SANS SURPRISE le président de la République a promulgué le 18 août la loi dite d’aide active à mourir qui légalise l’euthanasie et le suicide assisté. Quelques jours plus tôt, le Conseil constitutionnel, le 14 août, vigile de l’Assomption, fête patronale de la France chrétienne, avait jugé cette nouvelle législation scélérate et criminelle conforme à la Constitution alors que les neuf prétendus sages avaient en revanche jugé attentatoire aux libertés et aux droits de l’homme la loi édictant l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de quinze ans. Ne pas pouvoir naviguer sur la Toile quand on est un enfant ou un pré-adolescent est d’une gravité inouïe pour les gnomes du Palais-Royal, en revanche recevoir une piqûre létale ne pose aucune difficulté, aucun problème de conscience. On voit une fois de plus qu’on ne saurait accorder la moindre confiance aux juridictions, fussent-elles en apparence les plus prestigieuses : Conseil constitutionnel, Conseil d’Etat, Cour de cassation. Ces instances ont toutes validé les législations les plus abominables, notamment celles sur l’avortement, celles mettant en cause la souveraineté nationale ou les libertés de circulation, de manifestation et de culte au moment de la crise covidesque. Et ces juridictions suprêmes ont non seulement confirmé la loi Gayssot mais l’ont même durcie. C’est en effet la Cour de cassation qui a étendu la contestation publique de l’existence de crimes contre l’humanité à l’expression d’un doute, à l’usage d’un conditionnel, de guillemets, à des propos ou des écrits tendant à une minoration ou à une banalisation du génocide juif (rassurez-vous, pas du génocide palestinien ou vendéen), ce qui permet de condamner tout et n’importe quoi. La plus haute juridiction dans l’ordre judiciaire a même considéré que défendre le Maréchal Pétain quant à sa politique vis-à-vis des Juifs en affirmant qu’il avait cherché à les protéger pendant l’Occupation était constitutif du délit de contestation de l’existence de crimes contre l’humanité comme l’ont appris à leur dépens tant le polémiste Eric Zemmour, pourtant lui-même de la communauté, et le président de l’ADMP Jacques Boncompain. C’est dire que les choses ne s’arrangent pas, bien au contraire, et que dans un pays qui se faisait fort de défendre la liberté de l’esprit la tyrannie ne s’est jamais aussi bien portée. La pensée unique règne. La police de la pensée est là pour punir tous les hommes libres.
Et il est illusoire de croire que les campagnes électorales permettent une plus grande liberté d’expression et de débats. En réalité tout est verrouillé et cadenassé. N’oublions pas que c’est pendant la dernière campagne présidentielle, lors de l’ultime ligne droite, le 7 mars 2022, qu’une tribune a paru dans Le Monde signée par trente-quatre personnalités, dont les Klarsfeld et le président de la LICRA et de Sos Racisme, pour exiger des pouvoirs publics qu’on nous retirât toutes affaires cessantes notre certificat d’inscription à la commission paritaire des publications et agences de presse. Moins de deux mois après, le 4 mai 2022, la CPPAP s’exécuta. Honteusement. Donc les mauvais coups sont encore davantage à redouter pendant les campagnes électorales, les politiciens devant plus encore que d’ordinaire donner des gages au Lobby.
ACTUELLEMENT il est assez clair que se met en place sur le plan politico-médiatique une offensive consistant à diaboliser de manière parallèle et concomitante la France insoumise jugée d’extrême gauche et le Rassemblement national jugé d’extrême droite — malgré tous ses reniements — pour permettre l’élection d’un Macron bis dans huit mois jour pour jour, le second tour de l’élection présidentielle étant fixé au dimanche 2 mai 2027. On nous décrit une France sombrant dans le chaos, comme si elle n’y était déjà pas en grande partie aujourd’hui, si jamais Marine Le Pen ou, de manière beaucoup plus improbable, Jean-Luc Mélenchon accédait à l’Elysée en mai prochain. Les sondages très médiatisés prédisant un second tour entre le chef de file de la France insoumise et la candidate du Rassemblement national n’ont d’autre objectif que d’attiser la peur chez un électorat modéré pour l’encourager à voter dès le premier tour pour un candidat du bloc central alors même que la Macronie n’a jamais été aussi impopulaire et que le bilan de l’actuel président en place depuis bientôt dix ans est catastrophique dans tous les domaines, y compris sur le plan économique et financier alors même qu’on disait de Macron qu’il était le Mozart de la finance.
La ficelle est un peu grosse mais elle pourrait quand même se révéler efficace. A force de marteler pendant des mois entiers qu’un duel final entre le RN et LFI serait absolument désastreux pour le pays qui finirait en faillite — mais François Fillon, alors Premier ministre de Sarkozy, ne disait-il déjà pas à l’époque qu’il était le chef de gouvernement d’un pays en faillite ? —, un certain nombre d’électeurs ne vont-ils pas au dernier moment changer leur vote, pensant ainsi conjurer le pire ? C’est une hypothèse qu’on ne saurait exclure et c’est manifestement ce à quoi on travaille dans les partis dits abusivement de gouvernement. On nous répète qu’il faut rester dans le cercle de la raison, comme le professait le communautaire Alain Minc, c’est-à-dire en réalité dans la pensée unique. Comme si les différents gouvernements qui se sont succédé depuis des décennies, et singulièrement depuis 1981, n’avaient pas précisément conduit à la ruine et au chaos.
SI LE POUVOIR, à force de manipulation des esprits — et il est très fort pour cela —, parvenait à faire élire un ersatz de Macron au printemps 2027, malgré le rejet massif du macronisme dans le pays, cela pourrait toutefois être l’élection par défaut de trop comme le pense le gaulliste atypique Henri Guaino. Un nouveau quinquennat macroniste avec un Edouard Philippe ou tout autre représentant du « bloc central », c’est-à-dire en réalité du mondialisme, de la finance apatride, anonyme et vagabonde, pourrait conduire à de graves violences dans le pays tellement se mettrait alors en place une insupportable politique d’austérité et de spoliation. Au nom de la lutte contre les déficits et la dette que les gouvernements successifs depuis près d’un demi-siècle n’ont pourtant cessé de creuser.
Mais l’honnêteté oblige à dire qu’une élection de Marine Le Pen, actuellement donnée gagnante dans tous les sondages, et ce quelles que soient les configurations — même si, on le sait, il y a loin de la coupe aux lèvres ! —, ne serait en rien la solution pour le pays. Non seulement parce que la benjamine de Jean-Marie Le Pen a tout renié du programme historique du Front national mais aussi parce que, malgré toutes ses reptations et abdications, la gauche et l’extrême gauche n’accepteraient jamais son élection — elle s’appelle Le Pen ! — et appelleraient à n’en pas douter à la résistance et à la désobéissance civile, comme elles ont déjà commencé à le faire avec les prises de position de Mathilde Panot de la France insoumise et de Marine Tondelier, secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts, avec de grandes grèves de nature insurrectionnelle et du désordre dans la rue. Les personnes qui n’ont rien à perdre ne changeront pas leur bulletin de vote, si toutefois elles vont urner, mais les électeurs qui ont quelques biens, quelques économies, par crainte de tout perdre, pour eux ou leur progéniture, pourraient au dernier moment se résigner, la mort dans l’âme, à voter pour un Macron bis malgré leur rejet du pouvoir en place. C’est manifestement ce sur quoi compte et travaille le Système.
ON LE VOIT, l’électoralisme n’est nullement la solution. Il est la tare et la sauvegarde du régime. Plus l’on vote, plus le pays va mal. Et pourtant il est encore des naïfs pour croire à la bonne élection ou à l’homme providentiel. Ce n’est cependant pas par les urnes que le pays se relèvera. D’autant que la démocratie qui est une ploutocratie repose par essence sur le mensonge et la démagogie. Et chasse de la scène publique ceux qui auraient vraiment quelque chose à dire et à proposer. C’est ce à quoi sert le filtre des cinq cents parrainages.
On nous parle toujours d’un suffrage universel mais les conditions pour concourir à l’élection reine de la Cinquième République sont telles qu’aucun homme vraiment libre ne peut franchir les obstacles placés devant lui. Sans réseaux, sans argent, sans énormément d’argent, sans parti, sans les parrainages nécessaires, bref sans être coopté, accepté par le Système, sans y être intégré d’une manière ou d’une autre, on n’existe pas médiatiquement. Et donc pas non plus politiquement. Les démocraties modernes ne sont rien d’autre qu’une entreprise sophistiquée de manipulation des masses au service de la finance internationale et plus généralement d’intérêts et de coteries qui n’ont rien de français, d’enraciné, d’authentique et de traditionnel. C’est de ce cancer qu’il conviendrait en priorité de se débarrasser pour enfin œuvrer au bien commun.
RIVAROL,<jeromebourbon@yahoo.fr>.
Est-ce la canicule ou l’ordre des choses ? Le mois d’août fut fort létal en ce qui concerne les personnalités. Ont ainsi disparu entre autres l’acteur britannique Tim Curry, la chanteuse américaine Dolly Rebecca Parton, l’icône juive de RTL Philippe Bouvard et le gibier de potence Dominique Alderweireld « Dédé la saumure », un proxénète proche de Dominique Strauss-Kahn. Le 18 août, jour de la promulgation officielle par Macron de la loi sur l’euthanasie et le suicide assisté, tout un symbole, Yvette Roudy (10 avril 1929-18 août 2026) passait à son tour devant le tribunal divin à l’âge de 97 ans, et a priori je ne voudrais pas être à sa place…
Yvette Saldou, épouse Roudy, c’est bien sûr la fameuse phrase de 1983 popularisée par Thierry Le Luron : « Je suis pour l’égalité des sexes et je prendrai moi-même les mesures ». Yvette Roudy venait d’un milieu modeste, père métallo puis garde-champêtre, orpheline de mère à 12 ans, elle-même dactylo de profession, ce qui tranche généralement avec le profil des bourgeoises militant dans la mouvance féministe. Roudy, c’est la traîtresse par excellence, qui ne peut même pas justifier les crimes contre son pays par une origine allochtone. Mais bien évidemment, elle était affiliée à l’un des quatre Etats confédérés, à savoir la franc-maçonnerie. Normal.
UNE FÉMINISTE HYSTÉRIQUE
Roudy fit ses premières armes dans une organisation communiste, le Mouvement démocratique féminin, où elle côtoie une proche de Pierre Mendès France[1], bref que du beau linge, Colette Audry, amie intime de la prédatrice sexuelle Simone de Beauvoir, futur mentor de Mélenchon sur les questions du féminisme. C’est Audry qui lui demanda de traduire le livre de Betty Naomi Friedan, une marxiste qui prétendait « défendre la cause des femmes ». Normal. Son mari, Carl Friedan, s’appelait en réalité Friedman. Normal. Elle, son nom de jeune fille était Goldstein. Normal. Quand on analyse les pionnières du “féminisme”, on voit bien les racines maléfiques : la plupart ont soutenu les régimes les plus cathophobes : l’Espagne rouge, l’Algérie du FLN, qui se sont illustrés par les pires atrocités contre les femmes. Ce dont bien évidemment elles n’avaient rien à faire. Quant à Friedan, comme nombre de ses coreligionnaires, elle s’est battue pour la « cause des noirs », ce qui permet à plus de 30 000 femmes blanches par an de connaître le viol raciste.
Mais revenons-en à Roudy. Député européen en 1979, elle devient sous Mitterrand « ministre du droit des femmes », poste qui existait déjà sous Giscard. Elle prit dans son cabinet Simone Iff, co-organisatrice de la marche pour l’avortement du 6 octobre 1979, aux côtés notamment de Maya Surduts, une “Lettonne” dont le père eut certaines accointances avec le NKVD (une tradition à gauche), mentor de Caro la GAF[2].
LA LOI ROUDY INSTAURE LE REMBOURSEMENT DES INFANTICIDES PAR LA SÉCU !
Le principal méfait d’arme de Roudy, c’est bien sûr le remboursement de l’infanticide in utero par la Sécurité Sociale comme s’il s’agissait d’une maladie, d’un rhume, d’une angine ou d’un cancer. La loi n° 82-1172 du 31 décembre 1982, dénommée « loi relative à la couverture des frais afférents à l’interruption volontaire de grossesse non thérapeutique et aux modalités de financement de cette mesure », est une réalisation d’une promesse de campagne de Mitterrand. Faire financer par un peuple sa propre extermination, c’est une nouveauté. La loi prévoit une prise en charge de l’avortement « non thérapeutique » via le circuit de la Sécurité sociale à un taux initial de 80 % (ticket modérateur de 20 %, souvent repris par les mutuelles). Pour contourner l’opposition (« on ne veut pas que la Sécu paie l’avortement »), l’État rembourse la Sécurité sociale par une dotation annuelle inscrite en loi de finances. L’anonymat des femmes est ainsi préservé tout en faisant porter le coût sur le budget de l’État. En 2013, le remboursement est porté à 100 % et, en 2016, c’est l’ensemble du parcours (consultations, biologie, échographies) qui l’est. Jacques Chirac, Jacques Toubon, Philippe Seguin, François Fillon, Alain Madelin avaient voté contre (mais Simone Veil pour, normal). Une fois aux affaires, ils ne sont bien évidemment pas revenus en arrière.
Leçon à méditer : que ce soit en matière de culture de mort, d’atteintes aux libertés ou d’inversion des mœurs, on ne revient JAMAIS en arrière. C’est un train qui roule vers l’extermination de la civilisation et qui ne s’arrêtera jamais, et ne fera pas plus demi-tour. Cela va sans dire, cela va encore mieux en le disant. C’est ce que le monarchiste Yves-Marie Adeline a appelé le principe du cliquet. Une loi sociétale votée par la gauche (abolition de la peine de mort en 1981, du délit de relations homosexuelles avec des mineurs de moins de quinze ans en 1982, loi Gayssot en 1990, loi Roudy en 1982, loi Neiertz en 1993, etc.) n’est jamais remise en question par la droite (ou ce qui en tient lieu). Et non seulement ces législations détestables ne sont jamais abrogées mais de plus on va toujours plus loin dans l’horreur. C’est le cas notamment pour ce qui concerne l’avortement et l’homosexualité.
Pour l’IVG on est ainsi passé d’une loi permettant de se débarrasser de son enfant à naître jusqu’à dix semaines de grossesse avec condition (non définie) de détresse et entretien préalable (loi Veil du 17 janvier 1975) à une IVG possible jusqu’à douze semaines de grossesse (loi Aubry de 2001), puis quatorze semaines de grossesse (loi de 2022) et on a abandonné la condition de détresse et l’entretien préalable. On a créé en 1993 un délit d’entrave à l’IVG (loi Neiertz). Pis encore on a même inscrit le 8 mars 2024 « la liberté d’avorter » dans le marbre constitutionnel, cette disposition ayant été votée quatre jours plus tôt à la quasi-unanimité du Parlement réuni en Congrès à Versailles. A l’occasion des 40 ans de la dépénalisation de l’avortement, Simone Veil avait avoué que les quelques prétendus garde-fous (condition de détresse, entretien préalable) de sa loi n’étaient là que pour permettre son adoption par une majorité de députés. C’était une ruse pour mieux faire avaler la pilule abortive.
Ce qui vaut pour l’avortement vaut aussi pour l’homosexualité. On a procédé pareillement à la technique du salami ou du voleur chinois pour parvenir à ses fins. On a commencé par légaliser le Pacs en 1999, puis le “mariage” homosexuel en 2013 puis la PMA pour les lesbiennes en 2021 en attendant la GPA déjà légalisée de fait. Et l’on a créé en 2004 un délit d’homophobie et de transphobie qui interdit toute critique véritable de ces transformations sociétales infâmes sauf à risquer 45 000 euros d’amende et un an de prison ferme. Comme pour les contrevenants à la loi Pleven et à la loi Gayssot. Normal.
Roudy, c’est celle qui, en 1983, avait tenté de museler la liberté d’expression : elle avait en effet voulu imposer une loi calquée sur la loi “antiraciste” (donc raciste antiblanc) de 1972, visant notamment les publicités “dégradantes” (il va de soi que les nombreuses publicités rabaissant les hommes n’auraient pas été sanctionnées), qui fut abandonnée face à une opposition violente des publicitaires et d’une partie de la gauche. Elle en a fait son grand regret. Cette loi est revenue par la bande en 2004, sous la pression des loges, notamment la Grande Loge féminine de France (obédience de Mme Roudy) qui a lancé une véritable campagne en faveur d’une loi “antisexiste”, soutenue par le Premier ministre « de droite ». Là encore, levée de boucliers dans les obédiences masculines de la franc-maçonnerie. […]
Henri de FERSAN.