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n°3706 du 29/4/2026 (Papier)

Editorial

La présidentielle et la guerre à nos portes

DANS QUEL ÉTAT sera l’économie du monde et de notre pays dans un an au moment de la prochaine présidentielle qui aura lieu en principe en avril 2027 ? Bien malin qui peut le dire mais on peut craindre le pire, la guerre au Proche-Orient ne connaissant pas pour l’instant de dénouement ni de véritable accalmie. La crise énergétique, économique, financière n’en est probablement qu’à ses prodromes. D’ici quelques mois, si la situation continue ou s’aggrave, nous pourrions connaître des pénuries. Non seulement sur le plan de l’approvisionnement énergétique mais aussi quant aux denrées alimentaires. Le président de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, vient ainsi de déclarer que si le détroit d’Ormuz reste bloqué, comme il l’est actuellement, la France pourrait dès cet été manquer de carburant, connaître une vraie pénurie énergétique. Car, pour l’heure, notre pays vit sur ses réserves en pétrole mais dans deux à trois mois tout au plus ces réserves seront épuisées. Pour Patrick Pouyanné, c’est simple, si 20 % des réserves mondiales de pétrole et de gaz sont inaccessibles, du fait du blocage persistant du stratégique détroit d’Ormuz, ce qui représente la production du Proche-Orient, « ça ne peut pas être sans conséquences ». Donc cet été, si la situation reste bloquée, selon lui, il faut s’attendre à manquer de carburant dans les stations françaises. Déjà, beaucoup de vols d’avions sont annulés par des compagnies aériennes du fait de la forte hausse de kérosène. 
De nombreux experts sont d’accord avec l’analyse du président de TotalEnergies alors que jusque-là les pouvoirs publics refusent, eux, de dire la vérité aux Français. C’est le cas de Thierry Bros, professeur à Sciences Po Paris, pour qui « la pénurie est bel et bien aux portes de l’Europe ». Parce que si on manque vraiment de pétrole sur les marchés, c’est l’Asie qui risque de l’emporter, car elle y mettra le prix. Philippe Chalmain, économiste, spécialiste des matières premières, dresse le même constat. Il assure que « si la situation se poursuit pour cinquante autres jours, nous allons entrer dans une ère de pénurie ». C’est-à-dire dès le début de l’été. 
La hausse du baril de pétrole ne se limite toutefois pas aux carburants. Elle se répercute sur l’ensemble de la chaîne de production, notamment via le transport et les emballages. « Aujourd’hui, tout ce qui est vendu dans les magasins a été acheté avant le conflit », expliquait le 27 avril sur TF1 Michel-Edouard Leclerc. Si les tensions géopolitiques persistent, de nombreux produits pourraient ainsi être concernés dans les six prochains mois. Le président du comité stratégique des magasins Leclerc cite notamment les produits avec emballages plastiques (faits à partir de pétrole), entre autres les bouteilles d’eau et de lait, les sacs-poubelle. Mais c’est l’ensemble des denrées, qu’elles soient ou non alimentaires, qui seront concernées car, du début à la fin de la chaîne, il faut du carburant pour transporter tous ces produits et les acheminer par bateau, puis par camion, vers les entrepôts, les magasins, les supermarchés et hypermarchés. 
On ne mesure pas encore suffisamment les conséquences gravissimes et en cascade qu’induit la fermeture prolongée du détroit d’Ormuz. Le choc pétrolier qui est en cours pourrait être bien pire que ceux de 1973 et de 1979. Et ce n’est pas seulement un choc pétrolier. Il est aussi gazier. Il concerne également les engrais essentiels en agriculture. Même le prix du bois connaît actuellement une forte hausse car les tronçonneuses fonctionnent à l’essence.

NOS SOCIÉTÉS MODERNES sont très vulnérables. Ce sont des colosses au pied d’argile. On a l’impression de vivre dans des sociétés d’abondance voire de surabondance où rien de très grave ne peut arriver car elles regorgent de denrées en tous genres. Les supermarchés sont pleins, les stations-services fonctionnent. Mais avec la guerre actuelle au Levant tout pourrait être rapidement remis en question. D’ici quelques mois, si rien ne change, si la situation ne s’apaise pas, on peut en effet connaître de graves pénuries d’abord énergétiques, puis alimentaires. Notre regretté collaborateur Petrus Agricola (1941-2020), spécialiste de l’agriculture, paysan lui-même, expliquait depuis sa ferme gersoise et régulièrement dans nos colonnes que tout cela finirait très probablement un jour en famine. Il en était intimement persuadé. Nous n’avons plus en effet d’autonomie alimentaire, pas plus que nous n’avons d’indépendance énergétique et nous sommes donc à la merci, expliquait notre ami, de toute perturbation de la circulation maritime et routière pour le pétrole mais aussi pour les denrées alimentaires. 
C’est en effet une folie pour un pays comme la France qui dispose de ressources naturelles largement suffisantes de ne plus bénéficier actuellement, et depuis déjà des décennies, d’autosuffisance alimentaire. On importe des denrées que nous pouvons avoir facilement sur notre sol. La mondialisation et le nomadisme sont des maladies de l’esprit qui font perdre tout bon sens, toute prudence, toute prévoyance, toute intelligence. Un gouvernement digne de ce nom devrait avoir comme priorité de défendre la souveraineté et l’indépendance de notre pays dans tous les domaines : agricole, industriel, énergétique, politique, militaire, culturel. Il ne faut jamais dépendre du bon vouloir de l’étranger ni des marchés mondiaux. Il faut pouvoir se suffire à soi-même, assurer une autosuffisance alimentaire et énergétique. 

DE CE POINT DE VUE-LÀ, on ne peut pas dire que De Gaulle qu’on présente toujours comme un grand stratège ait été visionnaire. Ainsi que le rappelait régulièrement et à juste titre le regretté Roger Holeindre, la France avait découvert au Sahara du pétrole et du gaz naturel. Si nous avions conservé le Sahara, gardé d’une manière ou d’une autre, de façon habile et intelligente, des liens étroits avec l’Algérie, nous serions aujourd’hui les rois du pétrole. Nous aurions de l’or noir et du gaz naturel à volonté sans avoir à nous soucier plus que de mesure du blocage du détroit d’Ormuz. De Gaulle disait qu’il revenait moins cher de s’approvisionner en pétrole et en gaz sur les marchés mondiaux que de conserver le Sahara et d’y exploiter à nos frais ses ressources. Sauf que, quelques années seulement après sa mort, il y eut un premier choc pétrolier (en 1973). Puis un second (en 1979). Et que les prix n’ont fait qu’augmenter depuis. Plus encore depuis la guerre en Ukraine en 2022. 
Donc sur ce point, comme sur d’autres, le fondateur de la Vème n’a nullement été visionnaire. Sans doute notre rapport à l’Algérie devait-il évoluer politiquement et juridiquement mais comme le disait feu Pierre Sidos, président de l’Œuvre française, il y avait 36 solutions possibles pour régler avec ingéniosité et conformément à notre ntérêt national cette question (une partition, un Commonwealth à la française, un contrat d’association, un statut voisin des DOM-TOM ou toute autre solution politico-juridique garantissant le contrôle effectif et l’exploitation par la France du pétrole et du gaz du Sahara que nous avions découverts),  il a fallu que De Gaulle choisît la 37e, la pire : l’abandon pur et simple sans aucune contrepartie ni aucune compensation. On mesure déjà aujourd’hui et on se rendra davantage compte demain à quel point la politique gaullienne fut sur ce point, comme sur tant d’autres, une folie, une trahison de nos intérêts nationaux et vitaux. Et pourtant presque tous les politiciens, de Marine Le Pen à Edouard Philippe, en passant par Retailleau et Dupont-Aignan, se réclament explicitement du gaullisme. Cela ne présage vraiment rien de bon. 
Et tous ces présidentiables autoproclamés sont également inféodés à la coterie juive et au sionisme international. Quel est le candidat à la présidentielle qui ose dire que si les prix à la pompe explosent, si la pénurie menace, si demain ou après-demain nous connaîtrons peut-être la famine comme les Gazaouis, c’est à cause de la puissance juive en général et de l’entité sioniste en particulier , à cause de sa guerre d’agression, injuste et criminelle, contre l’Iran ? Telle est pourtant la vérité. Mais dans un Occident sous domination talmudique on ne peut plus professer de telles vérités, sauf à subir les foudres de la justice, la relégation sociologique et la réprobation morale. N’est-il pas frappant que 19 trains de sanctions aient été votés et appliqués contre la Russie de Poutine depuis l’invasion de l’Est de l’Ukraine en février 2022  mais aucun contre l’Etat d’Israël malgré le génocide à Gaza, les destructions de maisons et de villages entiers au Liban, en Cisjordanie, les viols incessants de l’intégrité territoriale du Liban mais aussi de la Syrie, les bombardements à Gaza, les destructions systématiques de toutes les infrastructures, les zones tampon qui sont autant d’agressions et d’annexions à l’égard du pays du Cèdre et de la bande de Gaza sans parler de la Cisjordanie annexée de fait ? La Russie a été exclue du concours de l’Eurovision dès le lendemain de son intervention en Ukraine. L’entité sioniste est toujours agréée (en 2026) dans ce concours malgré ses crimes innombrables. Les équipes russes ont été chassées de nombreuses compétitions sportives ou considérées comme apatrides (on supprime le drapeau russe), rien de tel pour l’Etat d’Israël qui est présent dans toutes les compétitions malgré les carnages dont il est quotidiennement responsable. Et après le retrait de la loi Yadan le gouvernement français prévoit un projet de loi au début de l’été pour sanctionner pénalement toute critique de la criminelle entité sioniste. Si ce projet de loi est voté, promulgué et appliqué, on ne pourra plus dire par exemple, sauf à risquer la prison et la ruine (la loi Yadan prévoyait 5 ans de prison ferme et 75 000 euros d’amende !), que l’entité sioniste commet un génocide dans la bande de Gaza. Ce sera considéré comme de l’antisémitisme chimiquement pur. Comment les politiciens de tous bords peuvent-ils défendre l’indispensable souveraineté de notre pays, comment peuvent-ils se dire des hommes libres, comme Attal s’en vante dans son livre, ainsi que Philippe et tous les autres, s’ils sont incapables de dénoncer publiquement et sans ménagement les crimes commis par l’entité sioniste, s’ils se refusent à dire que cet Etat terroriste et voyou est une menace existentielle et permanente pour la paix et la prospérité du monde, pour la concorde entre les peuples et les nations ? Et dire qu’il est encore des “droitardés” pour croire que la question juive n’a pas d’importance, qu’elle n’est pas centrale, vitale, alors même que les événements chaque jour davantage démontrent le contraire ?

DANS LA SITUATION actuelle, il ne faut pas être dupe. Il convient non seulement de voir la vérité en face mais plus encore il faut la clamer. A temps et à contretemps. Tout en gardant le calme des vieilles troupes. Et en se montrant prudent et prévoyant. Sans nullement céder à la panique ou à la précipitation, au point où en sont les choses aujourd’hui, et sachant qu’il faut toujours prévoir le pire pour essayer de s’en prémunir, nous ne pouvons qu’encourager vivement tous nos lecteurs qui en ont la possibilité  — cela suppose bien sûr de disposer d’une maison et d’un jardin, ou alors de s’arranger avec un voisin ou des connaissances — de cultiver chez eux un jardin potager, le plus riche et le plus varié possible, d’avoir des arbres fruitiers et, pourquoi pas, des poules voire des oies. A terme, la famine n’est certes pas certaine. Mais elle est tout à fait plausible. Et elle pourrait arriver plus vite qu’on ne le pense tellement nous sommes dépendants de l’étranger et tant la transmission du savoir-faire paysan a été bien souvent perdue. De manière dramatique. Avec une insoutenable légèreté. Notre monde se caractérise en effet par le mépris et l’oubli du passé, des anciens, de l’expérience patiemment accumulée au fil des siècles, par l’interruption, non pas seulement de la vie, mais de la transmission. Sur le plan naturel comme sur le plan surnaturel. 
La crise actuelle, si elle  s’aggrave et s’éternise — et il y a tout lieu de penser qu’elle pourrait durer —, aura toutefois un mérite : nous faire revenir à l’essentiel, à l’authentique, au vital, en finir avec les mirages d’une modernité hors sol où l’on a oublié l’importance vitale de la terre — qui ne ment pas disait le Maréchal —, de l’enracinement, de la transmission, de la tradition, de la paysannerie au profit du virtuel, des réseaux sociaux, de l’intelligence artificielle, du technicisme, du consumérisme et du matérialisme le plus débridé. Et le plus déshumanisant.

 

RIVAROL,<jeromebourbon@yahoo.fr>.

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Billet hebdomadaire

Israël et la destruction du monde arabe

L’actuelle guerre contre l’Iran et l’énième invasion israélienne du Liban sont la tentative de concrétisation d’un plan sioniste qui a un siècle. Des décennies avant la révolution islamique d’Iran (1979) et la création du Hezbollah (1982). Avant la naissance de Saddam Hussein et de Hafez el-Assad, les sionistes envisageaient d’envahir les territoires où seront créés les États irakien, syrien, libanais, jordanien et saoudien.

ENVAHIR LE LIBAN : UN PROJET QUI A UN SIÈCLE

En 1918, dans un livre coécrit en yiddish, David Ben Gourion inclut dans les frontières du futur État hébreu toute la Palestine, le sud du Liban jusqu’au fleuve Litani, une partie du sud de la Syrie, une grande partie de la Jordanie et la péninsule du Sinaï.
Le rabbin Fishman, représentant du parti orthodoxe Mizrahi” à l’Exécutif de l’Agence juive, a déclaré dans son témoignage au Comité Spécial d’Investigation de l’ONU du 9 juillet 1947 que : « La Terre Promise s’étend du fleuve d’Égypte à l’Euphrate. Elle inclut une partie de la Syrie et du Liban. »

LE PLAN DE BEN GOURION POUR LE LIBAN 

La stratégie visant à s’appuyer sur des chrétiens contre les musulmans du Liban pour provoquer une guerre civile et le morcellement du pays a été élaborée et mise sur papier par David Ben Gourion le 27 février 1954. 
Dans une lettre datée du 27 février 1954 — restée secrète jusqu’à ce que son fils la publie dans les mémoires posthumes de Ben Gourion en 1979 — à Moshe Sharett qui l’a temporairement remplacé au poste de Premier ministre, il écrit : « Il est clair que le Liban est le maillon le plus faible dans la chaîne de la Ligue arabe. Hormis les coptes, toutes les autres minorités du monde arabe sont musulmanes. Mais l’Égypte est le pays le plus compact et le plus solidement établi de tous les États arabes, la très large majorité y constitue un bloc très solide, véritablement de même race, de même religion et de même langue. La minorité chrétienne ne peut réellement y remettre en cause l’entité politique et la nation. Cela n’est pas le cas des chrétiens du Liban. Ils représentent la majorité dans le Liban historique, et cette majorité a une tradition et une culture radicalement différentes de celles des autres populations de la Ligue. Même dans ses frontières élargies (et c’est bien la plus grave des fautes qu’ait commises la France que d’avoir élargi les frontières du Liban), les musulmans ne sont pas libres de leurs mouvements par peur des chrétiens, bien qu’étant peut-être majoritaires (et je ne sais pas s’ils le sont). La constitution d’un État chrétien est dans ces conditions quelque chose de naturel. Il aurait des racines historiques, et serait soutenu par des forces importantes dans le monde chrétien, aussi bien catholiques que protestantes. En temps normal, c’est quelque chose de presque impossible à réaliser, avant tout à cause de l’absence d’initiative et de courage des chrétiens. Mais dans des situations de confusion, de troubles, de révolution ou de guerre civile, les choses changent, et le faible peut se prendre pour un héros. Il est possible (en politique, il n’y a jamais de certitude) que maintenant le moment soit favorable pour provoquer la création d’un Etat chrétien à nos côtés. Sans notre initiative et notre aide, la chose n’aura pas lieu. Je pense qu’actuellement c’est notre tâche essentielle ou tout du moins l’une des tâches essentielles de notre politique extérieure, et il faut investir des moyens, du temps, de l’énergie, et agir par tous les moyens de nature à entraîner un changement fondamental au Liban… »
Et voici les moyens que Ben Gourion préconise : « Il faut mobiliser Eliahou Sasson  [diplomate et ministre israélien] et tous nos arabisants. S’il y a besoin d’argent, il ne faut pas compter les dollars, même s’il se révèle que l’argent aura été dépensé à fonds perdus. Il faut se concentrer de toutes nos forces sur cet objectif. Pour cela, peut-être faut-il faire immédiatement venir Reouven Shiloah [premier directeur général du Mossad, de 1949 à 1952]. Manquer cette occasion historique ne serait pas pardonnable. Et il faut, selon moi, agir rapidement, à toute vapeur. 
Sans un rétrécissement des frontières du Liban, cela n’est bien entendu pas réalisable. Mais, si l’on trouve des gens et des éléments au Liban qui se mobilisent pour la création d’un État maronite, ils n’ont pas besoin de larges frontières ni d’une population musulmane importante, et ce n’est pas cela qui sera gênant. 
Je ne sais pas si nous avons des gens au Liban, mais il y a toutes sortes de moyens pour réaliser la tentative que je propose. »
Le 16 mai 1954, le Premier ministre israélien, Moshe Sharett, reprend les préconisations du chef d’état-major, Moshe Dayan : « Il serait seulement nécessaire de trouver un officier [libanais], fût-ce un simple major. Nous pourrions gagner sa sympathie ou l’acheter pour l’inciter à se proclamer sauveur des maronites. Alors, l’armée israélienne entrerait au Liban, occuperait le territoire nécessaire et installerait un régime chrétien qui s’allierait à Israël. Les territoires au sud du Litani seraient totalement annexés par Israël et tout irait pour le mieux. »
Le 28 mai 1954, le Premier ministre israélien écrit : « Le chef d’état-major a soutenu un plan visant à soudoyer un officier (libanais) qui accepterait de servir de marionnette afin que l’armée israélienne paraisse répondre à un appel pour la libération du Liban de ses oppresseurs musulmans. » 
Stratégie appliquée à la lettre 24 ans plus tard, en 1978, quand Israël prend le contrôle du Sud-Liban, confié, lors de son départ, à l’armée du Sud-Liban, une milice existant depuis 1976, opposée à la présence palestinienne et composée de « Druzes, chiites et chrétiens équipés et financés par Israël. »

LE PLAN ODED YINON (1982) ACTUALISE CELUI DE BEN GOURION

Au cours de l’année de l’invasion du Sud-Liban, en 1982, par l’armée israélienne, un haut fonctionnaire du Ministère des Affaires étrangères israélien, Oded Yinon, a actualisé la stratégie de Ben Gourion dans un document intitulé « A strategy for Israel in the Nineteen Eighties » (Une stratégie pour Israël dans les années 1980). Dans ce document, Oded Yinon élargit la stratégie de Ben Gourion au monde musulman, du Maroc au Pakistan.[…]

Jean TERRIEN.