et animateur du site très fréquenté Démocratie participative, cumule, lui, plus de douze ans de prison ! Le président d’Egalité et Réconciliation était par ailleurs menacé de nouveaux procès dans la Confédération helvétique où il s’était réfugié depuis 2020 — il est en effet franco-suisse —, c’est pourquoi, fin février, alors qu’il est âgé de 67 ans, il s’est exilé à Moscou où, sauf changement de régime radical d’ici là, il pourrait finir ses jours.
Une semaine plus tard, le mercredi 4 mars, le président de l’ADMP, l’Association pour défendre la Mémoire du Maréchal Pétain, Jacques Boncompain, comparaissait devant le tribunal correctionnel de Verdun pour contestation de l’existence de crimes contre l’humanité. On lui reprochait, à la sortie d’un office religieux célébré le 15 novembre 2025 à l’église Saint-Jean-Baptiste de Verdun pour le repos de l’âme de Philippe Pétain, d’avoir brièvement déclaré à des journalistes que le chef de l’Etat français avait sauvé des centaines de milliers de Juifs pendant l’occupation allemande en France. Fustigeant une « forme de négationnisme et de révisionnisme historique et judiciaire », Madame le procureur de la République, Delphine Moncuit, a estimé que M. Boncompain, qui aura 85 ans le 18 avril et qui est gravement malade (il a une leucémie), avait voulu remettre en cause une « vérité historique et juridique établie » afin d’cexonérer le régime de Vichy » de son rôle dans la déportation des Juifs de France et a requis contre lui 5000 euros d’amende car, a-t-elle ajouté, avec une fausse mansuétude, il faut tenir compte du grand âge du prévenu, de son état de santé dégradé et de son casier judiciaire vierge. « Quand on vient dire que 700 000 Juifs ont été sauvés, on nie complètement l’existence des 80 000 » qui sont morts durant la Seconde Guerre mondiale, a souligné, quant à lui, Me Bensimhon, l’avocat de la Licra et de l’Observatoire juif de France. Il a appelé le tribunal « à faire preuve d’exemple » alors que « l’antisémitisme augmente dangereusement » (les actes dits antisémites ont pourtant baissé de 16 % en un an, de 2024 à 2025, d’après les chiffres officiels du ministère de l’Intérieur mais qu’à cela ne tienne !) et que « les derniers survivants de la Shoah sont en train de mourir ». Toujours la même rengaine, la même complainte ! On le voit, on demande aux tribunaux de trancher judiciairement des controverses historiques, de s’immiscer dans des domaines où ils n’ont aucune compétence, aucune légitimité, c’est ahurissant et cela témoigne d’une régression du droit et d’une défaite de l’esprit. Quand les tribunaux sont soumis à une coterie communautaire et tribaliste, il n’y a plus de justice possible. Et il est désolant de voir à quel point on s’acharne contre un vieillard en fin de vie (dont la famille s’est même publiquement désolidarisée, quel magnifique courage !) qui ne représente objectivement une menace pour personne. C’est parfaitement inique et indigne. Mais cela en dit long hélas sur les mœurs de notre temps. Le jugement sera rendu dans cette affaire où est toujours pendante une éventuelle dissolution de l’ADMP par les pouvoirs publics le mercredi 20 mai à 14 heures. Quant à Dieudonné, il est toujours interdit de monter sur scène et doit continuer à porter à la cheville un bracelet électronique — qu’il a depuis mai 2024 ! — contrairement à un autre humoriste, Pierre Palmade qui, lui, est désormais totalement libre de ses mouvements et va même pouvoir remonter sur scène pour un nouveau spectacle dès début 2027, alors même qu’il est directement impliqué dans un grave accident de la circulation où il a grièvement blessé plusieurs personnes et tué le bébé qu’une jeune femme portait dans son ventre parce qu’il était complètement drogué et qu’il a foncé à toute vitesse dans une voiture arrivant en sens inverse. Comme quoi, dans le régime actuel, il est plus grave d’être taxé d’antisémitisme que de provoquer un grave accident par sa toxicomanie. Les dossiers ne sont manifestement pas les mêmes. Dans la République judéo-maçonnique mieux vaut s’appeler Palmade que Dieudonné ! Alors que le talent du second qui écrit lui-même tous ses spectacles est infiniment plus grand que celui du premier !
AVEC LA GUERRE actuelle, on en oublierait presque que dimanche prochain, le 15 mars, c’est le premier tour des élections municipales dans notre pays. Ce scrutin paraît dérisoire au regard des événements gravissimes qui se déroulent au Proche-Orient. Il sera toutefois intéressant, à un peu plus d’un an de la présidentielle, de mesurer les rapports de force entre les différents blocs et les diverses formations politiques, même s’il nous est impossible d’en soutenir aucune tant toutes sont éloignées des positions qui sont les nôtres et qui sont nécessaires au redressement du pays, la plupart des partis en lice soutenant d’ailleurs l’agression israélo-américaine contre l’Iran et le Liban. La classe politique prend toujours des décisions catastrophiques et est incapable de défendre réellement les intérêts de notre nation et de notre peuple. Le 25 février, l’Assemblée nationale a ainsi voté en deuxième lecture la proposition de loi sur l’aide active à mourir qui prévoit l’institution du suicide assisté et de l’euthanasie active et la création d’un délit d’entrave, comme pour l’avortement, et un délai de réflexion de deux jours seulement (soit moins que les dix jours prévus actuellement par la loi pour acheter un bien !) pour que le patient se décide à s’administrer lui-même ou à recevoir de la part d’un tiers l’injection létale. Nous reviendrons ultérieurement en détails sur cette nouvelle folie qui pourrait être définitivement votée, promulguée et appliquée dès cet été.
Alors qu’on s’apprête à euthanasier les vieillards et nombre de malades (puisqu’il n’est pas seulement question dans le texte voté par la représentation nationale d’une phase terminale de la maladie mais carrément d’une phase avancée, ce qui est très vague et permettra tout, les souffrances psychologiques, où l’on peut là aussi ranger tout et n’importe quoi, étant également prises en compte dans cette aide active à mourir), les paysans français sont eux aussi euthanasiés moralement sur l’autel du libre-échangisme mondial puisque le Mercosur s’applique dès maintenant, malgré le recours intenté par les eurodéputés devant la Cour de justice de l’Union européenne, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, ayant décidé d’appliquer immédiatement ce traité commercial dévastateur pour nos agriculteurs et éleveurs. Enfin, alors que Macron avait promis de ne pas intervenir militairement ans le conflit entre l’axe américano-sioniste et l’Iran, il a scandaleusement autorisé le 5 mars des avions américains à se poser sur la base française d’Istres, ce qui est une façon de s’engager dans le conflit auprès de l’Oncle Sam, et il a donné ordre au porte-avions Charles-de-Gaulle de se déplacer en Méditerranée orientale alors qu’il aurait dû rester dans notre pays. Le chef de l’Etat français, qui s’est rendu ce lundi 9 mars à Chypre où une base militaire britannique a été touchée par un drone iranien pour manifester la solidarité de la France, s’engage de plus en plus, sans toutefois le reconnaître ouvertement, de manière imprudente et injuste, du côté des agresseurs américano-sionistes, évoquant même des frappes dites défensives contre des drones et missiles iraniens. Ce qui, sans le dire, est là encore une façon d’entrer en guerre contre la Perse qui ne menace pourtant nullement nos intérêts vitaux. Mais que pouvait-on attendre d’autre, il est vrai, d’un ancien associé de la banque Rothschild ?
RIVAROL,<jeromebourbon@yahoo.fr>.
Elle devait être fraîche, joyeuse et surtout de courte durée. Dans le scénario griffonné un peu à la hâte quelque part entre Tel-Aviv et Washington DC, la guerre contre l’Iran emmenée par nos « sages hommes » Trump et Netanyahou, accoucheurs auto-désignés d’un monde nouveau ayant Jérusalem pour centre et capitale, ne devait pas durer plus que le temps d’un week-end.
À ce sujet, on ne manquera pas d’observer les similitudes entre l’opération conduite à Caracas en tout début d’année et cette nouvelle “opération” engagée contre Téhéran. Toutes deux ont été lancées un samedi. Notre directeur faisait très justement remarquer dans son éditorial de la semaine dernière qu’en ce qui concerne l’Iran, la guerre avait été engagée un jour de sabbat. Mais on sait depuis longtemps qu’il y a des choses plus importantes que d’autres pour nos rigoureux pharisiens : « Lequel de vous, si son fils ou son bœuf tombe dans un puits, ne l’en retire pas aussitôt, même le jour du sabbat ? » (Luc 14-5). Toutes deux sont aussi lancées très près d’un début de mois. J’ignore si cela a une signification. Ce qui en a une, en revanche, c’est que cette nouvelle guerre juive a été lancée très près de la fête de Pourim qui avait lieu cette année dans la nuit du 2 au 3 mars (1). Toutes deux faisaient appel à une armada navale, histoire sans doute d’affirmer à ses potentiels rivaux la maîtrise totale des mers par la thalassocratie américaine (2). Enfin, toutes deux ont ciblé la tête de la partie adverse : Nicolas Maduro a été capturé chez lui de la manière la plus infamante qui soit tandis que l’ayatollah Ali Khamenei a été tué par une frappe lors d’une réunion au cours de laquelle, semble-t-il, le pouvoir iranien devait faire le point sur la semaine de négociations qui venait de se dérouler à Genève entre Juifs américains (Witkoff et Kushner, le propre gendre de Donald Trump) et diplomatie iranienne, sous la supervision du ministre des Affaires étrangères d’Oman.
En passant, on ne peut qu’être surpris par le fait que le pouvoir iranien qui a largement eu le temps de découvrir l’appétence de ses ennemis pour l’élimination physique — hauts gradés de l’armée comme du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI), responsables politiques à l’instar du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, scientifiques de haut niveau, notamment ceux liés au programme nucléaire dont l’Iran a toujours déclaré qu’il était strictement à vocation civile — ne semble pas avoir pris de précautions particulières pour s’en prémunir. Un super bunker enfoui à plusieurs dizaines de mètres sous terre dans Téhéran ou à l’intérieur des montagnes environnantes auraient dû constituer une protection minimale pour le pouvoir iranien. Surtout pour le Guide Suprême qui, dit-on, se savait particulièrement visé par l’Entité sioniste.
Laquelle entité serait, selon les propres dires du Secrétaire d’État Marco Rubio, à l’origine du déclenchement de cette nouvelle guerre, ayant apparemment décelé grâce au piratage informatique des caméras de la capitale iranienne, le moment propice et la fenêtre d’opportunité à ne pas manquer pour décapiter enfin l’ennemi public numéro un de l’Israël. Des propos aussitôt démentis par Donald Trump himself qui a absolument tenu à s’attribuer tout le mérite de l’opération. Mais sommes-nous obligés de croire tout ce petit monde et celui plus vaste de notre journaillerie flagorneuse visiblement totalement liée ou soumise à l’Entité, de la famille Dassault (normal !) à la famille Bouygues et de TF1 à CNews (normal !) en passant par BFM (normal !) et, bien sûr, notre bon service public, malgré son gauchisme ambiant affirmé et même revendiqué.
La France a beau être le phare de l’humanité pour certains, la super patrie des droits de l’Homme, de la liberté, de l’égalité de traitement et tout et tout, il n’en demeure pas moins qu’il est très difficile de pouvoir s’y faire ne serait-ce qu’une opinion objective de la situation tant nous n’avons droit qu’à un seul son de cloche : celui d’une judéosphère oscillant entre émoi et fierté, entre chialeries anti-antisémites et transports de joie indicibles. En gros, la campagne israélo-américaine est un plein succès qui se déroule conformément au plan : tous les objectifs visés ont été atteints ; la marine iranienne est détruite — pour un peu on se demanderait presque ce qui empêche encore les navires, le pétrole, le gaz et tout le reste de circuler dans le détroit d’Ormuz, lequel n’est pas fermé mais filtré par des Iraniens qui ne laissent passer que leurs propres navires de commerce ainsi que ceux des Chinois et des Russes — ; il y a bien quelques missiles balistiques et quelques drones iraniens qui parviennent à décoller visant l’Israël et les bases américaines dans les États arabes du Golfe mais la plupart sont interceptés et ceux qui ne le sont pas ne font, de toute manière, que quelques dégâts mineurs, images soigneusement triées sur le volet à l’appui, et des blessés qui seront vite rétablis ; et puis il y a de moins en moins de missiles et de moins en moins de lanceurs, étant entendu que tout ce qui est visé par les Israélo-États-uniens est réputé détruit. On a pourtant vu ce qu’il en fut de la campagne de bombardements opérée par l’OTAN contre l’armée serbe au Kossovo en 1999, mais bon… Observons que la France n’est pas encore véritablement engagée dans cette campagne en dépit des annonces quelque peu schizophrènes de son président ; pourtant, ses médias de grand chemin sont comme excités par l’odeur du sang, de la cordite et de la mort. Remarquons pour clore ce volet de la communication opérationnelle à la solde du Grand Israël que, si la presse semble pouvoir se déplacer sur le territoire de la “dictature” iranienne presque comme un poisson dans l’eau nous présentant sans réelle difficulté bombardements en direct de la capitale, destructions réalisées et témoignages d’opposants au régime, il ne semble pas en aller de même sur la terre de lait et de miel où la censure est à ce point impitoyable que rien ne paraît pouvoir la franchir.
En dépit de ce que nous conte maintenant le Donald qui parle de quatre à cinq semaines voire du double, mais qui ira à son terme, croix de bois, croix de fer, la « Fureur épique » devait être courte et nous venons pourtant déjà d’entamer la seconde semaine de bombardements sans que le régime des mollahs n’ait encore eu la bonne idée (du point de vue de la Maison-Blanche) de rendre les armes et de céder gentiment le pouvoir à celui que le président états-unien se sera choisi pour diriger la Perse nouvelle. Pire ! Histoire de bien exciter le taureau états-unien et son poisson pilote israélien, il vient tout juste de se doter d’un nouveau guide suprême en la personne du propre fils de l’ayatollah Khamenei. Comme quoi, la destruction des murs d’une assemblée de religieux chiites n’aura pas empêché longtemps celle-ci de doter la République islamique d’Iran d’un nouveau Guide Suprême. En réalité, tout se déroule-t-il si bien pour les agresseurs judéo-protestants qui, certes, sont maîtres du ciel — mais cela est-il réellement une surprise ? — mais de guère plus ? Les opérations de la coalition israélo-états-unienne étant (presque) parfaitement sues grâce à l’entremise de nos bons médias, intéressons-nous à présent d’un peu plus près aux résultats connus des opérations iraniennes et de leurs alliés.
Le bal macabre ayant débuté avec la frappe de décapitation — mais aussi tout un tas d’autres frappes sur la façade ouest de l’Iran — ayant visé le Guide Suprême et un certain nombre de hauts dignitaires du régime le 28 février en début de matinée, la première riposte iranienne est survenue quelques heures plus tard ce même jour. Comme l’Iran l’avait annoncé quelques jours auparavant, elle a visé l’Israël, bien sûr, mais aussi et surtout les bases américaines disséminées dans les Etats arabes sur la façade occidentale du Golfe Persique : Bahreïn, le Koweït, le Qatar, les Émirats Arabes Unis et, bien sûr, l’Arabie Saoudite.[…]
Magnus MARTEL.
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(1) En 2003, la célébration du massacre — car c’est de cela qu’il s’agit — de Pourim était fêtée dans la nuit du 17 au 18 mars et les premières opérations contre l’Irak de Saddam Hussein débutaient le 19.
(2) À ce titre, il n’est pas du tout interdit de penser que le torpillage de la frégate iranienne IRIS Dena 75 opéré le 4 mars par le sous-marin nucléaire d’attaque USS Charlotte au sud-ouest des côtes du Sri Lanka constituait un message clair adressé aux compétiteurs chinois. Cet acte de piraterie sans nom — auquel, hélas, les Yankees et, plus largement, les Anglo-Saxons nous ont habitués — puisque ce navire désarmé rentrait d’un exercice naval auquel il avait participé, sur invitation de la marine indienne, du 19 au 25 février, a coûté la vie à au moins 87 militaires iraniens, 61 autres étant portés disparus, sur un équipage de 180 marins. L’intervention, ô combien courageuse, de la marine sri-lankaise a, quant à elle, permis de sauver 32 hommes d’équipage.