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n°3707 du 6/5/2026 (Papier)

Editorial

Vers une guerre sans fin ?

DEPUIS LE COVID 19 en 2020 nous avons le sentiment de vivre en permanence dans une sorte de cauchemar éveillé. Un récit chasse l’autre. Les folies se succèdent les unes après les autres. Ainsi, à peine étions-nous sortis de la phase des confinements successifs, des passes sanitaires et vaccinaux à la fin de la crise covidesque (2020-2022) que commençait, le 24 février 2022, la guerre russo-ukrainienne qui est encore loin d’être achevée à ce jour — elle est déjà aussi longue que la Première Guerre mondiale ! — et dont on ne dit pas assez les conséquences désastreuses sur notre économie : nous avons connu depuis quatre ans plus de 20 % d’inflation. Le prix des denrées alimentaires a fortement augmenté, les factures de gaz et d’électricité ont explosé, au-delà c’est l’ensemble des matières premières qui est devenu beaucoup plus onéreux. Appauvrissant ainsi nos compatriotes. Et comme si cela ne suffisait pas, quatre ans et quatre jours plus tard, le 28 février 2026, l’entité sioniste et les Etats-Unis bombardaient massivement la République islamique d’Iran. Une agression injustifiée toujours en cours et dont les conséquences, là aussi, sont désastreuses, incommensurables, plus encore d’ailleurs que la guerre en Ukraine. 
Après deux mois d’un conflit dont là aussi on ne voit toujours pas l’esquisse d’un dénouement, avec comme principal acteur sur le devant de la scène un Donald Trump que l’on croit tout droit sorti d’une mauvaise farce, le monde entier a déjà subi, en l’espace de quelques semaines seulement, un nouveau choc pétrolier. Les prix à la pompe explosent. Mais cette hausse très importante des prix ne concerne pas seulement les carburants, elle affecte également le gaz dont le gouvernement a prévenu que les factures augmenteraient dès ce mois de mai — on se rendra davantage compte de ces hausses à l’automne lorsqu’il faudra chauffer son domicile à cause du retour du froid —. Mais plus généralement c’est le coût de la vie qui va sensiblement augmenter dans un contexte déjà fragile de faible croissance — se dirige-t-on vers une récession ? —, de très lourds endettements et de chômage massif. Lequel pourrait d’ailleurs fortement augmenter dans l’année qui vient avec les faillites d’entreprises en cascade que provoque la fermeture prolongée du détroit d’Ormuz. C’est pourquoi lorsque le Judéo-sioniste Gabriel Attal, candidat officieux à la présidentielle de 2027, célèbre dans une interview au Figaro la valeur travail et entend remettre la France en général et la jeunesse en particulier au “boulot”, il se garde bien de dire, et pour cause, que si le chômage explose dans les mois voire les années qui viennent, c’est à cause de l’agression israélienne contre l’Iran. Comme il se gardera bien de dire à cause de qui et de quoi nous pourrions connaître d’ici quelques mois — c’est-à-dire demain matin ! — de graves pénuries énergétiques et alimentaires. Rappelons en effet qu’une forte proportion des engrais nécessaires à l’agriculture actuelle passe par la navigation dans le détroit d’Ormuz, ce qui n’est plus possible aujourd’hui. Et que l’on peut donc craindre le pire.

SI ON SE DONNE la peine de réfléchir calmement aux événements ayant eu lieu depuis le début de cette décennie et de prendre un peu de hauteur et de recul, force est d’admettre que ce que nous vivons depuis quelques années surtout est complètement fou. Si l’on nous avait annoncé il y a ne serait-ce que dix ou vingt ans qu’un jour on nous contraindrait à nous confiner chez nous et que pour sortir à moins d’un kilomètre de son domicile pour une durée très limitée (‘une heure ou deux), il faudrait remplir minutieusement un petit papier daté et signé comme un collégien turbulent et le montrer à la police ou à la maréchaussée en cas de contrôle, sous peine d’amende voire de prison en cas de récidive, y aurions-nous cru ? N’aurait-on pas pensé à une mauvaise plaisanterie, à un poisson d’avril ou à un film de science-fiction, à une dystopie ?  De même, si l’on nous avait assuré, il y a quelques années, que le chef d’état-major français morigénerait publiquement et sans ménagement les Français qui, selon lui, à son grand regret, ne seraient pas prêts à laisser mourir leurs enfants pour une guerre étrangère en Ukraine où les intérêts vitaux de notre pays ne sont nullement en cause, comment aurait-on pu y croire tellement c’est énorme, tellement une telle déclaration officielle validée par l’Exécutif défie l’entendement ! Et pourtant c’est bien ce qui est advenu. Ce général n’a nullement été sanctionné ni même recadré.
Et là voilà qu’on nous prépare à d’autres folies, à des rationnements, à des pénuries, à une crise économique et financière d’une ampleur majeure artificiellement provoquée. C’est en effet, répétons-le, l’agression totalement injustifiée, illégale et immorale, de l’Iran par l’axe américano-sioniste qui nous conduit tout droit dans l’abîme. Si l’on met bout à bout ces différents événements successifs et parfois concomitants (covid, guerre en Ukraine, guerre contre l’Iran et le Liban) sans oublier l’atroce génocide à Gaza depuis le 7 octobre 2023 et l’annexion de fait de la Cisjordanie, on ne peut s’empêcher de penser qu’ils ne doivent rien au hasard. Ce n’est pas la faute à pas de chance. Ce n’est en rien une fatalité contre laquelle on ne pourrait rien. Il y a manifestement la volonté d’un certain nombre d’acteurs d’installer partout le chaos, de conduire au précipice. Dans tous les domaines. Et par tous les moyens. L’affaire Epstein à propos de laquelle tant le président du Sénat, Gérard Larcher, que la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, refusent obstinément l’ouverture d’une commission parlementaire — c’étaient les deux mêmes politiciens sionistes, vous en souvenez-vous, qui étaient à l’origine de la grande marche dite contre l’antisémitisme le 12 novembre 2023 à Paris et en réalité en soutien au boucher Netanyahu ! — montre bien que ce sont des forces satanistes qui mènent le bal. Il n’est nul besoin d’être un complotiste acharné pour voir et comprendre que tout aujourd’hui repose sur l’inversion. Il y a une logique infernale à importer massivement des populations allogènes pour affaiblir, diviser voire détruire des nations historiques, à favoriser par tous les moyens, et dès le plus jeune âge, le wokisme, le lgbétisme, le shoahtisme, à conduire des guerres meurtrières que rien ne justifie et de nature à bouleverser le monde entier par leurs conséquences dévastatrices. 

LE SYSTÈME actuel repose essentiellement sur des jeux de manipulation. Une action rendue d’autant plus facile et d’une redoutable efficacité avec les technologies modernes, avec le poids de la radio, de la télévision, des réseaux sociaux qui permettent de toucher les masses. Nous vivons dans un monde qui repose entièrement sur le mensonge. Et cela se voit de plus en plus. A condition bien sûr de regarder la réalité en face. Ce sont ceux-là mêmes qui nous parlent sans cesse de respect de la dignité humaine, de droits de l’homme, de respect du droit international qui massacrent des peuples entiers en Palestine, au Liban, en Iran, qui utilisent pour parvenir à leurs fins l’arme de la famine, la privation de l’eau, de la nourriture, des médicaments. Ce sont ceux qui se prétendent victimes d’un génocide qui le commettent en temps réel. Et les différents partis et personnalités politiques, les gouvernements occidentaux, à des degrés divers, cautionnent ces ignominies parce qu’ils sont achetés, parce qu’ils jugent nécessaire pour leur carrière et leur tranquillité de tenir ces positions pourtant infâmes. Qui ose dire aujourd’hui que si nous en sommes là, c’est essentiellement le fait d’une coterie puissante et nocive, toujours la même, qui ne sait que salir, mentir et détruire ? Au propre comme au figuré.
C’est bien joli de dire qu’il faut bloquer les prix sur les carburants ou réduire les taxes, mesures certes indispensables que le gouvernement se garde bien de prendre mais le courage politique, c’est aussi, c’est surtout de dire au grand public quelle est la cause de tout cela, de pointer du doigt les responsables et coupables, de s’opposer par tous les moyens à notre disposition à leurs menées subversives et criminelles, de dire la vérité qui rend libre et qui fait tant de bien. Tant à celui qui la dit qu’à celui qui l’écoute. 

ET À CET ÉGARD, alors que nous célébrons dimanche la fête nationale de Jeanne d’Arc, comment ne pas penser au modèle parfait que représente la Pucelle d’Orléans tant par ses vertus, sa piété que sa bravoure, son amour de Dieu et de la Patrie ? Et comment aussi, en second lieu, ne pas avoir une pensée, en ce début du mois de mai où l’on se souvient des défilés annuels du Front national place des Pyramides, pour celui qui, toute sa vie, a tant honoré la sainte de la Patrie, Jean-Marie Le Pen ? Quels que soient les désaccords que l’on a pu avoir avec lui, quelles que soient les réserves que l’on peut sans doute exprimer à son endroit, il était à bien des égards un homme libre et courageux et sa grande voix manque cruellement, surtout dans les circonstances actuelles, si tragiques, où l’on aurait tant besoin d’un marin sachant naviguer et tenir le cap en pleine tempête. Contrairement à sa fille totalement alignée sur l’entité sioniste et la coterie juive, le Menhir avait su s’opposer courageusement à la Première Guerre du Golfe au grand dam de beaucoup de ses lieutenants et de ses cadres, et par la suite, à plusieurs reprises, il avait dit publiquement sa compassion pour le peuple palestinien, qualifiant la bande de Gaza de « camp de concentration à ciel ouvert ». 
Nous sommes intimement persuadés qu’il aurait condamné sans réserve l’agression américano-sioniste contre l’Iran et les bombardements israéliens sur le Liban comme d’ailleurs sur Gaza. Mais hélas il n’est plus de ce monde. Et c’est là qu’on mesure que les hommes ne sont nullement interchangeables. Certains sont assurément d’une trempe exceptionnelle quand d’autres sont des minables, des misérables et des vendus. Et ce sont hélas ceux-là aujourd’hui qui dominent. Ceux qu’on nous propose sur les plateaux de télévision. Ceux que l’on voit à l’œuvre dans à peu près tous les camps et toutes les structures existantes. Preuve que le mal est profond. Et qu’il n’est sans doute pire fléau au monde que le déclin de la volonté et du courage. Le courage de dire. Et le courage de faire.

RIVAROL,<jeromebourbon@yahoo.fr>.

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Billet hebdomadaire

Trumpisation de l’Occident : l’arc-en-ciel utilise des bouffons-rois

Vous vous plaignez que le Parlement européen (cela change un peu, mais la tendance reste lourde) soit un laboratoire de la folie, une cuisine où se préparent les ragoûts les plus faisandés de la nouvelle morale, le banc d’essai tristement loufoque où l’on expérimente les futurs canons de l’arc-en-ciel ? Que ce soit la culture de mort, l’avortement constitutionnel, l’euthanasie obligatoire, ou les commandements de l’existentialisme égalitaire qui permet à chaque insensé de se dire homme, femme, chat, bégonia, de se marier avec soi-même ou de se faire implanter un utérus et de s’y faire inséminer pour revendiquer ensuite le droit d’être le premier transgenre à avorter ? Vous n’avez pas tort. Ces clowneries tragiques, et bien d’autres, ne relèvent pas de la blague mais d’une réalité à pleurer, et à Bruxelles, Luxembourg et Strasbourg des élus rémunérés avec notre argent y contribuent. Vous déplorez aussi, à juste titre, que des fonctionnaires, Ursula von der Leyen et ses lieutenants commissaires, édictent des lois qui s’appliqueront demain à la France, au Luxembourg, à l’Estonie, à l’Italie et aux autres, signent des traités (celui avec le Mercosur vient d’entrer en application) qui s’imposeront à tous les Etats membres de l’Union européenne. Vous regrettez également qu’à Bruxelles fonctionne, avec ses cliquetis et ses fumées, une URSS bis, celle qu’apostropha voilà vingt ans Boukovski en ces termes : « J’ai connu votre avenir et ça n’a pas marché ». Vous vous tordez les mains, parce que cette usine à gaz totalitaire assure, en même temps que le pillage de la richesse de l’Europe, le déclin de sa démographie, la fin de sa civilisation, le remplacement de ses peuples ?
Vous avez raison, cent fois, hélas ! Mais cet assassinat supranational n’est possible que grâce à l’abandon des nations et à la trahison de ceux qui assurent aux yeux du monde leur gouvernement, au moins apparent. De tous les chefs d’Etats d’Europe et d’Amérique, de ce qu’on nomma un moment l’Occident. Et cette trahison ne prend pas seulement une forme active, volontaire, directe, par le choix de politiques délétères, c’est aussi un acquiescement global au processus qui vise à faire des chefs d’Etats nationaux des « princes sans souveraineté », pour reprendre le vocabulaire explicite et revendiqué de l’Italien Giuliano Amato, qui, en tant que président du Conseil de la République italienne, fut l’un de ces princes, en même temps qu’il fut l’organisateur et le garant de l’usurpation à froid qui depuis 70 ans prive nos peuples de leur souveraineté, en tant que président de la Cour constitutionnelle italienne.
J’utilise le terme usurpation à froid par analogie avec le terme fusion à froid : ce dernier désigne la maîtrise de l’énergie dégagée par la fusion des noyaux de certains atomes, par opposition à celle que dégage la fission des mêmes atomes. L’énergie nucléaire dégagée par la fusion est des milliers de fois supérieure à celle que dégage la fission, on le voit en comparant les bombes H (fusion) aux bombes A (fission). Aujourd’hui on cherche la technique qui permettrait de ralentir l’explosion d’une bombe H, comme on l’a fait pour celle d’une bombe A dans nos centrales nucléaires, afin de disposer ainsi d’une énergie inépuisable et pas chère. S’il reste du travail pour y arriver, les cols blancs qui ont pensé et mené le processus de l’Union européenne maîtrisent déjà l’usurpation à froid qui, sans explosion, a permis de changer totalement la nature du pouvoir et de faire des chefs d’Etats nationaux les complices et les acteurs de leur propre disparition au profit de la révolution qui veut faire de l’Europe une fédération régionale s’intégrant dans le grand tout mondial.
Cet abandon du prince à sa propre inanité prend bien des formes et des moyens. On doit encore et encore répéter que la mutation du régalien en est l’un des principaux. Quand le président de la République française délègue à l’Union la surveillance et la maîtrise de l’immigration, il abandonne une part déterminante de la souveraineté nationale et de la sienne propre. Quand en contrepartie il inclut la « lutte contre le réchauffement » du climat dans les missions régaliennes de l’Etat, il se soumet au programme imposé par la révolution arc-en-ciel via le green deal de l’UE. Le déplacement de compétence, la mutation du régalien, qu’il opère, est un double asservissement à l’échelon fédéral, une double soumission à l’idéologie arc-en-ciel, et un double abandon de la souveraineté nationale.


Ces rappels faits, un dernier élément empêche encore les organisateurs de la gouvernance mondiale en devenir d’exercer eux-mêmes le pouvoir : les apparences de celui-ci que conservent les princes sans souveraineté. La forme, le symbole. C’est cette apparence qui fait encore marcher les peuples, leur fait admettre les guerres, leurs ruines, leurs massacres, ou bien la pauvreté, le covid et ses exercices de domination des foules, etc., etc. Aujourd’hui, nulle gouvernance continentale ou mondiale ne peut se passer de ces pantins délégués auprès des nations que sont leurs dirigeants nominaux. Personne en France ne supporte Macron, on sait qu’il n’est que préfet des Gaules, mais nul n’accepterait un ordre de mobilisation qui viendrait directement de Bruxelles — quelques verrous juridiques l’interdisent d’ailleurs encore. La révolution s’attache donc moins à détruire les institutions des Etats qu’à discréditer les apparences du pouvoir national. Aussi une chambre des députés qui s’auto-piétine par les insanités de LFI, les reptations du « bloc central » pour quelques prébendes, les reniements permanents des républicains, ceux de beaucoup d’élus RN, est-elle pain bénit pour l’arc-en-ciel. De même les décisions scélérates du Conseil constitutionnel, du Conseil d’Etat, les jérémiades jamais suivies d’effets de la Cour des comptes, la dérive arc-en-ciel assumée de la justice, qu’on nomme encore ainsi par antiphrase. Tout concourt à discréditer les apparences traditionnelles du pouvoir en France. Seuls ou presque demeurent respectés l’armée et les pompiers.
Le plus intéressant, le plus neuf à bien des égards, est que les détenteurs nominaux du pouvoir font tout pour se discréditer, et lui avec, aidés par bureaucrates et communicants (En Occident : le phénomène ne touche pas les grandes dictatures alternatives, Inde, Chine ou Russie). Prenons deux pays en exemple, la France et les Etats-Unis. La France a un mot bien à elle pour exprimer la façon dont ses présidents se discréditent. Ce sont, depuis Giscard, des sauteurs. Ce nigaud se faisait prendre au petit matin dans une collision avec un camion de laitier, cela existait encore, alors qu’il ramenait chez elle Lisette Malidor, jolie liane meneuse de revue, ou emmenait au su de tous Sylvia Kristel, vedette du film Emmanuelle, ancêtre du porno, en week-end de travail à Rambouillet (l’homme aimait les châteaux). Puis, s’il faut en croire Bernadette Chirac, les filles “galopaient” autour de son mari, et les mésaventures de François Hollande à scooter au domicile de Julie Gayet pendant que sa maîtresse en titre, Valérie Trierweiler, seule dans l’Elysée, brisait les Sèvres de la Nation, sont encore dans la mémoire des plus anciens. François Mitterrand, élu Français le plus séduisant en 1951, cocufiait son épouse Danielle chaque jour que Dieu fait et mena par-dessus le marché double foyer. Il mérite en outre le qualificatif de sauteur à un deuxième titre : il fut surpris par la police en train de sauter la bordure des jardins de l’Observatoire pour simuler une fausse fuite devant un faux attentat. Cela ne serait arrivé ni à Emile Loubet, ni à Paul Deschanel : dès lors, le monde entier savait qu’on pouvait élire n’importe quel clown président de la République française. Le peuple acceptait les frasques d’Henri IV, il méprise celles de nos présidents.[…]

HANNIBAL.