DES SCÈNES tristement ordinaires. Comme après chaque match du Paris Saint-Germain, club de football sous pavillon qatari qui, précisons-le, ne compte dans ses rangs quasiment aucun Français de souche, aucun vrai Parisien et qui n’est composé que de mercenaires se vendant au plus offrant, de milliardaires cosmopolites et racisés que rien ne rattache à la terre de France, à ses terroirs et à ses clochers, la violence s’est déchaînée, samedi soir, après la victoire de cette équipe en finale de la Ligue des champions face au club britannique d’Arsenal, particulièrement dans la capitale et dans une quinzaine au moins de grandes villes dont Rennes, Strasbourg, Clermont-Ferrand et Grenoble. Destruction du mobilier urbain, incendies de voitures, scènes d’émeute et de guérilla urbaine, agressions et exactions en tous genres, insultes proférées voire coups portés à de simples passants — dont un couple britannique ayant eu le malheur de porter des maillots d’Arsenal qui a été harcelé par des supporters fanatisés du PSG à Paris, qui, telles des bêtes enragées, leur ont jeté de l’eau et crié des insultes dès qu’ils ont aperçu les maillots —, graves atteintes aux biens et aux personnes, bref, rien que des scènes hélas habituelles en France occupée et décivilisée, dominée par des bandes ethniques ensauvagées s’en donnant à cœur joie en toute impunité. Car, on ne le dira jamais assez, il y a une complicité objective entre les racailles d’en haut, en col blanc, et les racailles d’en bas.
A l’heure où nous rédigeons cet éditorial, on déplore ainsi le décès d’un jeune homme tandis qu’un autre est toujours en urgence absolue. 219 personnes ont été blessées — dont huit grièvement —, 780 interpellées. Un jeune homme d’une vingtaine d’années est mort dans la nuit de samedi à dimanche après avoir heurté avec son motocross des blocs de béton installés sur une bretelle de sortie du périphérique parisien. Un autre a été grièvement blessé dans le 16e arrondissement de Paris. Des passants « ont signalé une tentative d’homicide volontaire (sic !) par quatre individus armés notamment d’un couteau sur la voie publique », sur cet adolescent, lequel aurait commis un vol, d’après le ministère public. Que du beau linge !
QUELQUE 22 000 policiers avaient pourtant été déployés à travers la France pour l’événement, dont 8 000 à Paris, aux frais bien sûr du contribuable taillable et corvéable à merci, après les graves troubles qui avaient déjà entaché la victoire du PSG dans cette même compétition l’année précédente. Car à chaque fois ça recommence. Et en plus fort et en plus grave qu’avant ! Le trafic des tramways parisiens avait été interrompu, plusieurs stations de métro fermées et la circulation des bus perturbée par endroits afin de limiter les dégradations. Mais comme à chaque fois ces mesures dites préventives n’ont rien empêché, n’ont servi à rien. Les barbares étaient de sortie. Rien ne les a arrêtés. Des feux et des fumigènes ont été allumés, des commerces dégradés. Une voiture a volontairement percuté la terrasse d’un restaurant dans le dixième arrondissement de la capitale, après avoir envoyé des tirs de mortiers d’artifice vers les forces de l’ordre. Ce match intervenait également lors d’une soirée très chargée à Paris, avec le concert de la chanteuse Aya Nakamura au Stade de France, celui du rappeur Damso à la Défense Arena, ce qui en dit long là aussi sur la Nouvelle France pour reprendre une expression chère à la France insoumise. Paris est une ville occupée. Ethniquement, culturellement, moralement, spirituellement. C’est dramatique. « On aurait aimé faire la fête ce matin » mais « on est abattu, on est en colère » regrettait le dimanche 31 mai Alexandre Bernard, représentant de l’Umih (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie) Paris Île-de-France, au lendemain de la victoire du PSG en Ligue des champions. De nombreux commerces ont en effet été pris pour cible samedi. « Les dégâts sont importants et on n’a même pas encore fini de les comptabiliser. On a déjà une boulangerie qui a été pillée Porte de Saint-Cloud, un restaurant qui a été dégradé ».
Comme toujours, à la suite de ces émeutes que les media mainstream qualifient pudiquement d’incidents ou de simples débordements, on se contente de déplorer la situation. Le ministre de l’Intérieur, le calamiteux Laurent Nunez, a simplement dit que ce qui s’était passé était inacceptable. Mais ce sont de simples mots, des condamnations purement verbales non suivies d’effet. Quand on voit comment sont traités les automobilistes, souffre-douleur et vaches à lait de l’Etat, dès qu’ils dépassent de quelques kilomètres/heure les limitations de vitesse, on ne peut qu’être écœuré par l’extrême mansuétude, voire la complaisance active, dont bénéficient tous ces délinquants de droit commun. Dans notre pays sous occupation on est davantage inquiété pour de libres propos que pour des violences contre des personnes ou des dégradations volontaires de biens. La police de la pensée est bien plus sourcilleuse que la police dans la rue.
LE DERNIER à en avoir fait les frais est le joueur de tennis paraguayen, Daniel Vallejo, battu par le Français d’origine africaine Moïse Kouamé (ivoirien par son père, camerounais par sa mère) au second tour de Roland-Garros et qui a écopé de la part des organisateurs d’une amende astronomique de 65 000 dollars, soit la moitié de ses gains dans ce tournoi, pour avoir déclaré ceci en conférence de presse : « Ce genre de match doit être arbitré par un homme, c’est très difficile pour une femme. Il faut absolument un arbitre masculin, car le public est très exigeant et il faut beaucoup de force pour affronter la foule ». Il n’y avait objectivement rien de scandaleux, d’outrancier ou d’insultant dans ces libres propos. C’est une opinion, un jugement de valeur qu’il devrait avoir le droit de manifester, qu’on soit ou non d’accord avec lui. Il préfère être arbitré par un homme, surtout quand il est face à un joueur français bruyamment soutenu par la foule. C’est parfaitement son droit de le penser et de le dire, qui plus est en des termes tout à fait mesurés. Eh bien non, cela a été considéré comme des propos sexistes et misogynes totalement inacceptables et lourdement sanctionnés sur le plan financier alors même que Vallejo n’est que 71e mondial et qu’il n’est donc pas richissime et alors que le joueur paraguayen s’est très bien comporté sur le court, qu’il n’a pas fracassé ses raquettes ni insulté l’arbitre ni manqué de respect à qui que ce soit à aucun moment de la partie. « C’est clairement quelque chose qui n’est pas acceptable pour nous, pour le tournoi, pour la Fédération, même au-delà du tournoi. Ce genre de propos n’a pas sa place ici » a déclaré la directrice de Roland-Garros Amélie Mauresmo. Pas de pitié pour le délinquant de la pensée ! On s’en prend à son portefeuille. Et on ne le fait pas qu’à moitié. En revanche, quand la même Mauresmo revendique fièrement son homosexualité, qu’elle pose complaisamment, comme elle l’a déjà fait dans Paris-Match avec sa concubine du moment, là tout à coup ce n’est pas inacceptable. Là il n’y a rien à dire ni à redire. On marche sur la tête !
Le pauvre Vallejo de culture latine et traditionnelle a eu beau expliquer que ses propos « ne devaient pas être interprétés de cette manière », souligner « le bon travail tout au long de la rencontre » de l’arbitre de chaise, la Britannique Ana Carvalho, qu’il ne tient pas « pour responsable de sa défaite », rien n’y a fait. Il est coupable, il doit payer. Il a offensé la nouvelle morale anti-discriminatoire, celle de l’arc-en-ciel. Il doit donc rendre des comptes et rendre gorge. L’air est vraiment devenu irrespirable dans notre pays. On étouffe. On ne peut plus rien dire au nom du politiquement correct. Etonnez-vous dans ces conditions que les interviews des sportifs soient aujourd’hui si creuses, si aseptisées, si convenues. S’il en allait autrement, on leur taperait immédiatement sur les doigts. Et c’est ainsi que les libertés reculent, que la tyrannie s’installe et s’amplifie. Dans tous les domaines, dans tous les secteurs. Plus le temps passe, moins on peut s’exprimer librement et plus les sujets dangereux sont nombreux. Gare à celui qui ose encore faire du hors-piste !
Et ce n’est pas sur Gabriel Attal, officiellement candidat à l’Elysée depuis le 22 mai, qu’il faut compter pour remettre de l’ordre. Celui qui veut légaliser en France la GPA et s’en prendre au secret de la confession, officiellement pour protéger les victimes de pédocriminels, se sent pousser des ailes depuis que son principal concurrent dans le bloc central, le maire du Havre, Edouard Philippe, est mis en cause pour un détournement de fonds publics. Cette affaire, peut-être montée de toutes pièces, apparaît comme un moyen de favoriser la candidature d’Attal qui, lui, coche toutes les cases et bénéficie du soutien de réseaux puissants et influents malgré sa jeunesse. Il est d’un sionisme intégral. Il est inverti et circoncis. Une double qualité — qui était autrefois deux vilains défauts, au moins sous certaines latitudes — qui pourrait, qui sait, lui permettre de succéder dans un peu moins d’un an à Macron car dans leur République judéo-maçonnique et homosexualiste un homme inverti en vaut deux et un circoncis en vaut dix !
RIVAROL,<jeromebourbon@yahoo.fr>.
Le rejet du droit international par Washington n’est plus à démontrer. Outrepasser le droit est devenu la règle de la politique extérieure des États-Unis depuis les attentats du 11septembre 2001. Donald Trump a déclaré explicitement : « Je n’ai pas besoin du droit international. Je suis ma propre morale. »
AU COMMENCEMENT ÉTAIT L’AMÉRIQUE SANS LOI
La découverte du Nouveau Monde par les Européens a modifié leur perception de l’espace ainsi que le droit aux XVIe et XVIIe siècles. Avant les grandes découvertes, l’espace européen était saturé, les puissances de l’époque se battaient pour le contrôle de zones géographiques limitées. Depuis l’Antiquité, on s’affrontait autour d’un grand lac, la Méditerranée. Le Nouveau Monde découvert était un gigantesque espace de liberté et de richesses. Un espace vide de droit.
Pour les Européens, l’Amérique était une terre vierge juridiquement. Il n’y avait de droit que celui qu’ils y importaient, éventuellement. Le droit tel qu’il existait sur le continent européen n’avait pas cours en Amérique.
Le Nouveau Monde est « l’état de nature » dont parle Thomas Hobbes (1588-1679) et où vit « l’homme qui est un loup pour l’homme ». Chez John Locke (1632-1704), un autre Anglais, l’état de nature était lié à l’Amérique, mais un état de nature devenu un fait social, car « l’œuvre de Locke est déjà proche de l’époque des traités de paix de Nimègue et d’Utrecht (1713), c’est-à-dire de la fin de la période héroïque de la piraterie ».
Dans le second de ses Deux traités de gouvernement (1690), Locke donne à l’Amérique son statut : « Au commencement, le monde entier était l’Amérique. »
D’une certaine façon, l’Amérique était le lieu où l’homme civilisé retournait à l’état de nature et “redevenait” un loup pour l’homme. Et cela s’est traduit par la non-application du droit européen sur le sol américain.
L’AMÉRIQUE ET L’ANOMIE
Il y a, à la base de ces notions, un fondement religieux. C’est d’abord l’idée que les terres vierges du Nouveau Monde appartiennent au monde primordial, à une sorte d’Eden, peuplée d’êtres dont la nature incertaine prêta à controverse. La question de l’humanité des Indiens donne d’ailleurs matière à débat à la Renaissance.
La controverse de Valladolid, en 1550-1551, permet au dominicain Las Casas de réaffirmer le devoir missionnaire des chrétiens face aux indigènes, reconnus comme êtres humains. Le calviniste Isaac de La Peyrère (1594-1676) avance l’hypothèse que les premiers habitants de l’Amérique seraient les descendants d’une humanité antérieure à Adam.
L’autre idée, fondamentalement religieuse, elle aussi, est celle d’absence de loi dans ce monde à la fois nouveau et primitif. Absence de loi dans ce « jardin d’Éden », puisque la Loi n’existait pas avant le premier péché ; et absence de loi dans le monde nouveau correspondant à l’ère messianique, où la Loi est levée puisque « le loup et l’agneau paîtront ensemble » (Isaïe 65, 25) d’après l’eschatologie biblique.
On peut parler ici d’une théologie de l’anomie ; elle n’est pas formalisée conceptuellement mais pratiquée.
De terre origine du monde, l’Amérique est devenue, au XVIIIe siècle, une annonce prophétique de l’avenir. « Le voyage en Amérique revêt à l’époque une valeur initiatique, et quasiment mythique ou archétypale. Dans la conscience européenne, l’Amérique a partie liée avec l’espérance messianique de la rédemption », explique Bernard Cottret.Si « au début, le monde était l’Amérique » (John Locke), le monde doit alors redevenir l’Amérique à la fin des temps. Dans la logique historique anglo-protestante, l’Amérique, terre colonisée par les Européens, devait devenir un nouveau royaume d’Israël dominant. Cette Amérique, qui était une terre à conquérir exempte de loi, finira par considérer le reste du monde comme terre de conquête, en faisant fi du droit international. Le rapport des États-Unis à la Loi est similaire à celui de l’Angleterre. On comprend ainsi pourquoi l’armée américaine et la CIA ont installé des zones de non-droit en dehors de leur pays pour y pratiquer la torture et pourquoi ils pratiquent de façon extensive les exécutions extrajudiciaires n’importe où dans le monde en violant les frontières.
L’Amérique fut une terre de non-droit pour les Européens, et, dans une sorte de renversement du rapport entre monde ancien, où le droit était en vigueur, et Nouveau Monde où ce droit n’avait pas cours, la terre entière est devenue pour l’Amérique un espace anomique, sans droit. Se comportant tel un État-dieu, l’Amérique messianique abolit le droit international et fait pleuvoir sur les peuples des déluges de feu.
La violation continuelle du droit international par les États-Unis — et Israël — ne doit pas nous surprendre, dans la mesure où le reste du monde est considéré comme habité par des hommes inférieurs que l’on peut bombarder, exterminer et réduire par la stérilisation de masse. Les habitants de la planète terre sont devenus, au regard des États-Unis, les Indiens qu’ils ont exterminés. […]
Jean TERRIEN.