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n°3729 du 4 novembre 2026 (Papier)

Editorial

Comment la tuerie de Trappes sert à museler la liberté d’expression et de réunion

DEPUIS LE 23 octobre et la tuerie de Trappes c’est l’hystérie. Trente-six ans après l’odieux montage de Carpentras, on revit, de manière encore bien pire qu’en 1990, les interdictions arbitraires de réunion, d’expression, de circulation, de manifestation. Le colloque sur la remigration organisé par la Fondation Polémia et qui devait se tenir le samedi 31 octobre au Plessis-Robinson et où devaient intervenir entre autres l’écrivain Renaud Camus et le président de Reconquête Eric Zemmour a été interdit par le préfet des Hauts-de-Seine et l’arrêté préfectoral d’interdiction a été confirmé par le tribunal administratif au nom du risque de troubles à l’ordre public, particulièrement dans le contexte de la fusillade de Trappes qui est pourtant l’œuvre d’un déséquilibré atteint de son propre aveu de schizophrénie et de surcroît cocaïnomane, alcoolique et consommateur régulier de cannabis. Preuve de l’actuel terrorisme intellectuel, le maire LR du Plessis-Robinson, Philippe Pemezec, après avoir pourtant loué la salle aux organisateurs du colloque sur la remigration, est finalement revenu sur sa décision, avant même la décision définitive de la justice administrative, en fermant le local et en interdisant d’y tenir quelque réunion que ce soit. Par peur sans doute d’être traité de fasciste et de raciste par la gauche et l’extrême gauche. La manifestation parisienne sur la remigration prévue le dimanche 1er novembre a elle aussi été annulée par le préfet de police de Paris. Le tribunal administratif avait annulé cette interdiction mais le Conseil d’Etat, saisi en urgence et qui est toujours du côté du manche, a rétabli l’interdiction.
Il y a encore plus ubuesque : l’écrivain et penseur autrichien, Martin Sellner, qui devait dédicacer son ouvrage sur la remigration, à la librairie Logos à Paris le samedi 31 octobre, a été arrêté par la police à son arrivée à l’aéroport de Beauvais le vendredi 30 et a dû illico presto prendre un avion de retour car les pouvoirs publics, au tout dernier moment, et sous la pression de coteries communautaires, l’ont interdit de présence sur le territoire national et lui ont enjoint de déguerpir. Quant à la librairie Logos, proche de l’essayiste Alain Soral, actuellement en exil, sa vitrine a été fortement endommagée, plusieurs nuits de suite, par des excités qui ont signé et revendiqué leur forfait en écrivant dans un français approximatif : « Ici on accueil (sic) des nazis » ! Référence à la venue programmée de l’identitaire autrichien Sellner. Qui n’a donc pas pu poser le pied à Paris. Preuve que, lorsque les pouvoirs publics veulent expulser toutes affaires cessantes un individu, ils peuvent parfaitement le faire. Il suffit qu’ils s’en donnent les moyens. Tout est question de volonté politique. Par conséquent, lorsque les étrangers sous OQTF, obligation de quitter le territoire français, restent dans notre pays et y commettent parfois des délits voire des crimes atroces, la responsabilité politique et morale des gouvernements successifs est écrasante. Il est trop facile et tout à fait fallacieux de prétendre qu’on ne peut rien faire.

PLUS UBUESQUE encore, le maire socialiste de Paris, le très fade Emmanuel Grégoire, a porté plainte et dénoncé une incitation à la haine raciale car, dans la capitale, la veille de la Toussaint, horresco referens, des tags “racistes ” vantant la “remigration” ont été découverts.
sur plusieurs façades de commerces barricadés (notamment le Crédit Mutuel). L’édile de la première ville de France a demandé que « les auteurs soient identifiés et poursuivis » — mais en quoi proposer une politique de remigration, mesure et programme qu’on a bien sûr le droit de contester, serait en soi un délit ou pis un crime ? —
et a annoncé qu’il allait faire intervenir incessamment les équipes de la municipalité chargées de propreté afin d’effacer ces inscriptions jugées racistes.
Toujours dans le même ordre d’idées, et preuve de l’hystérisation du débat public et de la transformation chaque jour plus avancée de notre pays en nouvelle URSS, le maire de Trappes Ali Rabeh a appelé publiquement le jeudi 29 octobre à rendre illégale la “théorie” du grand remplacement. Dès le lendemain, le vendredi 30 octobre, deux députés du groupe écologiste, Sabrina Sebaihi et Steevy Gustave, ont déposé à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à inscrire dans la loi de 1881 dite « sur la liberté de la presse » — dont il ne reste déjà plus grand-chose — que « la provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence peut notamment résulter de propos qui, en invoquant le remplacement d’une population par une autre ou la nécessité d’une remigration, désignent un groupe de personnes comme une menace en raison de leur origine ou de leur appartenance, réelle ou supposée, à une ethnie ou à une nation ». Comme le note pertinemment sur son blog Yves Daoudal, « la censure de l’“antiracisme” s’étendrait donc aux mots “grand remplacement ” et “remigration”. Et pour faire bonne mesure la proposition de loi stipule que les peines pour provocation à la discrimination ou à la haine soient portées d’un an à trois ans de prison, et de 45  000 euros à 75  000 euros si c’est le fait d’un élu ou d’un candidat. » Et rappelons qu’Aurore Bergé, ministre déléguée à l’Egalité entre les femmes et les hommes et à la Lutte contre les discriminations, entend plus que jamais faire adopter par le Parlement avant l’élection présidentielle du printemps prochain une nouvelle loi dite antiraciste renforçant encore les sanctions pénales contre « le racisme, l’antisémitisme et le négationnisme » faisant un peu plus de notre pays une prison à ciel ouvert. Ou un camp de rééducation idéologique. Comme aux heures glorieuses du communisme triomphant.

LE 30 OCTOBRE, on apprenait également que plusieurs associations dites antiracistes, ainsi que Maître Arié Alimi, avocat de l’une des victimes de Kévin Tessier, le tireur de Trappes, portaient plainte pour « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime portant atteinte aux personnes » contre deux personnes physiques, Marine Le Pen et Jordan Bardella, dirigeants du Rassemblement national, et une personne morale, la chaîne d’informations continues CNews, car elles sont accusées, les unes et les autres, d’avoir favorisé le passage à l’acte du tueur à cause de ce qu’elles disaient de diffamatoire et d’injurieux sur la ville de Trappes et sur sa population. Par ailleurs, une pétition demandant la fermeture de la chaîne CNews a dépassé ce lundi 2 novembre, jour de la fête des morts, la barre des 500  000 signatures sur le site Internet de l’Assemblée nationale. Un seuil qui lui permet d’être potentiellement débattue en séance publique dans l’hémicycle. Selon Télérama, une réunion d’urgence de la commission des affaires culturelles et de l’éducation a été demandée, tandis que le sujet pouvait être débattu dès le 3 novembre en conférence des présidents. Le texte de la pétition qualifie la chaîne de Vincent Bolloré — qui, précisons-le, n’est nullement de nos amies et qui répète régulièrement que RIVAROL est « un torchon antisémite » tant elle est ultra-sioniste et judéocentrée mais cela ne nous empêche pas de défendre aujourd’hui la liberté d’expression toujours et partout tant elle est de plus en plus menacée et réduite, même si nous savons pertinemment que le groupe Bolloré ne défendra jamais RIVAROL qui fait face à une persécution croissante et incessante et qu’il cherchera bien plutôt à nous enfoncer et à nous faire taire, n’ayons aucune illusion à ce sujet — de « machine de propagande » et liste minutieusement ses « manquements au droit » avec « 27 rappels à l’ordre de l’Arcom (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) depuis 2019 » et « 630  000 euros d’amendes cumulées ».
On le voit, la tyrannie idéologique ne cesse de se renforcer. Et on se demande jusqu’où elle pourra s’étendre tant le climat est actuellement délétère et tant règne sur le pays une atmosphère de terreur révolutionnaire. Nous avons l’impression de revivre 1793, certes pour l’heure sans la guillotine, sans les charrettes de suppliciés et de suspects, de condamnés à morts. Mais la situation est particulièrement alarmante. On s’en prend aujourd’hui en effet à tout ce qui est à droite de Macron. Même Edouard Philippe a été accusé de racialisme par Mélenchon parce qu’il avait noté que parmi les émeutiers du 17 octobre il y avait beaucoup de jeunes gens issus de l’immigration. Marine Le Pen, malgré sa dédiabolisation, ses reptations et ses abdications, est directement mise en cause dans la tragédie de Trappes. Tout comme Jordan Bardella. Tout comme Eric Zemmour. Tout comme Bruno Retailleau. C’est la logique révolutionnaire, la loi des suspects. Personne n’y échappe. Tous ceux qui s’opposent si peu que ce soit, fût-ce de manière purement verbale, à la submersion migratoire de notre pays et de notre peuple, doivent actuellement être ostracisés. Médiatiquement. Voire politiquement et judiciairement pourchassés. Il faut refuser de toutes ses forces, de tout son esprit, de tout son cœur, cet insupportable matraquage idéologique, ce terrorisme intellectuel odieux, cette nouvelle chasse aux sorcières. Et pour cela, plus que jamais, il faut faire preuve de clairvoyance, de courage et de force d’âme. Dans les circonstances présentes il nous faudrait des hommes non seulement de conviction mais aussi et surtout de caractère. Des esprits ayant une certaine trempe. Mais en existe-t-il encore beaucoup dans un monde devenu si servile et si irrespirable à force de petits arrangements et de grands renoncements ?

RIVAROL,<jeromebourbon@yahoo.fr>.

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Billet hebdomadaire

Vincent Reynouard de nouveau en cavale

Le 28 octobre Vincent Reynouard a fait paraître un long message sur Odysee dans lequel il révèle qu’il est de nouveau en clandestinité depuis la fin du mois de septembre et où il explique les raisons de son exil. Alors que, depuis son extradition en France le 2 février 2024, il s’était astreint à respecter ce qui était exigé de lui par la police et la justice (contrôle judiciaire, réponse aux convocations, présence à tous ses procès, etc.), il a décidé précipitamment de quitter fin septembre son domicile parisien (la chambre qui lui était prêtée depuis le 2 février 2024 dans les locaux de RIVAROL) à la suite de sa convocation le jeudi 1er octobre à neuf heures du matin pour une garde à vue dans les locaux de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine (OCLCH) pour un délit d’outrage à magistrat aggravé par un motif sexiste. Le ministère public reproche en effet au militant révisionniste d’avoir tenu des propos jugés outrageants sur une parquetière parisienne en décembre 2025 dans l’émission Démocratie participative de Boris Le Lay. Or le délit d’outrage à magistrat est un délit de droit commun et non un délit de presse. Par conséquent, l’avocat de Vincent Reynouard craignait qu’à l’issue de sa garde à vue son client fût déféré au Parquet, jugé en comparution immédiate et que lui fût appliquée par le tribunal judiciaire de Paris une peine de prison ferme avec mandat de dépôt délivré à l’audience. De sorte que Vincent aurait été embastillé peut-être pour plusieurs années d’affilée compte tenu de ses condamnations définitives et de tous ses procès en cours.
Ce sont ces considérations alarmistes de son avocat qui ont conduit Vincent, qui avait fait le choix depuis son extradition début 2024 de jouer le jeu de la justice, à partir précipitamment et à entrer en clandestinité quelques jours seulement avant la convocation du 1er octobre devant l’OCLCH.

PERQUISITION À RIVAROL !

Le vendredi 23 octobre, un gendarme et une gendarmette de l’OCLCH sont venus perquisitionner par le menu la chambre qu’occupait Vincent à Paris dans les locaux rivaroliens et ont saisi les deux téléphones portables qu’il avait laissés et l’unité centrale de son ordinateur fixe. On peut penser qu’un mandat d’arrêt sera délivré contre lui dans les semaines qui viennent et qu’il sera activement recherché. 
C’est la cinquième fois que le militant révisionniste entre en clandestinité. Il l’avait déjà fait en 2008 (où il avait séjourné secrètement en Suisse pendant quelques temps), puis en 2009 (où il avait construit astucieusement une cache dans la cave de l’immeuble bruxellois où il habitait avec sa famille) après deux premières condamnations à un an de prison ferme en France et en Belgique pour contestation de crimes contre l’humanité, puis il s’était caché pendant quelques mois au printemps 2015 dans la région d’Anvers après sa condamnation à deux ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Coutances avant qu’il ne s’exilât en Angleterre le 16 juin 2015. Il avait de nouveau fui la police britannique venue l’arrêter le 25 octobre 2021 dans son logement dans le Grand Londres en escaladant un balcon, en passant par la cour intérieure de son immeuble et en franchissant à toute vitesse une porte située à l’arrière du bâtiment après avoir pris soin de jeter son blouson pour n’être pas repéré par les deux inspecteurs britanniques auxquels il avait alors échappé avec ingéniosité. Après plusieurs semaines de pérégrinations, dont un passage mouvementé dans un squat, il avait fini par trouver un logement de fortune dans un hameau de pêcheurs au fin fond de l’Ecosse. D’où six policiers arrivés à trois voitures sont venus le déloger à l’aube du 10 novembre 2022 grâce à l’aide du contre-espionnage britannique comme s’il était un dangereux terroriste ! Il fut envoyé alors pendant quinze mois à la prison d’Edimbourg où il fut extradé vers la France le 2 février 2024 après l’échec de tous ses recours contre cette procédure d’extradition. 
Avec cette nouvelle cavale à laquelle nous ne nous attendions nullement et que nous n’avons appris à notre grande surprise qu’après son départ précipité et improvisé, Vincent Reynouard écrit un nouveau chapitre dans sa vie tumultueuse et rocambolesque de “desperado” du révisionnisme historique pour reprendre son expression. Dans son message sur Odysee, il ne semble guère se faire d’illusions sur l’issue de sa cavale vu la disproportion des forces et moyens en présence mais, en agissant comme il l’a fait, il se dit en paix avec lui-même. Il ne nous appartient pas de juger ni de commenter sa décision qu’il a prise tout seul. En conscience. Comme Alain Soral il a fait le choix de l’exil. Il ne nous reste qu’à prier pour eux deux.

Jérôme BOURBON.