LA FOLIE américano-sioniste atteint des sommets et donne le vertige. Le vocabulaire employé de manière tout à fait décomplexée est en effet celui de l’anéantissement, de l’éradication, de l’extermination de tout un pays vieux de trois millénaires et un des berceaux de la civilisation, la Perse. Tandis que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu promet de continuer à « écraser l’Iran » aussi longtemps qu’il le faudra, le président des Etats-Unis se fait fort de « ramener l’Iran à l’âge de pierre ». Dans la conférence de presse qu’il a donnée le lundi 6 avril au soir, Donald Trump a même déclaré que « tout l’Iran peut être détruit en une nuit, et que cette nuit pourrait être demain », soit le mardi 7 avril, date de la fin de l’ultimatum posé par le président américain à Téhéran pour que les autorités iraniennes rouvrent complètement à la circulation maritime le détroit d’Ormuz. Pete Hegseth, le très excité secrétaire à la Défense (rebaptisé secrétaire à la Guerre), a menacé Téhéran, lors de cette même conférence de presse, de deux journées de bombardements particulièrement intenses, évoquant « la plus importante vague de frappes depuis le premier jour » de la guerre déclenchée le 28 février 2026 et nommée Fureur épique.
Le dimanche de Pâques, le président de la première puissance mondiale n’avait rien trouvé de mieux que de menacer de manière grossière et insultante l’Iran en postant le message suivant sur son réseau Truth Social : « Mardi (7 avril) sera en Iran le Jour des Centrales Electriques et le Jour des ponts, réunis en un seul. Il n’y aura rien de comparable !!! Ouvrez le putain de détroit, espèce de tarés, ou vous vivrez en enfer, vous allez voir ! Gloire à Allah ! » Ce promoteur immobilier, bientôt octogénaire (le 14 juin), est vraiment d’une totale indignité, d’une vulgarité répugnante, d’une cruauté décomplexée et nous ferait honte si nous étions Américains. Chaque jour qui passe, il révèle davantage sa véritable personnalité, absolument terrifiante et il abaisse un peu plus la fonction présidentielle. Ainsi, évoquant il y a quelques jours le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, il affirme publiquement et avec mépris devant la presse que ce dernier lui « lèche le c… ». Interrogé par une journaliste sur la conduite de la guerre en Iran, Trump répond avec une rare élégance qu’elle est sexy et qu’elle est même plus belle qu’il y a vingt-cinq ans. Reprochant au président français de ne rien faire pour rouvrir le détroit d’Ormuz, il se moque d’un Macron maltraité par son épouse et qui se remet encore de la droite reçue dans la mâchoire. Si le couple Macron ne fait certes pas spécialement honneur à notre pays, les propos de Trump sont radicalement contraires à la décence, à la pondération et au respect minimal que l’on doit manifester publiquement entre chefs d’Etat et de gouvernement. Tel est pourtant l’homme qui dirige le pays le plus puissant au monde. Un individu répugnant, sans aucune manière, sans savoir vivre, sans raffinement, sans distinction qui, le jour de l’accouchement de son épouse, était en compagnie d’une actrice pornographique. Un président inculte, vulgaire, mégalomane et amateur qui choisit comme représentant personnel au Moyen-Orient son partenaire de golf, Steven Witkoff, comme lui un magnat de l’immobilier à New York, qui ne connaît rien ni en politique ni en géopolitique ni à la diplomatie. Un chef d’Etat qui nomme comme haut conseiller son propre gendre, le Juif Jared Kushner, chargé des négociations avec l’Iran. Quelle bouffonnerie ! Un Trump qui choisit comme ministre de la Guerre le fou furieux Pete Hegseth, comme lui un ancien animateur de télévision qui, tous les jours, se vante d’anéantir, d’écraser, de détruire, de ruiner l’Iran, de ramener la Perse à l’âge de pierre. Voilà ce que sont ces gens qui ont à leur disposition, et c’est cela qui est le plus effrayant, une puissance de feu, de destruction inégalée et illimitée !
TRUMP demande actuellement au Congrès de porter les dépenses militaires pour 2027 à 1500 milliards de dollars, soit une augmentation de 42 % du déjà colossal budget de la Défense des Etats-Unis. C’est 445 milliards de dollars de plus qu’en 2026. C’est un record historique. C’est de la folie ! Et sait-on suffisamment que, sur le site officiel de la Maison-Blanche, les vidéos des bombardements américains en Iran qui font des milliers de morts et de blessés et causent des destructions innombrables, y compris de musées et de monuments historiques de très grande valeur culturelle mais aussi d’hôpitaux, d’universités, d’écoles, d’administrations, d’usines de fabrication de médicaments, d’aciéries, de lieux de culte, d’immeubles d’habitation, sont entrecoupées de brèves séquences de jeux vidéo ou de films hollywoodiens ? Pour Trump, la guerre avec ses vies fauchées, anéanties, les villes décimées, les civils mutilés et brûlés, les écoles bombardées, c’est un jeu vidéo à base d’intelligence artificielle. Ni plus ni moins. Peut-on aller plus loin dans la barbarie ?
Pour l’heure, l’Iran résiste, ne s’avoue pas vaincu. C’est pourquoi Trump va toujours plus loin dans sa logique meurtrière. Il s’en prend désormais aux infrastructures civiles, ce qui est objectivement un crime de guerre. Mais, on le sait, les Etats-Unis et l’entité sioniste peuvent tout se permettre. Leur impunité est totale. « En quatre heures, tous les ponts seront décimés, toutes les centrales électriques seront brûlées, détruites, et il sera impossible de les utiliser à nouveau. Ça leur prendra un siècle pour tout reconstruire. » On le voit, il ne s’agit plus de libérer le peuple iranien d’un régime jugé oppressif. Tout cela n’était que mensonges et bobards. Il s’agit purement et simplement de détruire un pays, de le rayer de la carte, de rendre impossibles les conditions de vie au quotidien pour la population. Avec de tels (prétendus) amis, on n’a pas besoin d’ennemis. ! Car détruire les centrales électriques, cela signifie concrètement que les patients dans les hôpitaux qui sont sous respirateur, sous oxygène artificielle vont mourir, et dans des souffrances atroces, que les bébés dans les couveuses vont également rendre l’âme, que la vie va devenir un cauchemar, un enfer, comme le promet Trump, pour quelque 90 millions d’Iraniens, hommes, femmes, enfants, vieillards. Et tout cela pourquoi ? Quel mal ce peuple a-t-il fait ? Quels crimes a-t-il commis ? On tue, on anéantit, on écrase toute une nation pour rien. Sinon pour la folie de sionistes fanatisés qui veulent tout détruire autour d’eux afin d’édifier par le fer et le feu le Grand Israël et construire à Jérusalem le Troisième Temple, celui de l’Antéchrist.
COMMENT NE PAS ÊTRE frappé par cette circonstance aggravante que le président américain profère ses menaces contre l’Iran à Pâques, le jour où la Vie et l’Amour triomphent ? Trump a eu le culot de souhaiter une joyeuse fête de Pâques aux Américains, soulignant l’importance considérable de la Résurrection du Christ, événement central dans l’histoire, alors même qu’il promet explicitement et concomitamment l’enfer à tout un peuple qui ne lui a rien fait, qui ne menaçait en rien l’Amérique, qu’il n’a à la bouche que menaces et insultes, qu’il bombe le torse en parlant avec gourmandise de destruction, d’anéantissement, de mort et de chaos, qu’il se vante d’utiliser des bombes encore plus puissantes, encore plus nombreuses, encore plus meurtrières pour tout dévaster, tout écraser, tout liquider. Peut-on aller plus loin dans la tartufferie, dans le cynisme, dans la duplicité ? Oui, nous vivons vraiment l’heure des ténèbres.
Et ce qui vaut pour Trump vaut tout autant pour son complice et compère Netanyahu. Ce sont les deux bouchers de la planète. Le Juif et l’enjuivé. Le casher et le cashérisé. Le sioniste et le sionisé. Les deux timbrés. Les deux meurtriers. Les deux fous à lier. Netanyahu a contraint plus d’un million de Libanais à quitter leur terre, leur maison. Imagine-t-on ce que c’est que de devoir tout quitter en un instant et pour toujours et de ne même pas savoir où aller, qui plus est avec des enfants, des parents âgés, des malades nécessitant des soins réguliers, des infirmes ? Mais cette déportation-là, bien réelle, ne choque pas les grandes consciences et n’est pas un crime contre l’humanité puisque ce sont des Juifs qui en sont les auteurs ? Le Premier ministre israélien a répété, par la voix de ses ministres des Finances et de la Défense, que les Libanais déplacés ne reviendront probablement jamais chez eux, l’entité sioniste voulant s’emparer de ces territoires, comme à Gaza et en Cisjordanie. Au nom de sa sécurité. Car la sécurité d’Israël, c’est l’insécurité, l’exil, la déportation, l’amputation ou la mort pour tous les autres, pour tous ses voisins, tous ceux qui ont l’heur de lui déplaire, tous ceux qui n’ont pas même le droit d’exister. D’ailleurs, les Likoudniks ne répètent-ils pas que le peuple palestinien n’existe pas, que c’est une pure invention ? Il est là le négationnisme, et nullement ailleurs. Mais celui-là n’est nullement réprimé pénalement ni flétri médiatiquement ni combattu politiquement. Si les Palestiniens n’existent pas, ce n’est donc pas une difficulté de les déporter ou de les massacrer, y compris leurs bébés qui seront de futurs terroristes. C’est pourquoi ils Israéliens veulent résoudre le problème à la source. La Knesset vient ainsi de voter une loi établissant la peine de mort mais pour les seuls Palestiniens convaincus de terrorisme. Netanyahu a sabré le champagne immédiatement après l’adoption de cette loi qui, pour le coup, ne choque pas la LICRA et les autres organisations juives qui sont pourtant habituellement si sensibles à la moindre discrimination, dès lors bien sûr qu’elle n’a pas lieu dans les territoires occupés par Israël. Pour l’entité sioniste, tout Palestinien, même à la mamelle, est un terroriste en puissance. Donc susceptible de se voir infligé la peine capitale. Contrairement aux colons israéliens qui, eux, peuvent continuer à assassiner en toute impunité en Cisjordanie par centaines les Palestiniens. Plus de 1100 ont ainsi été tués par des colons depuis 2022, y compris des familles entières tirées à bout portant. Mais quand les Juifs tuent des Palestiniens, c’est leur façon de lutter contre l’antisémitisme. De même que les enfants qui n’ont pas été violés par le Juif Epstein sont tués par le Juif Netanyahu. A Gaza comme au Liban et en Iran. Car les premières victimes de ces guerres atroces d’anéantissement, ce sont d’abord et avant tout les enfants. A commencer par ceux en bas âge. Ceux que le Christ a voulu laisser venir à Lui. Ceux qu’il a embrassés, bénis et dont il a dit que le Royaume des Cieux était à ceux qui leur ressemblent. Parce qu’ils sont le symbole de la pureté, de la candeur, de la douceur et et de l’innocence que ce monde sans Dieu veut à tout prix, dans une rage satanique, souiller, profaner, pervertir et détruire.
RIVAROL,<jeromebourbon@yahoo.fr>.
La guerre israélo-américaine contre l’Iran cache un affrontement plus large, opposant Pékin et Washington. Cette guerre indirecte se mène dans les pires conditions pour les États-Unis qui y ont été entraînés par Israël. Washington s’était préparé à un affrontement contre la Chine via le rimland (zone côtière), en Mer de Chine, à Taïwan, et non pas par la zone terrestre ouest-asiatique, contre un Iran qui s’est révélé être un adversaire militaire bien plus puissant que ne l’imaginait Donald Trump et ses amis de l’immobilier. Benjamin Netanyahu a vendu à l’administration Trump une guerre rapide et facile contre l’Iran. Les États-Unis se sont laissés entraîner dans une guerre difficile, économiquement et politiquement coûteuse, et qui, de plus, a éloigné Washington de sa stratégie qui consistait à prendre le contrôle de l’Île-Monde, non plus par le heartland, mais par la périphérie du Grand Continent, à savoir l’Europe (contre la Russie) et l’Asie du Sud-Est.
Pékin, qui soutient Téhéran, a tout intérêt à un épuisement des États-Unis dans une guerre contre l’Iran, laquelle réduit les stocks de munitions du United States Indo-Pacific Command (Commandement des États-Unis en Asie-Pacifique) qui a en charge la contention militaire de la Chine.
La divergence d’intérêts stratégiques entre les États-Unis et Israël — qui influence gravement la politique extérieure des États-Unis du fait du très puissant lobby sioniste outre-Atlantique — conduit l’Oncle Sam à une catastrophe géopolitique dont profitent ses adversaires, notamment la Russie et la Chine.
PÉKIN VEUT GAGNER LA GUERRE SANS LA FAIRE
Les États-Unis savent qu’une confrontation militaire avec la Chine se conclurait par une défaite américaine. Le Pentagone s’est livré à des « jeux de guerre », c’est-à-dire à des exercices visant à examiner des scénarios possibles, et selon The Times, les forces américaines seraient “écrasées”. « Toutes les simulations menées sur la menace que représente la Chine d’ici 2030 se sont soldées par la défaite des États-Unis », a confirmé Bonnie Glaser, directrice du projet China Power au Center for Strategic and International Studies de Washington, dans les colonnes du quotidien britannique.
Dans un entretien, le général Qiao Liang, co-auteur de l’essai La Guerre hors limites, a expliqué que : « Nous devons aussi nous demander si la question de l’indépendance de Taïwan ne risque pas de nous entraîner trop loin si nous envisageons la guerre pour résoudre cette question. Face au soutien des États-Unis et des pays occidentaux, pouvons-nous seulement faire quelque chose ? Pas nécessairement. Pour freiner l’indépendance de Taïwan, en plus des options de guerre, davantage d’options doivent être prises en considération. Nous pouvons penser à des moyens d’agir dans l’immense zone grise entre la guerre et la paix, et nous pouvons même envisager des moyens plus particuliers, comme lancer des opérations militaires qui ne déclencheront pas de guerre, mais qui peuvent consister en un usage modéré de la force pour dissuader l’indépendance de Taïwan »
EN IRAN, LA CHINE GAGNE LA GUERRE CONTRE LES ÉTATS-UNIS SANS LA FAIRE
Le soutien de la Chine à l’Iran s’articule autour de trois piliers : un soutien diplomatique actif qui condamne l’attaque américano-israélienne, tout en proposant une médiation ; un soutien économique massif via l’achat de pétrole qui représente l’essentiel des revenus de l’État iranien ; et un soutien militaire significatif, qui a permis à l’Iran de reconstituer et d’améliorer ses capacités de défense après la guerre des douze jours (13-24 juin 2025). C’est dans le domaine militaire que le soutien chinois est le plus significatif. Selon des notes du renseignement américain, la Chine a aidé l’Iran à reconstruire ses capacités de défense aérienne et antimissile après la guerre de 2025. Selon une note du renseignement américain citée par News18, la Chine aurait livré des systèmes HQ-9B, des missiles sol-air à longue portée, à l’été 2025. Ces systèmes sont décrits comme « l’équivalent chinois avancé du S-300/S-400 » russe, avec une portée de 200 à 260 kilomètres et une capacité d’interception à haute altitude. Ils auraient été positionnés autour des sites clés, y compris les installations nucléaires. […]
Jean TERRIEN.