SANS SURPRISE le mercredi 15 juillet le Parlement a adopté définitivement par 291 voix contre 241 la loi dite d’aide active à mourir qui dépénalise l’euthanasie et le suicide assisté. Le Conseil constitutionnel rendra son avis sur le sujet avant le 15 août — il dispose d’un mois pour se prononcer sur la constitutionnalité de cette loi et de ces différentes dispositions » puisqu’il a été saisi par le président du Sénat Gérard Larcher, des députés et des sénateurs et par le Premier ministre Sébastien Lecornu — qui, en appliquant le « en même temps macronien », a permis le vote définitif de cette loi mortifère en demandant à l’Assemblée nationale de se prononcer de manière solennelle et désormais demande hypocritement son avis, une fois que le mal est fait, aux neuf prétendus sages du Palais-Royal dont plusieurs sont notoirement, et depuis longtemps, pour l’euthanasie. Le président de la République qui a fait de la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté l’un des principaux objectifs de son second quinquennat depuis la création de la convention citoyenne en 2022 où les résultats étaient dès le départ cousus de fil blanc — on fait semblant d’interroger les citoyens, mais la décision est déjà prise, c’est une des techniques classiques de manipulation des masses et des esprits —et qui s’est bruyamment félicité dans un communiqué de l’adoption par le Parlement de cette nouvelle législation dès que le vote des députés a été connu va donc selon toute vraisemblance promulguer cette loi criminelle autour du 15 août, date de la fête patronale de la France. C’est tout un symbole. Louis XIII avait fait en 1638 de la Sainte Vierge la patronne principale de notre pays, honorée tout spécialement en sa fête de l’Assomption, Elle qui est la Mère du Sauveur, de Celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie et voilà que la République judéo-maçonnique promulgue une loi qui donne la mort précisément aux ides du mois d’août.
Les partisans de cette législation mortifère n’auront certes pas chômé puisque le Palais-Bourbon aura été amené à se prononcer à quatre reprises en l’espace de quatorze mois, entre mai 2025 et juillet 2026, sur cette proposition de loi dite d’aide active à mourir. Déjà approuvé par trois fois par l’Assemblée nationale, en mai 2025, en février 2026 et en juin 2026, le texte avait à chaque fois été tenu en échec par le Sénat, où la droite dispose de la majorité. Face à cette opposition du Palais du Luxembourg, l’Exécutif qui voulait absolument que fût adoptée cette législation avant la présidentielle a décidé de donner le dernier mot à l’Assemblée nationale. Le texte a été adopté grâce à une large majorité des députés de gauche et une grande partie du centre tandis que la droite LR, les ciottistes (seul groupe se prononçant contre à l’unanimité) et le RN (106 voix contre) ont massivement voté contre, 5 députés LR et 12 députés du RN votant cependant pour, dont les invertis Sébastien Chenu et Jean-Philippe Tangui. Preuve que, comme l’écrivait le monarchiste Yves-Marie Adeline, il y a moins de fanatisme révolutionnaire à droite qu’à gauche. Sur les questions dites sociétales, malgré la tiédeur, la lâcheté, les compromissions voire les abdications coupables des élus de droite, ils restent malgré tout dans l’ensemble moins en pointe que la gauche dans la subversion et la négation de la morale traditionnelle. Les résultats du vote sur cette loi qui est d’une importance capitale et dont les conséquences vont être incommensurables et irréversibles sont en effet sans appel. Les trois groupes de gauche ont quasiment voté comme un seul homme la proposition de loi dite d’aide active à mourir. Sur les 71 députés de la France insoumise, 61 ont voté pour, 3 se sont abstenus, 5 n’ont pas participé au vote, 2 seulement ont voté contre dont Sophia Chikirou : craindrait-elle qu’on euthanasie un jour son cher Jean-Luc Mélenchon âgé de 75 ans ? Les députés écologistes dont l’excitée Sandrine Rousseau (mais aussi les apparentés Clémentine Autain, Alexis Corbière et François Ruffin) ont également massivement voté cette loi mortifère, eux qui se disent si attachés à la nature, à la vie sur la planète, à la protection de la faune et de la flore. Seuls deux élus ont voté contre et un s’est abstenu. Le groupe socialiste a lui aussi massivement approuvé ce texte, dont François Hollande, Olivier Faure, Boris Vallaud et Jérôme Guedj, quatre élus seulement ont voté contre et quatre se sont abstenus.
C’est l’alliance de la gauche et des macronistes qui a permis l’adoption définitive de la proposition de loi. Un peu plus de deux tiers du groupe macroniste Ensemble pour la République a ainsi approuvé le texte avec 64 votes pour, 18 contre et neuf abstentions. Parmi les personnalités se prononçant pour cette loi, on retrouve notamment et sans surprise les anciens Premiers ministres Gabriel Attal et Élisabeth Borne, la présidente judéo-sioniste de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, fanatique soutien de l’euthanasie (on retrouve décidément toujours les mêmes dans les mauvais coups !) ou les anciens ministres Agnès Pannier-Runacher et Guillaume Kasbarian. Il ne reste plus grand-chose de la démocratie-chrétienne chez le Modem de Bayrou puisque vingt députés contre seize ont voté pour l’euthanasie et le suicide assisté. Ils sont restés démocrates mais ils ne sont plus chrétiens ! Au groupe d’Horizons d’Edouard Philippe, dans une nouvelle forme de « en même temps », on s’est partagé de manière quasiment égale entre les pour (16) et les contre (18), un député s’abstenant. C’est donc la gauche alliée aux macronistes qui a obtenu la dépénalisation de l’euthanasie. Et rappelons-nous que, lors du vote du Pacs (1999) et du « mariage pour tous » (2013), c’est la gauche qui avait permis leur adoption en votant comme un seul homme pour ces nouvelles législations bouleversant radicalement les mœurs et les mentalités. Comme c’est une assemblée dominée par les socialo-communistes qui avait supprimé la peine de mort pour les assassins en 1981 avec les conséquences que l’on mesure chaque jour davantage sur la société.
CE SERAIT une erreur de croire que la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté ne va quasiment rien changer et ne concernera qu’une infime minorité de personnes. Car la loi change les mentalités. Pour le grand public ce qui est légal est moral, est normal. Avant la dépénalisation de l’avortement, le fait de donner la mort à un enfant à naître était majoritairement considéré comme un crime. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Avant le vote de la loi Taubira permettant le mariage civil pour les invertis, la majorité de la population n’était pas favorable à l’institutionnalisation du “mariage” homosexuel et encore moins à l’adoption d’enfants par des paires d’invertis. Aujourd’hui ce n’est plus le cas. Comme s’en félicitait Christiane Taubira dans une interview à la presse à l’occasion des dix ans de la loi portant son nom, « la société française a digéré le mariage pour tous ». Il est impossible hélas de lui donner tort.
Le fait de pouvoir procéder légalement au suicide assisté et à l’euthanasie va tout changer. Dans un pays profondément déchristianisé, où les solidarités familiales se sont évanouies, où l’individualisme, le matérialisme et l’hédonisme triomphent, où l’on observe un net refroidissement de la charité et où le devoir d’assistance envers les anciens n’est plus aussi évident dans l’esprit des gens qu’il ne l’était autrefois où l’on gardait chez soi ses vieux parents jusqu’à la mort, sans se poser de questions, quelles que soient les difficultés engendrées par cette cohabitation, cette nouvelle réforme sociétale va conduire à un véritable carnage, il faut en être conscient. Dans tous les pays qui ont dépénalisé l’euthanasie, de la Belgique aux Pays-Bas, en passant par le Canada, on observe d’ailleurs une explosion d’année en année des demandes d’« aide active à mourir » et une suppression, les uns après les autres, des timides et hypocrites garde-fous que l’on avait temporairement mis en place pour faciliter le vote de la loi. C’est ainsi qu’aux Pays-Bas aujourd’hui on euthanasie même des enfants. Une porte doit être fermée. A partir du moment où on l’entrouvre, il n’y a plus de limites. Le mal se diffuse et va toujours plus loin. A partir du moment où la loi permet de donner ou de se donner la mort, tout va changer dans les mentalités. Ce qui était impensable, ce qui était tabou, va se donner libre cours. D’abord dans la pensée, puis dans les paroles, puis dans les actes. Aujourd’hui de nombreux foyers ont du mal à joindre les deux bouts, sont souvent fortement endettés, parfois au chômage. Alors vous pensez bien que si pour payer l’Ehpad de Mamie ou de Papy qui coûte en moyenne trois mille euros par mois (estimation basse), il faut vendre la maison de famille ou toucher à l’épargne, le calcul sera vite fait. Ce sera vite vu. Il y aura une pression psychologique, ne serait-ce qu’implicite, même non dite, en faveur de l’euthanasie de la personne âgée. Et même si les enfants et petits-enfants ne disent rien, ne demandent rien, n’exercent aucune forme de pression ou de chantage, d’elle-même, la personne âgée pour ne pas gêner, ne pas déranger, ne pas appauvrir sa progéniture, ne pas lui compliquer la vie, ne pas la contraindre à lui rendre visite, ce que de toute façon bien souvent elle ne fait pas, ou qu’elle fait au début puis beaucoup moins et parfois plus du tout par la suite, pourra décider d’elle-même d’en finir, se sentant un poids, une charge.
Dès lors qu’il n’y a quasiment plus de familles vraiment unies, que l’indifférence religieuse est aujourd’hui massive, que, sauf exceptions, l’on ne croit plus sous nos latitudes à un Dieu rémunérateur, rétributeur, récompensant les bons et punissant les méchants dans un autre monde, que pour la plupart de nos compatriotes la vie s’achève sans plus de raison qu’elle n’a commencé, qu’on a enlevé Dieu de l’équation, de la conscience et du cœur de la majorité de nos contemporains, comment imaginer que l’euthanasie et le suicide assisté ne deviennent pas rapidement un instrument de masse servant à réguler cyniquement nos sociétés, à réduire les dépenses de santé et à résoudre de manière drastique et brutale le problème des retraites ainsi que l’appelait de ses vœux le “prophète” Jacques Attali dès 1981 dans son livre L’Avenir de la vie : « Dès qu’il dépasse 60/65 ans, l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte alors cher à la société. Du point de vue de la société, il est bien préférable que la machine humaine s’arrête brutalement plutôt qu’elle ne se détériore progressivement. L’euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures. »
UN PROFESSEUR d’université de notre connaissance a tout récemment fait plancher ses étudiants sur l’euthanasie leur donnant une dissertation sur le sujet sans chercher en amont à les influencer dans un sens ou dans l’autre. Eh bien cet enseignant nous a indiqué que 98 % de ses étudiants s’étaient prononcés, sans gêne apparente, en faveur de l’euthanasie et que la raison principale invoquée, qui revenait quasiment dans toutes les copies, était la nécessité de libérer des lits dans les hôpitaux. Pour cette jeune génération, le suicide assisté et l’euthanasie, c’est normal, c’est moral, c’est légitime. Comme le “mariage” homosexuel. Comme l’adoption d’enfants par des paires d’invertis. Ces jeunes gens sont les produits de la société actuelle. C’est la France, c’est le monde d’aujourd’hui et de demain. Et, faut-il le préciser, ces étudiants étaient Français de souche à plus de 90 %. Ils ont une conception malthusienne de l’existence. Sachant que les derniers mois de la vie coûtent très cher, qu’on manque de lits dans les hôpitaux puisque, au nom des critères de Maastricht, de la lutte contre les déficits et du remboursement de la dette, on fait des économies sur tout, et particulièrement dans le secteur de la santé et des hôpitaux, ces jeunes considèrent qu’il est normal que les vieux débarrassent le plancher dès lors qu’ils ne sont plus à même de produire et de consommer et qu’ils sont une charge pour la société. Voilà où nous en sommes !
Le professeur Jean-Claude Martinez, qui a écrit plusieurs livres sur et contre l’euthanasie et qui, de manière visionnaire, prédit depuis quarante ans la légalisation de cette folie — j’ai assisté à l’une de ses brillantes conférences données à la fin des années 1980 dans une section locale du Front national et où il annonçait et dénonçait déjà avec moult détails et un humour exceptionnel malgré la gravité et la noirceur du sujet tout ce processus qui a hélas abouti aujourd’hui — estime que, d’ici quelques années, une décennie ou deux tout au plus, des centaines de milliers de Français se feront euthanasier chaque année. Ce n’est hélas pas une exagération. Tout hélas le laisse à penser. Et pourtant, plutôt que d’aduler les dieux du stade, il conviendrait d’aider, d’assister les vieux au dernier stade. Plutôt que d’isoler les parois des appartements pour des motifs pseudo-écologiques il faudrait lutter contre l’isolement du cœur. Défendre et aimer la vie de la conception à la mort naturelle. Et puis de toute façon c’est une illusion de croire que l’on peut vivre et mourir sans douleur. La souffrance fait partie de la vie. Quand elle est grande, on peut sans doute chercher à l’apaiser mais, pas plus que la peur et l’angoisse, on ne peut complètement la supprimer ici-bas. Telle est la destinée de l’homme. C’est si vrai que, même dans les cas d’euthanasie, il n’est pas rare que des patients se réveillent, vomissent, se sentent très mal car le produit létal n’a pas rempli totalement son office. L’organisme, le cerveau ont parfois des capacités de résistance insoupçonnées, des réactions imprévues. Faut-il alors achever ces personnes ? Dans quel monde fou va-t-on vivre ? Ce n’est pas rien de mourir. Pourquoi l’homme moderne refuse-t-il de voir la mort en face ? Et pourquoi vouloir hâter absolument ce moment que Dieu a choisi de toute éternité ? Pourquoi vouloir aller contre la Providence qui préside à nos destinées et qui sait conduire les siens à l’heure qu’elle a décidé dans ses verts pâturages, dans les prairies éternelles où tout n’est que quiétude, plénitude et béatitude, rafraîchissement, ravissement et rassasiement ?
RIVAROL,<jeromebourbon@yahoo.fr>.
Ce 23 juillet 2026 nous commémorons le soixante-quinzième anniversaire de la disparition du Maréchal dont le régime fut quasiment en tous points l’inverse de celui que nous subissons depuis la fin de la guerre. Le lundi 23 juillet 1951 s’éteignait en effet Philippe Pétain. Six ans jour pour jour après le début de son procès devant la Haute Cour de justice (ou plutôt d’injustice). Trois quarts de siècle se sont écoulés depuis. Et l’on n’a toujours pas réhabilité le Maréchal. Ses cendres n’ont toujours pas été transférées à Douaumont. Au contraire, ces dernières années la situation s’est considérablement aggravée.
Au point qu’il n’est plus possible désormais de faire célébrer des offices pour le repos de l’âme du Maréchal. A sa disparition en juillet 1951, les cardinaux, archevêques et évêques de France avaient publié un communiqué soulignant l’importance et la nécessité de faire dire de nombreuses messes pour son salut, désormais ce n’est plus possible. Ou alors de manière très discrète voire secrète. L’actuel maire divers gauche de Verdun, Samuel Hazard, a ainsi tout fait pour empêcher la tenue de la cérémonie religieuse organisée par l’ADMP, l’Association pour défendre la mémoire du Maréchal Pétain, le 15 novembre dernier.
RUES DÉBAPTISÉES, MESSES INTERDITES
Et l’ancien président de cette association, Jacques Boncompain, âgé de 85 ans, atteint d’une leucémie et soumis à de multiples séances de chimiothérapie, a été sévèrement condamné par le tribunal correctionnel de Verdun le 20 mai dernier alors qu’il avait jusque-là un casier judiciaire vierge (5000 euros d’amende, 10 500 euros de dommages et intérêts et de frais d’avocats adverses et publication à ses frais du jugement dans le hall d’entrée du tribunal pendant deux mois !), décision judiciaire dont finalement il n’a pas fait appel tant il est physiquement et moralement épuisé et écœuré, pour avoir spontanément prononcé quelques mots en faveur du Maréchal à la sortie de l’église Saint-Jean-Baptiste de Verdun en novembre dernier et notamment pour avoir souligné le fait qu’il avait protégé, sauvé de nombreux juifs de la déportation, ce qui est aujourd’hui considéré comme une contestation publique de l’existence de crimes contre l’humanité. Ce que disait pourtant feu l’israélite Annie Kriegel qui se demandait même, dans un article du Figaro, en page 2, au début des années 1990 si le régime de Vichy n’avait pas davantage contribué à sauver les Juifs français qu’à sauver la France. Ce que disaient également des personnalités comme Robert et Raymond Aron ou comme l’historien Henri Amouroux. Ce n’est plus possible aujourd’hui. Même un Juif comme Eric Zemmour a été condamné le 2 avril 2025 à 10 000 euros d’amende par la cour d’appel de Paris pour avoir reconnu le rôle protecteur du Maréchal à l’égard de ses coreligionnaires de nationalité française. Le polémiste sépharade avait été relaxé par une précédente cour d’appel mais la Cour de cassation a cassé cet arrêt. D’où sa condamnation. Et dans son projet de loi qui vise à durcir encore la répression contre « le racisme, l’antisémitisme et le négationnisme » et qui a été présenté en Conseil des ministres le 9 juillet avant d’être débattu par le Sénat en octobre et adopté définitivement par le Parlement en principe d’ici la fin de l’année, Aurore Bergé, ministre à l’Egalité entre les femmes et les hommes et à la Lutte contre les discriminations, a indiqué qu’il ne serait désormais plus possible de défendre le Maréchal Pétain, notamment quant à son attitude à l’égard des Juifs, la notion de contestation de l’existence de crimes contre l’humanité s’étendant désormais jusque-là.
Les dernières rues qui portaient encore le nom du Vainqueur de Verdun dans quelques rares villages de France ont, quant à elles, été débaptisées en 2010. Le portrait du Maréchal qui figurait au même titre que tous les autres chefs d’Etat français, entre Albert Lebrun et Vincent Auriol, dans la salle des mariages d’une humble mairie du Calvados a également été décroché en 2021, le préfet aux ordres de la LICRA exigeant, comminatoire, que le maire s’exécute. Macron, lors du centenaire de l’armistice de 1918, a été morigéné par le Lobby auquel il est pourtant soumis et rappelé à l’ordre par Attali lui-même pour avoir osé sa petite phrase sur Pétain qui fut « un soldat courageux ». Depuis le président de la République s’est bien rattrapé et il ne manque pas une occasion d’attaquer, de diffamer, de calomnier le Maréchal, comme il l’a encore fait tout récemment, le 23 juin 2026, dans son discours d’intronisation au Panthéon de l’historien israélite Marc Bloch. Cet épisode d’un navrant conformisme idéologique et qui témoigne d’une écœurante soumission à la coterie de la Mémoire est le dernier acte à ce jour d’une longue escalade. En effet, auparavant, François Mitterrand qui fleurissait chaque 11-Novembre la tombe du Maréchal, de 1987 à 1992, a dû y renoncer en 1993 devant les pressions du lobby auquel rien ni personne n’ose plus résister.
De grands procès qui rappellent à bien des égards ceux de l’Epuration n’ont eu de cesse d’alimenter la chronique judiciaire : ceux de Klaus Barbie, du milicien Paul Touvier, puis du haut fonctionnaire Maurice Papon, longtemps le plus vieux prisonnier de France comme le Maréchal fut le plus vieux prisonnier du monde. Car la haine ne recule ni devant l’âge ni devant la maladie. René Bousquet fut, lui, sauvagement assassiné à son domicile parisien par un vrai ou faux déséquilibré qui croyait ainsi s’acheter un brevet de Résistance. Chaque semaine plusieurs émissions de télévision et de radio ressassent le discours convenu sur l’Occupation et sur Vichy. Et la France a été jugée officiellement coupable de complicité de crime contre l’humanité par ses plus hauts dirigeants, Jacques Chirac en 1995 et Lionel Jospin en 1997. Et depuis par tous leurs successeurs. Et par tous les présidentiables de Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen. Par toutes les formations politiques de Lutte ouvrière au Rassemblement national. C’est désormais une obligation morale, un brevet de respectabilité républicaine. Comme présider le dîner annuel du CRIF et y annoncer de nouvelles mesures attentatoires aux libertés, la mise en ban des coupables (Reynouard, Soral, Dieudonné, RIVAROL…), la dissolution de mouvements et associations pour rassasier la soif de sang, inextinguible, du Sanhédrin. Quant à la France, elle doit expier ses fautes, faire repentance. Et sans cesse donner des gages. Y compris en espèces sonnantes et trébuchantes. La religion de la Shoah, c’est la religion de Mammon !
Marine Le Pen, portée par son ambition élyséenne, est même allée jusqu’à exclure le 20 août 2015 son père auquel elle devait tout du mouvement qu’il avait fondé et présidé pendant près de quarante ans (1972-2011), le Front national, parce qu’il avait récidivé sur le “détail” et défendu dans nos colonnes, le 9 avril 2015, le Maréchal Pétain que, disait-il, il n’a « jamais considéré comme un traître ».
DIABOLISATION TOUS AZIMUTS DU PÉTAINISME
Or, dans ce règne du mensonge et de l’imposture, le Maréchal Pétain doit bel et bien être considéré comme un traître. Ainsi le serinent les media. Ainsi le répètent les manuels. Ainsi l’affirment les politiciens de tous bords. Car si le personnage de Louis XVI a été en partie réhabilité, il n’en va pas de même de Philippe Pétain. Est-ce parce qu’il s’agit d’un passé plus récent et que les passions ne se sont pas encore apaisées ? Nous ne le pensons pas. C’est bien plutôt parce que le régime que nous subissons depuis 1945 tire sa légitimité de la disqualification politique, morale, intellectuelle et judiciaire du pétainisme et ne reconnaît donc aucun mérite au Maréchal. Au contraire. Plus ce régime s’enfonce dans le scandale, plus il manifeste sa nocivité, sa malfaisance intrinsèque, plus il se montre tyrannique, injuste, cruel, plus il éprouve le besoin de diaboliser la personne, l’action et la pensée du Maréchal. C’est pour lui une question de survie. Il doit sans cesse réactiver la haine dont il est sorti et qui le fait vivre.
Et logiquement la diabolisation de Philippe Pétain, due essentiellement au traitement de la question juive sous Vichy (nous vivons en effet sous la domination de ce puissant lobby), s’étend jusqu’aux vertus qu’il a promues, jusqu’aux principes qu’il a fait siens, jusqu’à la célèbre devise de l’Etat français. De sorte que quiconque aujourd’hui entend défendre la patrie, exalter le travail, honorer la famille, promouvoir la religion est aussitôt traité de pétainiste. C’est-à-dire dans le langage médiatique de complice des nazis et de la solution finale. C’est ainsi que le régime en place installe une terreur intellectuelle, une intimidation morale qui compromet toute renaissance nationale. Alors que l’action menée pendant quatre ans par le Maréchal reste à bien des égards un modèle. Il n’est en effet pas difficile de voir où nous ont conduits ceux qui ont pris l’exact contrepied de ce qu’a tenté l’Etat français de 1940 à 1944.
LE TRAVAIL REJETÉ
Le Maréchal avait honoré le travail, en avait rappelé dans ses discours l’éminente dignité. C’est, disait-il, « le moyen le plus noble et le plus digne que nous ayons de devenir maîtres de notre sort ». La Révolution nationale était inséparable dans son esprit de la Révolution sociale. Aussi la Charte du travail définissait-elle, dans une perspective neuve et hardie, les rapports entre patrons et salariés dans la communauté de l’entreprise, en rejetant à la fois le dogme ruineux de la lutte des classes et le dévergondage d’un libéralisme incontrôlé. Vichy institua le 1er Mai fête du travail et des travailleurs afin d’œuvrer à « l’union et à l’amitié » de tous les Français. Or, après quatre-vingt-deux ans de régime gaullo-communiste, qui a encore l’amour du travail bien fait ?
On décourage de travailler. En faisant miroiter un revenu universel de quelques centaines d’euros distribués comme une pitance en échange de la servilité du récipiendaire. En multipliant des aides et des allocations distribuées sans discernement ni contrôle. En empêchant même les gens de travailler, en le leur interdisant sous peine d’amende et de prison, ce qui est inouï, comme on l’a vu pendant les confinements successifs, pour toute une série de professions, et singulièrement celles du secteur tertiaire. En prélevant sur les revenus des sommes telles qu’on décourage l’effort, qu’on paralyse les talents et qu’on tue l’initiative. En transformant les entrepreneurs, comme naguère les paysans, en serfs modernes en les privant de toute vraie liberté et en leur versant de petites aides pour les neutraliser et les faire vivoter. En permettant de gagner facilement des gains substantiels grâce à des jeux qui ne cessent de croître en nombre et en imbécillité : « Qui veut gagner des millions ? », tel est significativement le titre d’un divertissement télévisé.
Or, la civilisation de loisirs n’a jamais rien créé. Elle est un signe de décadence. Aujourd’hui beaucoup de jeunes, même parfois issus de bonnes familles, refusent de signer des contrats à durée indéterminée, de s’engager durablement dans la vie professionnelle comme d’ailleurs dans la vie conjugale et familiale, abandonnent rapidement (souvent au bout de quelques mois ou d’un an ou deux tout au plus) la formation ou le travail qu’ils ont trouvés car c’est trop contraignant, trop fatigant, quant aux horaires, quant au rythme, quant aux exigences de l’employeur, trop attentatoire à leurs libertés individuelles, à leur volonté irrépressible de se divertir, de jouir, de voyager, de s’évader. Voilà où nous en sommes après des décennies de diabolisation de la révolution nationale !
LA FAMILLE ANÉANTIE
Le Maréchal avait promu la famille. En créant la Fête des Mères. En encourageant moralement et matériellement les familles nombreuses. Le fameux baby boom n’a-t-il pas commencé sous son régime ? C’est que, disait le chef de l’Etat, « l’individu n’existe que par la famille dont il reçoit avec la vie, tous les moyens de vivre ». Et, ajoutait-il, « les époques où l’individualisme a fait loi sont celles qui comptent le moins d’individualités véritables ». Que ne dirait-il aujourd’hui, alors que l’institution familiale est parodiée, éclatée, décomposée, recomposée, que s’élabore un nouveau droit de la famille ouvert à toutes les perversions, à toutes les excentricités, que l’on a introduit officiellement dans l’enseignement dès la rentrée scolaire 2011 la folle théorie des gender selon laquelle l’identité sexuelle est librement choisie par l’individu, que des groupes LGBtistes vont dans des classes de mineurs faire sans vergogne l’apologie des sexualités déviantes, que l’on a légalisé et remboursé la contraception, l’avortement, le Pacs, le “mariage” homosexuel, la PMA désormais ouverte aux lesbiennes, que deux femmes peuvent être très officiellement considérées comme les deux parents de l’enfant, que l’on peut créer des chimères animal-homme, que le « droit à l’avortement », c’est-à-dire au meurtre de l’enfant à naître, a été gravé dans le marbre constitutionnel le 8 mars 2024, que l’euthanasie et le suicide assisté — c’est-à-dire l’élimination des vieux, des faibles, des pauvres, des vulnérables, des sans défense — ont été définitivement légalisés par le Parlement ce 15 juillet 2026 ?
A quoi sert-il à l’homme grâce aux techniques nouvelles de fabriquer la vie en laboratoire s’il en a perdu le sens et s’il l’élimine par les deux bouts avec les enfants avortés et les vieillards euthanasiés, tous les faibles sacrifiés ? On a fait croire qu’il était obsolète de parler d’engagement, de parole donnée, de fidélité, de loyauté, d’honneur, d’effort, de dévouement et de sacrifice. Moyennant quoi, on a précipité le malheur des gens : dépressions, drogue, divorces, suicides, actes de barbarie sans nombre, jusqu’à des actes d’anthropophagie, y compris en France, tels sont les fruits amers de la perte des principes et des repères les plus élémentaires.
LA PATRIE TRAHIE
Le Maréchal avait défendu la patrie. Qui l’a mieux aimée, qui l’a plus servie que lui ? Et qui en a été aussi peu, aussi mal récompensé ? Car il n’avait pas besoin de se faire comme De Gaulle « une certaine idée de la France », il l’aimait charnellement. Intensément. Il en aimait les routes. Ah ces routes du pays d’Artois mystérieuses, changeantes, pleines du pas des hommes ! Ce fils de paysans aimait la terre de France, il aimait les paysages, les forêts, les coteaux de notre pays. Il en aimait les gens. D’où sa volonté d’économiser les vies humaines lors de la Première Guerre mondiale. D’où son souci constant d’améliorer les conditions de vie de ses chers Poilus.
En ne laissant rien au hasard. En veillant à la qualité de la cuisine, de l’hygiène, à la mise en œuvre effective des permissions. En remontant le moral des troupes. Car, à la différence d’un général de brigade à titre temporaire, il n’a jamais désespéré des Français ; il ne les a jamais traités de “veaux” ; même lorsqu’à son retour en France en avril 1945 bien peu de nos compatriotes sont venus le soutenir, lui dire leur sympathie, leur gratitude ; que restait-il alors des quelque cinq cent mille Parisiens qui s’étaient pressés pour l’acclamer quelques mois plus tôt ? Même quand il fut abandonné de (presque) tous, il n’a jamais douté de son peuple, ne l’a jamais méprisé.
Qui peut sérieusement douter que le Maréchal ait servi au mieux les intérêts de la France, qu’il ait essayé d’adoucir au maximum les souffrances de ses compatriotes dans des conditions extrêmement difficiles ? Un court instant, il a même réussi ce miracle de rassembler autour de sa personne et de son action tous les Français, eux si naturellement enclins aux divisions et aux discordes. L’ambition et l’orgueil de quelques-uns, les aléas de la guerre, les passions humaines n’ont hélas pas permis de maintenir une unité nationale qui ne s’est toujours pas reconstituée. Depuis, ses successeurs à la tête de l’Etat ont bradé son héritage sans vergogne ni remords de conscience. Le drapeau national qu’il avait maintenu malgré les contraintes de la défaite et de l’Occupation, et qui figurait autrefois dans tous les dictionnaires à la première place est désormais relégué à la soixantième entre la Finlande et le Gabon tandis que l’emblème européiste à douze étoiles, signe de la sujétion de notre pays à un machin supranational et mondialiste, occupe le premier rang du protocole. L’empire colonial qu’il avait maintenu intact a été démembré, dépecé dix ans à peine après sa mort par celui-là même qui l’accusait d’avoir trahi les intérêts français. Le Maréchal laissait une France française (lorsque les actualités de l’époque nous montrent les voyages du chef de l’Etat français en province, l’on observe des gens de tous âges, de toutes conditions, mais tous leucodermes !), aujourd’hui elle est métissée, mélanisée, défigurée, comme en témoigne de manière superlative l’actuelle équipe de football ethniquement africaine qui fait honte à notre pays, à son être historique, à son identité charnelle. Et notre patrie s’est aussi américanisée en même temps que marxisée, tout à la fois laïcisée et islamisée. Et judaïsée tant nous vivons sous l’insolente domination, chaque jour plus totale, d’une coterie arrogante, méprisante et toute-puissante.
S’il n’est plus d’armée étrangère qui occupe militairement notre pays, il est d’autres formes d’occupation. Plus insidieuses, plus redoutables. Celle d’une immigration de masse qui en détruit la substance corporelle, culturelle et spirituelle, qui conduit à l’effacement à très grande vitesse des Français de souche et à leur remplacement. Celle d’une idéologie mortifère qui promeut le désordre, qui exhorte à la haine et qui ne se complaît que dans le vice, la laideur, la destruction et l’abjection. Et si la France n’a pas connu récemment de grandes défaites militaires, il est d’autres défaites. Plus pernicieuses, plus angoissantes encore. Celles qui consistent à abdiquer son idéal de grandeur et de générosité, à ne plus croire en son destin, à ne plus avoir la force de haïr « ces mensonges qui nous ont fait tant de mal ». A ne plus avoir la force et l’énergie de lutter activement contre la tyrannie : politique, idéologique, sanitaire, moderniste, techniciste, holocaustique.
LA JEUNESSE SACRIFIÉE
Le Maréchal laissait une jeunesse belle, fière et ardente qu’il avait contribué à éduquer et à épanouir à travers les Chantiers de jeunesse, Uriage, les Centres de jeunes travailleurs. Il disait de l’école française qu’elle ne devait plus « prétendre à la neutralité ». Car, ajoutait-il, « la vie n’est pas neutre ; elle consiste à prendre parti hardiment. Il n’y a pas de neutralité possible entre le vrai et le faux, entre le bien et le mal, entre la santé et la maladie, entre l’ordre et le désordre, entre la France et l’Anti-France ».
Les puissants qui nous gouvernent ont compris le danger que pouvait représenter une jeunesse croyant en un idéal et mue par de solides convictions et des certitudes inébranlables. Alors ils ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour l’affaiblir, l’avilir, la pervertir. Par l’étalage nauséabond de la pornographie. Par la promotion de toutes les déviances. Par la diffusion de la drogue, de l’homosexualisme, du transsexualisme, du shoahtisme. Par une école et des media qui lui apprennent la haine de la France, l’oubli de son passé, de ses racines, qui lui enseignent qu’on peut changer du jour au lendemain d’identité et d’orientation sexuelles.
NOTRE DERNIER VRAI HOMME D’ÉTAT
Ce n’est pas un hasard si aujourd’hui tous les politiciens, de Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, exècrent le Maréchal. Le chef de l’Etat français représente par excellence tout ce qu’ils haïssent, tout ce dont ils sont dépourvus : l’honneur, la droiture, la fidélité, la loyauté, le désintéressement, le souci du bien commun, le sens du sacrifice, le service de la patrie, l’oubli et le don de soi jusqu’au martyre. Le Maréchal Pétain fut assurément notre dernier vrai homme d’Etat. Après lui nous n’avons eu que de misérables cloportes conduisant à toute allure notre pays à la ruine et notre peuple au tombeau. […]
Jérôme BOURBON.